Encyclopddie : a les uns des autres
DE L’ENGYCLOPEDIE
entasse sans choix les metaux les plus vils avec les plus precieux; et Ferudit, qui ne voit que des mots parlout od il ne lit point des faits, meprise le poete et le philosophe, comme des gens qui se croient riches, parce que leur depense excede leurs fonds.
C’est ainsi qu’on se venge des avantages qu’on n’a pas. Les gens de lettres entendraient mieux leurs interets, si au lieu de chercher h s’isoler, ils reconnaissaient le besoin reciproque qu’ils ont de leurs travaux, etles secours qu’ils en tirent. La societe doit sans doute aux beaux esprits ses principaux agrements, et ses lumieres aux pliilosophes ; mais ni les uns ni les autres ne sentent combien ils sont redevables d la memoire; elle renferme la matiere premiere de toutes nos connaissances; et les travaux de Ferudit ont souvent fourni au philosophe et' au poete les sujets sur lesquels ils s’exercent. Lorsque les anciens ont appele les Muses filles de memoire *, a dit un. ■ auteur moderne, ils sentaient peut-etre combien cette laculte de notre 4me est necessaire k toutes les autres; et les Romains lui elevaienl des temples, comme a la Fortune.
11 nous reste a moiitrer comment nous avons tdche de concilier dans notre * Dictionnaire Fordre encjxlopedique avec Fordre alphabetique. Nous avons employe pour cela trois moyens, le systeme figure qui est a la tete de Fouvrage, la science ^ laquelle chaque article se rapporte, et la maiiiere dont Farticle est traite. On a place pour Fordinaire apres le mot qui'