GARNEAU
ivement, par qu’a sa saisie ouvé à côté parfaitément nstante du la es plas illimi-
de Ia votassi Île sujet te. M, Béinmprescrip
législative erre, Mais 1:6 par la hambre et e ‘avec plus
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pas devant es les plus x éloquen:
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d’abord accusés de trahison pour avoir formulé une pareille demande puis détenus pendant quatorze mois d'ins les sombres cachots d’une pri son, an mépris des articles de la ca:
pltnlation qui nous garantissait les droits e1 les immunités de sujets an:
glais.
Cette proposition de voter nos dépenses publiques qui nous parait aujourd’hui si simple, souleva alors dans tout le pays une tempête violente qui ne se calma jamais entièrement qu'à l’anéantissement de la constitu- ‘ion alors existante. En dépit de la rage et de la calomnie, la proposition de M. Bédard fut accemée, et voici la division de la chambre :—
POUR : MM, Durocher, G. L. Papineau, Les, Borgis, Meunier, Taschereau, Viger, Drapeau, Bernier, St. Julien, Hébert, Duclos, Robitaille, Huot, Caron, C. Panet, Ls. Roi, Blanchet, De. bartzch et Beauchamp,—21.
Centre :—MM. MeCord, Bowen, Mure, Bell,
Denechau, Jones de Bedford, Blackwood, Gugy et Ross Cuthbert.—.
Un seul nom anglais, celui de M.
Lee, figure parmi la phalange canadienne-française, mais en revanche nous voyons un nom canadien-fran.
Gais voter celte négation jinqualifiable d’un droit que nous devions si chèrement payer. Jene désire pas faire de commentaires sur cette division, M.le PRresipenT, mais je ne puis m'empêcher de remaiquer qu’il démoutre que toujours nous avons eu à lutter contre les empiétements et lan:
lagonisme de l'élément anglais en Canada.
Cependant on ne cessa pas de de.
mander la votation des subsides tant
‘qu’on ne l’eut pas obtenue, et il est re
marquable que durant tout le temps où les Canadiens-français ont été en majorité dans notre pays, l’Angleter:
re nous a systématiquement refusé nos demandes les plus justes et le contrôle de l’administration générale.
Bien plus, les actes les plus arbitrai:
res nous ont été imposés par la mé:
tropole, parfaitement aidée au reste par le fanatisme colonial anglais, qui ne perdait pas nne occasion d’appli-
Rene D der
| quer à notre préjudice son exclusivis-
me bien connu. Maie du moment que ses nationaux l’emportèrent sur nous par leur nombre et que l'élément anglais pré valut dans la chambre d’ast semblée au moyen de l'union de 1840 PAngleterre nous © ya tous les droits politiques que nus lui demandions en vain depuis un siècle, car elle savait parfaitement que ces droits seraient controlés et au besoin utilisés contre nous par une majorité repré sentative essentiellement hostile,
Maire, grâce au patriotisme de nos hommes d’alors, nous réussîines à dé: jouer les projets du gouvernement britannique. Jusqu’à lunion, ces hommes ont eu à lutter constamment, et avec un héroïsme digne de la cause qu’ils servaient, contre l’autocratie anglaise ligaée contre nos compatrios teg. Nous, leurs descendants, nous sommes prêts à recommencer la mê* me lutte avec la même énergie pour.
maintenir nos droits chèrement conquis, et garder l’héritage que nous avons reçu et que nous voulons trans mettre intact aux enfants du sol.
(Ecoutez ! écoutez !)
Arreslalions des députés du peuple el suppression des journaux.
Voyons maintenant ce qu’étaient la liberté de la presse et la liberté du sujet à cette sombre époque de notre histoire parlementaire. Le Canadien ayant osé demander le 3ouvernement responsable, et M. Bédard ayant obtenu en chambre une majorité de 21 contre 9 en favenr de la votation des subsides, le conseil exécutif voulut à tout prix nuire à l’influence du Cana:
dien et paral yser les efforts des chefs canadiens. Il scrutina le Canadien pour chercher matière à accusation, et sur la déposition de deux personnes, on fit saisir, par une escouade de soldats, imprimerie, qui fut transportée dans.
les voûtes du greffe, et emprisonner.
