‹ Discours prononcéChapitre 12 sur 19 · SR · texte numérisé non relu

SR

Cr

me er -

N à par autrement,” | passé, envoyé au conseil, qui, com: ri Eh ! bien, M. le Président, que vo- | me on s’y attendait, le rejeta, et mo: À yons-nous ici? Nous voyons je gou:|tiva 12 rejet dans les termes suivants : ‘# vernement impérial, recommander ex° | ‘“ Que le mode adopté pour l'octroi de la lis-

te civile était inconstitutionnel, sans exempie,

ë pressement au réprésentant de Sa Mejesté en Canada de ne pas soaffrir

que les subsides sojent votés sans le consentement du conseil législatif, nommé à vie par la couronne, et dont les efforts constants étaient de réais:

ter aux justes demandes des Cana:

diene-Français. (Cette question des éubsides, qui a été la cause principale de tous les troubles qni ont boule.

versé notre société avantet depuis celte époque, ne devait pas rester là, Nous avions alors des hommes qui ne cédaient pas devant la résistance !

Aussi les voit'on, ces nobles champions de nos droits et de nos libertés, revenir tous les ans avec la même de mande, ne se rebutant devant aucun ®, retus, et luttant j’usqu'à ce qu'enfin on leur eût accordé ce qu’ils deinandaient aussi légitimement.

En janvier 1819 s’ouvrirent les chambres, et la première question qui souleva des débats très vifs fut enco:

re celle desfinances. La diveussion | A cette époque, la population du

comportait une violation directe à des droits et des prérogatives de la couronne : que si le bill devenait loi, il donnerait aux communes non seulement le privilège de voter les subaide-, mais-aussi de prescrire à la couronne Île nombre et la qualité de ses serviteurs en en ré-

elle je gugerait conveuable, ce qui les mettrait dans l'indépendance des électeurs et pourrait leur faire rejeter l’autorité de la couronne que leur serment de fidélité les ,obligeait de souteuir. ”

Ainsi, M. le Président, le conseil nommé à vie rejetait cette mesure es’

bre basse ; c'est‘à-dire la distribu:

tion des deniers prélevés sur le peu.

que ceite mesura était inconstitu:

tionnelle. Comprend'on, aujourd’hui, qu’il pût pousser le servilisme aussi loin /

Tantative d'union des deux l'anadas sans appel au peuple

glant et en récompgnsant leurs services comme.

sentiellement juste : la votation, item, par item, des subsides par la cham-.

ple, et il allait même jusqu’à dire.

EE et

nbre bas-.

vote an:

plus ob:

il et vo:

,. La ma:

surer de cs,el lee 1 conseil ivait au:

pprsèrent principe s de la e effet fit ses bien venu, et pénsions coup d’a:

e.les deux lurent vo:

8, ou en > départedu vote > bill fat qui, com:

1, ei mo’ suivants ?

oi de la lisans exempie, des droits e: quesile communes er les subaicouronne le urs en en révices comme .

los mettrait et pourrait

ouronne que ait de soute-

e conseil esure es

tion, item, la cham:'.

distribu* rle peu.

qu’à dire.

inconstitu* hjourd’hui, me aussi

x Canadas le

lation du

ape ee em Re ©

Haut-Canada avait augmenté dans une porportion considérable, et le Bas

opposent par ignorance ou préjugé.

D'ailleurs, elle est indispensable pour

Canada comptait une population an! faire disparaître les difficul'és qui ex

glaise assez nombreuse pour motiver un projet d’anjon des deux Canadas sous un même gouvernement, et en 1828 la proposition en fut faite a l’Angleterre, C’est donc à cette époque de trouble, d’agitation et de rivalité entre les chambres que se trama en Angleterre un complot pour anéantir d’un seul coup la nationalité canadienne-française. Les guerres avaient fait ajourner le projet de lunion des provinces, car on avait eu besoin du secours du peuple Canadien. La paix étant établie, on résolut de faire passer la mesure, et-un bill à cet effet

fut présenté dans-le parlement impé-.

rial à l’insu de ceux dont on décidait le sort, sans les consulter car on les savait voposés à cet acte oppressif.

