‹ Discours préliminaire de l'EncyclopédieChapitre 22 sur 73 · Encyclop6die : « ses perceptions mfemes · texte numérisé non relu

Encyclop6die : « ses perceptions mfemes

DE l’ENCYCLOPEDIE

d6pouill6 K Cette nouvelle consideration entraine celle de Taction des corps les uns sur les autres, car les corps n’agissent qu’en tant qu’ilssont impenetrables; et c’est de Ik qiie se deduisent les lois de Tequilibre et du mouvement, objet de la Mecaniqiie. Nous etendons m^me nos recherches jusqu’au mouvemcnl des corps animes par des forces ou causes motriccs inconnues, pourvu que la loi suivant laquelle ces causes agissent soit connue oii supposee Tetre.

Rentres enfin tout k fait dans le monde corporel, nous apercevons bientbt Tusage que nous pouvons . faire de la Geometrie et de la Mecanique, pour acquerir sur les proprietes des corps, les connaissances les plus variees et les plus profondes. C’est ci pen pres de cette maniere que sont nees toutes les sciences appelees physico-mathematiques. On pent mettre a leur t^te TAstronomie, dont Tetude, aprcs celle de nous-m6mes, est la plus digne de notre application par le spectacle magnifique qu’elle nous presente. JoignantTobservation au calcul, et les eclairant Tun * par Tautre, cette science determine avec une exactitude digne d’admiration les distances et les rnouvements les plus compliques des corps celestes; elle assigne jusqu’aux forces m^mes par lesquelles ces rnouvements sont produits ou alter6s. Aussi peut- 011 la regarder a juste titre comme Tapplication la plus sublime et la plus sfire de la Geometrie et de la Mecanique reunies; et ses progr^s comme le monument le plus incontestable du succes auquel Tesprit hurnain pent s’elever par ses efforts.

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