M. Bédard sous l’accusation de me.
nées traîtresses (reasonable practices.)
Et une pareille tyrannie était motivée sur le fait que ces marty1s politiques avaient eu le courage de demander pour le Canada la votations deg sub: sides! Le Canadien rendait compte de cette attroce incarcération dans le paragraphe qui suit :
“# Là ne se borna pointla conduite infà me du conseil. Ce dernier, dans le but de frapper d’épouvante le grand parti national, fitemprisonner \M. LAFORCE, PAPINEAU (de Chambly), Corbeil, Taschereau et Blanchet,
Ainsi, M. Président, à cette épo:
que, on jelait un représentant du peuple en prison pour avoir demandé la réddition d’un droit acquis et, pour comble de tyrannie, on le laissait pourrir dans son cachot, pendant qua lorze mois, et on lui refusait un )rocès devant les tribunaux quanä il pouvait si facilement réfuter et prouver qu'il avait agi constitutionnellement !
Je ne puis passer cette page de notre histoire parlementaire sans Ja citer :
“ Cependant, les chefs que l’on avait eu la bassesse d’emprisouner ne fléchirent point devant l’orage, M. Bedard, du fond de son cachot, brava la fureur des ennemis de son pays, sa grande âine resta calme et impassible, son cœur ne désespéra point. Fier de ses droits, et confiant dans ja justice de sa cause, en vain demanda-t‘il à ses persécuteurs la justification de sa conduite ; les oreilles de ses géôliers restèrent sourdes à sa demande, et refusant la liberté qu’an voulait lui accorder, il isista même pour qu’on lui fit son proces.
Les nouvelles élections ne changèrent point la représentation nationale. Le gouverneur, dans son discours, ne fit aucune allusion aux mesures rigoureuses qu’il avait pris relativement à M. Bedard et à ses compagnons,, et la session se passa sans l’é: largissement du noble prisonnier. Ce ne fut
qu’après treize mois de captivité et après avoir contracté une maladie mortelle, que ce grand citoyen laissa la prison pour aller réjoindre une famille chérie, Jénuée de tout te qui dut ses moyens d’existence à l’hono.
rable genérosité des citoyens de Québec.”
Malgré ces injustices criantes, M.
Rédard ne se plaignit point ; il trou vait que ce m'était pas acheter trop
cher les libertés du peuple, et que quelques mois de prison n'étaient rien à côté des grandes libertés pour les:
quelles illuttait et souffrait. Ecou:
tons les nobles paroles que pronon:
cait devant ses électeurs ce grand pa:
triute rendu à la liberté :
“ Le passé ne doit pas: nous décourager ni diminuer notre admiration pour notre constitution. Toute autre forme de gou' vernement serait sujette aux mêmes ineon- Pénients et à de bien plus grands encore ;:
ce que celle-ci a de partirulier, c’est qu’elle fournit les moyens d’y remédier.” Plus loin il ajoutait : 11 faut, d’ailleurs, acheter de si
rands avantages par quelques sacrifices.”
Tel était le langage de ce grand patriote ; pas un mot d’amertume, de plainte ou de récrimination, mais de la noblesse dans l’expression,;et une conviction sincère des avantages de la constitution. Oh! qu’ily a loin de ces temps de dévouementet de cow:
rage civique aux jours égoisites et froids d’aujuurd’hui, où l’inté'êt est partout et le patriotisme nulle part!
Voilà, M. le Président, une page de notre histoire qui mérite d’être lue et que nos législateurs devraient consul:
ter plus souvent. Ils y trouveraient un
exemple de patriotisme bien digne d’é.
tre suivi. [l fait bon de contempler et d'étudier ses grandes luttes de notre passé, de voir la victoire couronner les efforts de ces nobles patriotes, victoire chèrement gagnée et dont nous avons conservé jusqu’à nos jours les fruits précieux. (Ecoutez ! écoutez !)
