‹ Discours prononcé aux communes par le Dr. Tupper sur les finances du Canada [microforme]Chapitre 7 sur 8 · partie de son discours se lit comme suit · texte numérisé non relu

partie de son discours se lit comme suit

“ En ce qui concerne les travaux publics imputables au revenu, mon hon. ami, le Ministre des Travaux publics évalue qu'il ne lui faudra pas moins de $2,630,000. Cette évaluation est plus considérable que celle de M. Tilley, laquelle était de $2,450,000. Mais j'attire l'attention du Comité sur ces articles des évaluations, parce qu'ui verra que dans les articles imputables au revenu, mon hon. ami a à peine ur article à son propre compte, à l'exception du havre de St-Jean, cette somme entière étant employée à mener à bonne fin des travaux entrepris par ses préécosseurs.

Je sais que quelques-uns de mes honorables amis pensent que l’on n’a pas besoin de faire cet énorme déboursé, mais je désire déclarerque ces travaux publi:s, déjà commencés, doivent être parachevés dans un temps prochain.

“Je ne puis voir pourquoi l’on diminuerait les évaluations, cette année, dans le but de grossir le budget l’an prochain. Mon honorable ami a préféré, et je crois qu'il faisait très-bien en agissant ainsi, soumettre ces évaluations pour montrer la responsabilité que les actes de l'ancien gouvernement font retomber sur lui. J'atlire spécialement l'attention du comité sur ces items, parce qu’il verra, en examinant les évaluations des chemins, des ponts et des bâtisses dans Ontario, Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse et la Colombie Anglaise, que des votes ont été passés, de l'argent a été dépensé et des travaux entrepris par les prédécesseurs de mon hon. ami.

‘Je maintiens que l'on ne peut teair mon hon ami responsable de continuer des travaux qu'il a trouvés commencés et, en certains cas, à demi complétés par l'ancien gouvernement, et, si ces é"aluations sont excessives. la faute n'en doit pas être à mon honorable ami ; la faute retombe sur l'honorable monsieur qui a rendu nécessaire la demande de cette somme à la chambre, (Etoutéez! Ecoutez!) En ce moment, nous

sommes occupés à compléter d'immenses travaux publics de ce genre ai il se peut que quelques-uns de ces travaux soient chargés au compte du capital, mais on ne l’a pas fait autrefois, et, maintenant, it ne serait

pas expédient d’inaugurer cette ligne de conduite, bien qu'en certain cas j'espère faire des épargnes considérables.

‘Je dois encore répéter qu’il serait de la dernière injustice que l’on tint l’hon. ministre des travaux publics responsable de cet état de choses, ou qu’on lui demaudât de faire abandonner les travau: déjà commencés et que l’on mît une somme réduite dans les évaluations.

“ Mais quand les travaux commencés seront complétés, ce qui, je crois, aura lieu dans dix-huit mois, on fera unie épargne considérable sur les dépenses annuelles, bien que cela demande nécessairement beaucoup de temps.” (Ecoutez ! Ecoutez !) ”

C'est surtout sur ce point Que l'honorable ministre des finances a accusé ses prédécesseurs. Lui et ses collègues ont surtout accusé l’ancien gouvernement au sujet de ce genre de travaux publics, comme pour dire qu'il avait corrompu les électeurs pour acheter leur appui au Parlement. Cependant l’hon. ministre des finances a soumis un budget contenant un total de travaux publics, imputable au revenu, de $2,723;- 300, contre $2,450,000 pour 1873-74. L'avancé qu’il n’y a aucune somme additionnelle mentionnée dans ce budget, excepté une somme mesquine de $40,000 pour le hâvre de St. Jean, est loin d’être vrai et, en ontre, je vois que l'on a demandé $271,000 pour des travaux qui ne sont pas encore commentés, et qui ne lient en rien le gouvernement actuel. Estce que je ne disais pas la vérité en déclarant que c'était une tentative, de la part de l’hon. ministre, de s'échapper du dilemme où il se trouve ?

A part celte somme de $271,000 pour les nouveaux travaux, il faudrait encore une somme additionnelle de $8380,000 pour les compléter ; de sorte qu'il y a eu ur item de plus d’un demi million introduit dans le Budget par l’'économique ministre des travaux, qui contemplait avec effroi les perspectives de notre commerce et demandait trois millions de taxes additionnelles à imposer sur le neuple. Et cependant, il arriva avec un demi million de dépenses additionnelles pour une classe de travaux que lui et ses collègues avaient dénoncés sans relâche pendant plusieurs années. Ils découvrirent que l’hon. monsieur avait augmenté d’auires dénenses pour le service civil du gouvernement jusqu'à une somme d’un million et demi de piastres, prise sur le revenu ; ils avaient aussi augmenté les travaux publics imputables au capital pour non moins d'un million et demi.

Je n'ai pas l'intention de suivre ligne par ligne Je fatiguant discours du ministre des finances. Je maintient encore une fois qu'il w’est pas nécessaire d'imposer une seule piastre de taxes additionnelles sur le peuple.

Pour ce qui regarde le nouveau plan financier, je désire faire une proposition, s’il n’est pas trop tard pour cela. Je suis d'autant plus en-

# ee.

ti ï$ F

Page 1