” Omi;-sanis consulter le Bas- Canada, on voulait lui imposer une conatitution dans laquella il avait moins de représentants que le Haut: Canada ; de plus,on mettait à, sa charge la.det- {te de l’autre province, qui était considérable, et ou proscrivait la langue ans le parlement,[ Grâce à ane heu.

TUE One se format dans le parlement impérial, malgré toutes les intrigues et les démarches de nos en.

nemis, le bill fut rejeté à sa seconde lecture. Alors, comme aujourd’hui, ceux qui voulaient notre perte cri aient bien haut qu’il fallsit presser la passation de ce bill avant que le peuple ne püt protester, de mème aujour:

d’hui ceux qui veulent nous imposer la confédération, malgré les pétitions qui s’opposent au projet, nous disent qu'il faut accepter cette nouvelle cons titution sans retard et avant que le peuple en connaisse les monstrueux détails, ‘“ Je vous supplie de passer ce billimmédiatement ,disait M Wi!mot ; si vous attendez à l'an prochain vous recevrez. tant de pétitions pour protester contre la mesure qu'il sera fort difficile de l’adopter ; quelqu’inu.

ile qu’elle puisse être à ceux qui s’y

istent entre l’éxécutif et l’asseniblée.”?

Lorsque la nouvelle de ces tentatives injnster, mais heureusement vaines, parvint en Canada, elle y causa la plus vive agitation, et le peuple canadien tout entier fut indigné d’u..

ne conduite semblable. Des assem.

blées nombreuses se tinrent à Mon:

tréal et à Québec dans lé but de protester contre le bill,et des pétitions au gouvernement anglais se vouvrirent de 60,000 signatures. A cette épo:

que, comme äujourd’hui, on voulait.

passer ce projet d’union sans consul:

ter le peuple, et le parlement imvoé.-. rial soumeitait à sa législature un:

projet contre lequel 60,000 Canadiens Français protestèrent-

Je n’hésite pas à.le dire, M. le Président, le projet de confédération qu’on‘veut aujourd'hui imposer au peuple ne sera pas rejeté-par 60,000:

signatures canadiennes-françaises seu.

lement, mais par 600,000. Oui, le réveil vient.de ee faire dans notre population et, dans cette protestation en:

masse, nous ne resterons pas en arrière de ceux. qui ont réclamé avant nous chaque fois. qu’on a voulu leur:

imposer d’injustesprétentions. Comme eux nous enverrons en Angleterre des milliers. de signatures pour piaider contre la constitution dont nous ne voulons pas, et si, après cela, on ne nous fait pas justice, eh bien ! fiat:

Jjustitia ruat coelum, nous aurons employé tous les moyens constitution:

nels ; la responsabilité des conséquen ces de ce déni de justice retombera sur la tête de ceux qui auront travail-.

lé à amener un pareil état de choses.

L’hon. Denis Benjamin Viger, l’un:

des plus valeureux champions de nos droits, disait à propos de l’introduc:.

tion de ce projet d'union dan: le parlement impérial, sans consalter le peuple :

& C’est après plus de soixante ans de paix:

et de bonheur, quand la génération qui vit:

ns me me emmmmnenn à een Gene à

PRSREAEN n, ee mm ms

la conquête est dans te tombeau, quand il faitement réglée, mais au retour de reste à peine des témoins de cet évêne,! Dalhousie, elle fut soulevée de nou: ment, an miheu dela génération actuelle-| veau plus menaçante que jamais, et quand le souvenir comme Île sentiment en | les subsides furent refusés (1827.) Le est éteint dans le coeur des Canadiens: gouverneur, dès le lendemain, proro: quand enfin, il n’y a plus dans cette provin- gea les chambres, en insultant à lu ce que des hommes nés sujets britanniques, dignité des communes et en félicitant et jouissant de leurs droits à ce titre, qu’on le conseil législatif. Cette octe tyran