Mais la guerre de 1812 éclata ; et l'Angleterre, qui ne nous a accordé de libertés et de priviléges que lorsqu’-
elle a eu besoin de nous pour sa dé.
fense eur ce continent, changea de tactique. Elie craignait pour sa suprématie sur les provinces britanniques, et de ce moment elle jugea prudent de gagner notre concours pour la lutte qui se préparait, en plaçant d’abord M. Bédard sur le banc judiciaire.
Elle comprenait qu’en effet elle ne pouvait rien contre les Etats-Unis sans l’aide de l’élément français-ca-
nadien, et le gouvernement impérial
», et que
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‘pensait ainsi reconquérir l'influence Le services de la race qu’: avait ty:
rannisée. (C'est ainsi que l'homme qu'elle avait jeté dans ses cachots et qu'elle avait accusé de trahison, de.
vint juge de la première cour du pays.
‘Toujours de la bassesse pour se ga: gner des adhésion, telle était la tac:
tique du gouvernement à cette 6poque. {1 pensait qu’en plaçant ainsi l’homme qui avait été l’un des plus vaillants defenseurs des droits de no:
tre natéonalité, il s’attacherait les en fants du sol,etilne se trompa pas.
En prenant ce moyen, M. le Pre.
SIDENT, le gouvernement impérial avait bien compris le caractère de la nation qu’il voulait ainsi gagner à sa cause ; car il faut l’uvouer, et c’est peut-être notre malheur, l’élément français est ainsi fait, que bien souvent il oublie trop vite les persécutions doat il a été victime et qui devaient réveiller en lui un juste ressentiment au souvenir du passé. Trop confiants dans la sincérité bienveillante de nos adversaires, nous sommes toujours pris par surprise à chaque nouvelle tentative d’agression. Et au:
jourd’hui méme quelques années de prospérité nous aveuglent et none font voir un avenir brillant là où il n’y a que l’unéantissement de notre infinen:
ce comme race décrété dansle pro’
mn ———————— —
vota de nouwen.x subsides pour la gnerre, et le gou eur et les chambres restérent en nne intel igence pendant la session
A cette héroïqu époque ‘e notre histoire, on voit encore nos eumpatr!
otes canaïiliens, à qui on avait fait 0 nouvelles concessions, obéir à la vo de leurs chefs, courir à la frontière
repousser l’invasion. Mais en 1802
comme en 1775,le dévouement et le patriotisme de nos nationaux devaient être bientôt oubliés. Le moment du danger étaità peine passé, que ceux qui, au prix de leur sañg, nvaient sauvé la puissance de l’Angleterre e Amérique, furent de nouveau en but anxaitaques incessantes de l’oligarchie anglaise, comme je le démontrerai dans un instant. M. Gar:
veau peiut à grands traits la conduite de nos compatriotes à celte époque critique de notre, histoire :
& Une seconde fois, dit-il, le Canada fut conservé a l’Angleterre par ceux même que l’on avait à coeur de faire disparaitre ; par leur bravoure, la colonie fut préservée des malheurs inevitables d’une guerre acharnée.
Pour un moment, la haine que l’on portait au nom canadien avait été étouffée . le bureau colonial, sentant la difficulte de la 20sition, avait imoosé silence aux cris fanatiques deses valets d’outre-mer ; mais une fois le danger passé et le Canada sauvé, les anciennes antipathies devaient renaitre, la
Jet de confédération qu'on veut impo: guerre à nos institutions et à nos lois recom :
ser au peuple. (Ecoutez) C'oncessions dues a l'invasion de 1862.
‘Mais l’armée américaine menaçait nos frontières, il faillait songer à la défense. Dans ls but de prévenir toute agression, le gouverneur assembla deux fois les chambres en 1812, et des mesures furent prises pour armer la milice et voter les sommes né-
, Cessaires afin d'organiser la défense
de la province. Sir Geurge Provost, à Pouverture da parlement en 1813. f6-
‘licita la nation sur son courage et son:
énergie, et les délibérations furent
moins oragéuses qne d’ordinaire : on
mencer, l’ingratitude faire place à la recon- | naissance dans le coeur des enfants d’Al- !
bion .”
