‹ Discours prononce a l'Assemblee legislative le 25 Decembre, 1893Chapitre 11 sur 18 · ECOLE DE ST-HYACINTHE · texte numérisé non relu

ECOLE DE ST-HYACINTHE

Je ne parle pas ici de l'école d'industrie laitière de St-Hyacinthe, pour la bonne raison que je n'ai que faire d'en parler. C'est un éclatant succès. Deux cent cinquante à trois cents élèves. Je n'ai pas heureusement à m'en inquiéter. Tout va de soi là comme pour notre éducation classique. Elle peut se passer de nos encouragements, dans nos discours du moins, le cultivateur et son fils la fréquentent. Elle sème la prospérité par toute la Province à laquelle elle fournit les spécialistes. Je ne l'inclus pas parmi celles que je recommande à la sollicitude de nos agriculteurs, pour deux raisons : la première, parcequ'elle est parfaitement appréciée, la seconde, parce que si nous voulons qu'elle continue à être de plus en plus fréquentée, il faut partout augmenter notre production, améliorer notre culture et que nos fermes produisent plus de beurre et de fromage, articles d'exportation qui nous rapportent le plus. C'est la culture qu'il faut soigner puisque la fabrication est déjà en bonne voie.

Nous pourvoyons ainsi par nos écoles au besoin d'instruction qui se fait sentir dans nos campagnes, et nous agissons de concert avec le clergé qui, aujourd'hui plus que jamais, entre résolument dans l'arène.

Mais il faut à notre agriculture un secours immédiat, il nous faut une source de prospérité que nous puissions diriger sur nos campagnes, surtout celles où le dépeuplement îonge, où bon nombre de fermes sont aujourd'hui sans occupants.

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