Il était évident qu’on n’avait ainsi usé de ménagements que parce que les circonstances ne permettaient pas | de mécontenter une partie importante | de la population qui pouvait seule sauver le pays. l'Angleterre n’a ja.
mais été libérale qu’en face du danger. Aujourd’hui, c’est la même même œuvre qu’elle poursuit en travaillant à faire disparaître notre nationaité dans le projet de confédération qui nous est soumis ; mais elle trouve pour aider dans cette tâche un élément de force qui lui manquait alors ; l’ap-
LU pe
pui d'une majorité canadienne-Française ! (Ecoutez !) L'année suivante eut lieu la glorieuse bataille de Chateauguay. Dans cette journée mémorable, une poignée de braves, commandés par De Salaberry, affronta un ennemi plus de trente fois supérieur en nombre, arrêta la marche envahis« sante de l’ennemi, et par son dévoue.
ment ot sa bravoure conserva ces riches provinces à la couronue d’Anglererre.
Eh ! bien, M. le Président, ce qu:
les Canadiens Français ont fait dans la guerre de 1812, ils sont encore
rêtu à le faire sous la constitution tele qu’elle est, C’est parce qu'ils sentaient qu’ils avaient à défendre quel.
que chose de plus cher qu’une confédération, qui ne sauraient pas mieux sauvegarder leurs intérêts que leurs institutions, leur langue, leurs lois et leur nationalité, qu’ils ne regardaient pas au nombre de l’ennemi et qu'ils combattaient vaillamment un contre dix. Et aujourd’hui encore, pour défendre la constitution telle qu elle est, avec les droits et privilèges qu’elle nous garantit, les Canadiens n’hésiteront pas un seul instant à tout sacrifier pour la sauvegarde du précieux depôt qui nous est confié.
Certes, M. le Président, il n’est pas
besoin de remonter bien haut dans notre histoire pour en trouver une preuve récente. On se rappelle com:
menten 1862, lors de l'affaire du Trent, quand une rupture avec nos Yoisins semblait éminente, les Canadiens-Français ont couru aux armes avec celte entrain et cet-elan irrésistible des héros de la Nouvelle-France Ce n'est pas, M. le Président, que le Canadien désire la lutte; mais il aime à se retremper sur les champs de bataille, et ei la génération actuelle était appelée à repousser l’ennemi, elle saurait montrer au monde entier que son sang n’a point dégénéré, et qu’elle est digne, sous tous les rapports, de ses héroïques ancêtres. (Ecoutez !)
es
ne mme ram 4 en ee + menée
Première tentative de Confédéralion.
Après la guerre de 1812, qui. avait mis les possessions anglaises sur ce continent dans nn si grand péril, lea mêmes tentativ*s d’agression fureul renouvellées san retard, tant il est vrai que le dauger seul ponvait Îles suspendre. Les troupes ayant pris leurs quartiers d’hiver, le gouverneur, Sir G. Prevost, descendit à Québec pour ouvrir le parlement, et les diesensions ehtre la branche populaire et le conseil législatif ne tardèrent point à se ranimer peu à pen. Stuart ramèna sur le tapis la question des ràgles de pratique, et formula contre le Juge Sewell les accusations les plus graves, telle que celle d’avoir voulu imposer ces règles de pratique sans l'autorité du parlement ; de l’avoir fait destituer de sa place de sollici.
teur-général pour y substituer son fière, Et. Seweli ; d’avoir violer la li.
berté de la presse, en faisant saisir sans motif plausible le Canadien, et la liberté de la chambre, en faisant emprisonner plusieurs de ses meme bres,
Ces accusations, dont quelquesunes étaient véritebles, furent trans:
mises en Angleterre ; mais Stuart n’ayant pu aller les soutenir, Sewell se lava de ces accusations. Il en fat ain:
si du juge Monck, accusé en même temns de diverses malversations, et comme l’observe M. F. X. Garneau, le juge Sewèll ne crut pas mieux se venger des accusations portées cnntre lui qu’en proposant au Prince Régent l’anion de toutes les provinces britanniques, et de noyer par là la nationnalité française.
Voilà, M. le Presinenr, dans quelle circonstance fut proposé pour la première fois le projet de confédéra* tion ; et il faut le dire, avec la re:
commendation de M. Sewell, il doit éveiller bien des craintes de la part de nos députés vraiment français. En effet, par qui co mot de confédération est.il prononcé ?
Par un homme qui
Leg
déralio.
vi avait y sur ce éril, les n fureul t il eat ivait les ant pris verneur, Québec les diepopulaire tardèrent , Stuart 1 des ràcontre le les plus ir voulu juc sans e l’avoir » golliciturr son ler là lint saisir adien, et n faisant S meme
quelquesit trans” tuart n’aewell se n fat ain:
n même tions, et Garneau, nieux se 6es cnnrince Reprovinces ‘à la nas
lans quelpour la onfédéra® ec la re’ ll, il doit la part de sais. En fédération
omme qui
LE dt de en
| à violé la liberté de la presse et la li besié du parlement! par un homme qui térait depuis de longues années l’anéantissement de la nationalité canadienne-française ! Plus tard, après la révolution de 1837, lord Dar ham ne trouvait pas d'organisation politique mieux faite pour mous perdre que la confédération. Et aujourd’hui, nos compatriotes au pouvuir subissent—que dis je ? ils proposent au peuple êe projet d’anéantissement froidement calculé pour nous perdre, et qui noùs perdra. M.le Presinenr, si, en dehors de cette chambre, l’opi:
nion publique neproteste pas par tous les moyens constitutionnels contre le suicide j'olitique de là race française en Canada !
A la prorogation du parlement en 1814, le président, L. J. Papineau, adressa les paroles suivantes au gou:
verneur, Sir (ieorge Prevost : —
‘ Les événements de la dernière guerre ont resserré les liens qüi unissent ensemble la Grande-Bretagne et le Canada, Ces provinces lui ont été conserrées dans des ‘circonstances extrèmement difficiles. ”
Ces paroles méritent à plus d’un titre d’être méditées, et j'appelle l'at.
tention des hon. députés de cette So sur ce passage remarquable :
# Lorsque la gierré à ‘éclaté continue M. Papineau, ce pays était sans troupes et sans argent, et Votre Excellence, en tête d’un peuple en qui disait'on l'habitude de plus d’un demi-siécle de repos avait détruit tout esprit militaire. Au‘dessus de ces préjugés, vous avez su trouver dans Île devouement de ce peuple brave et fidèle, quoiqu’injustement calomnié, des ressources pous déjouer les projets de conquête d’un ‘ennemi nombreux et plein de confiance dans ses propres forces. Le sang des enfants du Canada a coulé, mêlé à celui des bras ves envoyés pour les défendre. Les preu’ ves multipliées de la puissante protection de l’Angleterre et l’inviolable fidélité de de ses colons, sont devenues pour ceux-ci de nouveau a titres en vertu desquels ils pré tendent couserver le libre exercice de tous les avantages que leur assurent la constitu:
tion et les lois, ”
ne SAM 0 0
Ce président de l’assemblée légirlative À vingisix ans, qui a lurté avec tant d'héroisme pour l’obtention de nos droits politiques, est le même qui, a une des dernières séances de cette chambre, a 616 ignominieusement traîné devant cette chambre par le dé:
puté de Montmorency et par l’hon.
procureur-général Est (M. Cartier,) ce nom, qui est vénéré par la nation toute entière come celui de son libéra:
teur, a été jeté comme une insulte à la figure des hon. députés de cette chambre qui s’honorent de l'avoir pour chefet qui continuent aujourd’hui son œuvre de protection pour nos droits politiques, contre les sourdes menées d’une majorité hostile.
Mais, M. le Presidéñit, ce vieillard qui a blanchi au service de son pays est à l’abri des insinuatiôns menteuses qni n'arrivent pas plus à sa calme retraite, qu'aux cœurs des amis sin:
cères de notre pays: La, cé grand pas triote des mauvais jours; après avoir fait sa tâche, jouit en paix et avec or’ gueil de l'estime de ceux qu’il a su défendre de sa voix puissante, aux époques néfastes de notre histoire politique. Contre un pareil homme, l’injure grossière, le« calomuies éhontées retombent de tout leur poids contrè ceux qui sont asssez lâches pour s’attaquer à une de nos plus belles gloires hationales !
« Le nom de l'hon. L. J. Papinesu ést entouré d’une auréole brillante que les calomnies haîneuses ne réussiront jamais à ternir. Sa mémoire est à l’abri de leurs atteintes envieu:
ses, car elle est sous la garde du peu:
ple, qu'il a arraché à l'oppression eys’ ‘smatique coloniale dont je fais l’histoire.
En vérité, M. ie président, il faut qu’une cause soit bien près d’être perdue pour que l’hon. procureur-g6néral Est ait recours à de pareils moyens pour la sauver. Ilfaut que le procureur-général Est ait bien peu confiance dans sa cause pour soulever les préjugés de ses partisans, en tiai-
des figures de notre temps !/ (Ecoutez Ecoutez !)
Un pareil langage dans la bouche du procureur-genéral est d’autant plus coupable, qu'il a été lui-même an des révoliés de 1837-38 et un des plus zélés partisans du grand patriote qu’il insulte aujourd'hui. N’a:t'il pas lui-même voté en faveur des 92 résolutions, ce monument impérissable de nas droits ?
Oui, M: le Président, c’est cet homme dont la tête :fut mise à prix, cet homme qui fut obligé de fuir sa patrie et de demander à nos voisins le droit d’asile qu’il refuse aujourd’hui aux révoltés du Sud, c’est cette homme qui, devenu le procureur-général de Son Excellence, a l’andace d’appeler ce grand homme ** le bonhomme P4pineau ! ” et l'opposition dans cette chambre ‘ la queue du bonhomme Papirean ! ! ”
M. le président, je n’h‘site pas à le dire, des expressions cemme celles. là sont indignes de ceite chambre et indignes de la position du procureurgénéral, qui a eu ie triste courage de les laisser tomber de ses lèvres. (E-
-coutez! écoutez! Ces expressions sont tout au plus dignes des carrefours et il faut en vérité que le niveau de cette chambre ait bien baissé pour qu'on ose ainsi souitler cette enceinte Il faut ‘qu’elle ait perdu tout senti.
ment de dignité pour avoir permis au procureuregénéral de traîner ainsi sor notre parquet le nom d’un homme vénére par tous les Canadiens vraiment français. |
Qu'on ne se fasse pas illusion, les “opinions et les idées qui tendent au bonheur des peuples, de même que les hommes qui les soutiennent et duttent par leur défense, sont toujours audessus des atteintes des calomniateurs desenvieux. Quel peut donc être le but du deputé de Montmorency et du procureur-général en s’attaquant au nom de l’hon. M Papineau ? Leur but est d’abord de jeter du discrédit sur
nant dans la boue une des plus gran- } l'opposition qui le représente, et en.
suite de se grandir eux-mêmes en ramenant à leur niveau ces géants de notre histoire, auprès desquels ils ne sont que des piymées.
Carily a deux manières d’être grand, la première consis'e à rendre à son 9ays d2s services éminents et à se distinguer par une supériorité re.
connue. Mais comme le procureurgénérel et le député de Montmorency n’ont ni l’étoffe ni la supériorité qui font les grands sommes, ils adoptent la seconde manière d'être grands.
Elle consiste à rapetisser et à briser tous ceux qui sont supérieurs. C’est ainsi qu’ils espèrent grandir en s’éievant sur les débris des réputations, perdues par leurs calomnies envieuses et leurs attaques incessantes. Ils démolissent hardiment sans s'arrêter devant les noins qui personnifieat tou:
te une époque de notre histoire, et si une grandre figure se dresse dans no:
tie passé comins une slatue de la Gluire, de suite leurs mains sacrilèges la mutilent et, restés seuls débouts sur ses tronçons épars, ils comtem plent avec orgueil tous ceux qui, tom:
bés sous les coups de leur vandalis* me, gisent à leurs peids. Tel est, M.
le Président, le motif qui explique les e forts faits pour abaisser ainsi une de nos plus belles gloires nationales. (Un membre + Très bien ! et cris de: E.
eoutez ! écoutez !
Le conseil législatif est l’instru:
ment du gouvernement impériale
Mais nous ne sommes pas, encore arrivés à la fin de nos luttes. A l’ou:
verture du parlement en 1816.un mes:
sage fut communiqué à la chambre, l’'informant que les accusations profé:
rées contre les juges Sewell et Monk avaient été repoussées. L'améritume des paroles de ce message blessa vi:
vemen: l’assemblée, qui se proposa it de répondre, lorsqu’eût lieu la disso:
lution du parlement pour prévenir la manifestation de ces ‘plaintes. Et
ES Te)
a nt 7 in rt oi
nières d’être s'e à rendre éminents et à périorité re.
le procureur:
onlmorency périorité qui ils adoptent être grande.
eret à briser ieurs. C'est ndir en s’éie:
s répulations, ies envieuses nantes. Ils dé.
ans s'arrêter sonnifient tou:
histoire, et si esse dans no:
statue de la ins sacrilèges seuls débouts ils comtem ‘eux qui, tom:
‘ur vandalis- Tel est, M.
ïi explique les rainsi une de ationales. (Un t cris de: E.
est l’instru:
t impériale
3 pas, encore uttes. A l’ou:
1816,un mes: la chambre, sations profé:
well et Monk L'amértume age blessa vi sé proposa il ieu la disso:
ir prévenir la plaintes. Et
quelle était la position prise par le gouvernement impérial au sujet de
ces difficultés? Nons les trouvons dans la lettre qu’envoy: lord Bathurst, en réponse au gouverneur Sherbrooke, qui lui faisait part de la fausse voie suivie parls bureau colonial en op:
primant ainsi notre rate : —
‘Jusqu'ici le gouvernement a trouvé dans toutes les occasions ordinaires, une ressource eocstante dans la fermeté et les dispositions du conseil législatif, ctil n’y a aucune raison de douter qu'ilne continte tant qu’il pourra à contrecarrer les mesures les plns injudicieuses et les plus violentes de l'assemblée.”
En effet, c'était des mesures bien peu judicieuses et bien violentes que celles de la chambre d’assembi£: d’alors ; elle demandait que le peuple eût une voix dans la disposition des deniers qu’on prélevait sur lui ! et voilà pourquoi le conseil l’égislatif contrecarrait toutes les mesures de:
mandées par le perrple. Je continue à citer :
‘“Ilest donc désirable pour toute sortes de raisons que vous profitiez de son assistance pour réprimer les actes de cette assemblée que vous tronverez sujets à objections, au lieu de mettre votre autorité ou cells du gauvernement en opposition immediate à celle de la chambre, et ainsi de lui donner un prétexte
pour refuser à la couronne les subsides nécessaires pour le service de la colonie.’
Oui. M.le president,.le conseil lés gislatif nommé à vie a loujours été la pierre d’achoppement dans la réali.
‘sation de toutes les réformes demen.
dées par les Canadiens-Français. La
chambre élective a toujours rencontré,
de sa part, une opposion systématique à toutes les mesures demandées par le peuple, opposition qu’illui était im:
possible de renverser. Ce n’est qu’en 1856 que nous réussissions, après cin' quante ans de luites constantes, à in° troduire le principe électif dans la chambre haute. Aujourd’ui, malgré les enseignements d’un passé malheureux. écriten caractères de sang, on veut revenir à l’ancien système, on veut lâchement abandonner un privi:
lêge, un droit politique qui nous a coûté tant de luttes et tant de mal:
heurs.
Oui, M. le Président, tel est le pro:
jet du gouvernemexl actuel ; il veut
que dans la confédération le conseil législatif soit nommé à vie comme aux mauvais Jours de notre histoire.
Mais heureusement que le peuple e»t là, qui sait parfaitement ce que lui
vaudrait ces nominations à vie, fl sait que la grande majorité de ces homines, ainsi 5omméspar un gou:
vernement général numériquement hostiie à notre race,serait toujours pré:
te à rejeter les mesures les plus favorables à nos intérêts comme nation, Le conseil législatif, sous la confé-
dération, sera ce qu’il était aux jours
d’oppression lorsque lord Bathurst, donnant les instructions du gonverne ment impérial au gouverneur Sher-bronke, lui disait : ‘“ Ayez soin de vous servir du, conseil législatif pour.
contrecarrer les mesures de la chambre élective. ”*
C’est cela ; co s’abrite derrière un eonseil composé de créatures nom:
mées à vie,.puis tout en vantant bien haut la libéralité du régime colonial de PAngieterre, on tire les ficelles et on fait jouer à ces hommes le rôled’oppresseurs,
Et c’est # bsolument la même orga+ nisation politique qui nous es. propo:
sée dans le projet de snnfédértion | Avec le conseil législatif nommé à vie, nous aurons des hommes qui, dans leur morgue aristocratique, see ront toujours prête à nier au peuple les mesures dont il aura besoins ; si ces mesures touchent à quelque privi:
lége des classes aristocratiques, qu'elf les que soient les instances des dépu:
tés envoyés à la chambre élective, nous serons dans l’impossibilité cons titutionnelle d’obtenir ces mesures De plus, ces conseillers à vie, dont [a majorité sera hostile, feront tout pour plaireau pouvoir qui les aura nom més et au gouvernement impérial qui de tout temps, a su largement récom penser ses créatures. Voilà, Ml Président, les dangers qui nous atten dent si nous retournons à l'ancien sys
ltème des nominations à vie proposé:
ant DA: …
par le gouvernement dans le projet de s’éleva pour savoir si la chambre baseoafedération. (Ecoutez ! écoutez !).[ #e, qui avait déjà obtenule vote an:
Mais les premières instructions don | nuel des subsides, pouvait de plus ob: nées par lord Bathurst au gouverneur | tenir une liste civile en détail et vo: Sherbrooke n’étaient pas suffisam: | ter séparément chaque objet. La ina: ment explicites, paraît'il ; car peu de | jorité le voulait, afin de s'assurer de temps après il lui transmit celles qui | l'intégrité des officiers publics,et 1e. suivent : ‘ Je vous recommande fo:* | nir en échec les membres du ronseil tement de veiller à ce que la chambre | exécutif, sur lesquels elle n’avait au: d’assemblée ne dispose pas des de’ | cun contrôle. D’autres s’y opposèrent niers publics sans le consentement du | avec force coinme étant un principe conseil législatif” violent ainsi sans | nouveau et violant les droits de la ecrupule l’essence même de la sons"! couronne. Un coiuité à cette etfet fit titution, dans un but évident de fana: | rapport de réduire les dépenses bien tisme national, En effet, c’est un prin | trop considérables pour le revenu, et nipe de la constitution arglaise que | demanda la suppression des pensions la chambre populaire, qui réprésente | comme étant sujettes à beaucoup d’al'opivion du peuple, a seule le droit | bus. Prenant un millieu entre les deux de voter les subsides pour l’adminis: | extrêmes, quelques-uns voulurent vo: tration du géuvernement, et que les | ter les subsides par chapitres, ou en deniers prélevés à cette fin sur le peu: | summes rondes pour chaque départe: ple ne doivent être dépensés qu'avec | ment. Mais les partisants du vote le consentement de cette chambre et|en détail lemportérent, le bill fat