î ) rojet de noustraiter.ie ne| : Ru EeR rs forme: Us os is a qui le | Pique causa une surexcitation chezle € Da 1 L

NA At PeUPA Vi peuple. La presse tonna contre le

droit public des nations civibisées ne per- ; . fai cp rue met plus d’arracher ses établissements et | POUVOIT el, pre AS al ra ses lois plus que ses propriétés, mais bien | H10n dan: lequel on avait J90e es. e8somme ces peuples sauvages, a qui les lumiè prits, je cileral un exirait d’un Jour: res et les arts ainsi que les principes et les | nal de ce temps:là : devoirs de la vie civile sont inconnus.” & Canadiens ! on travaille à vous forger En efle:, M. le Président, ces ex- | des chaines; il semble que l’on veuille vous pressions ne sont pas trop fortes pour | atéantir où vous gouverner avec un sceptre qualifier la conduite du gouverrement Le fer. Vos Nas ar Me Hs impérial à cette époque. Il faillait Pas violés, vos privi GRAS; HUGNS, épis du sang à St, Dénis et à St. Charles, clamations méprisées, votre existence polir < Vos has léchas tique menacée d’une ruine totale, ... Voi. et que les têtes tombassent sur Fécha-| ou le temps est arrivé de déployer vos: feud pour obtenir justice. Alors seu- ressources, démoitrer votre énergie et de lement et lorsqu'on vit que le peuple ! convaincre la mère-patrie et la horde qui, n'hésitait pas à sacrifier ses plus no:

depuis un demi-siècle, vous tyrannise dans bles enfants pour acheter sa liberté | vos propres foye:s. que si vous ètes sujets, et ses droits politiques, on nous don:

vous n'êtes pas esclaves. ??

na le gouvernement responsable que! Les’ élections furent favorables au nous avons aujourd’hui el que nous| parti populaire, A la réunion du par prétendons garder ! lement, M. Papineau fut choisi comme crateur, mais le gouverneur relusa de sanctionner ce choix, et dit à-la chambre d’assemblée d’en élire ‘un A l’ouve:ture de la session suivan-| autre, Devant une pareille conduite, teon sattendait à la répétition des | que devait faire la chambre d’aseeme. débats sur les finances ; inais le gous | blée ? Devait-elle plier ? Non! M. le verneur ayant séparé dans les estimés | Président, nous avions à cette épo: la liste civile des autres dépenses, les | que dans notre chambre d’assemblée subsides furent votés. (C’est ainsi |des hommes qui ne reculaient pas de: que chaque fois qu’on a persisté dans | vant leur devoir et devant la responsa: la lutte on a obtenu ce qu’on deman-|bilité de leur juste opposition. Sur dait, et je me demande pourquoi nos | motion de M. Cuvillier, il fut résolu homines politiques, qui ont lutté de- | que le choix du président devait être puis union pour la conservation de | fait librement et indépendamment du la constitution, telle qu’elle est, avec | gouverneur ‘ que M. Papineau avait un si grand succée, cédent ils aujour- | été choisi, que la loi n’exigeait pas d'hui aux prétentions du Faut*Cana-| d'approbation, et qu’elle était, comme da Maintenons donc la constitution | la présentation, une simple formalité actuelle, qui offre la plus grande som-| d’usage. M. Papincau ayant été reme d’avantages pour les Canadiens: | conduit au fauteuil, le gouverneur ne Français ! voulut point approuver ce choix, et le qOn avait cru pendant quelque temps { soir mêmele parlement était dissout. ve la question des finances était par‘| Ainsi M. le Président, ce parle-

Nouvelles lultes. parlementaires.

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nn ut nn nan

au retour de evée de nou:

le jamais, et s (1827.) Le main, prora* jeuitant à Ja en félicitant le acte tyran ation chezle a contre Île r l’exa spéra:

jeté les esit d’un jour:

à vous forger n veuille vous 2C un sceptre envahies, vos jolis, vos:réistence poli.

ale...… Voi.

déployer vos.

nergie et de horde qui, yrannise dans s êtes sujets,

orables au 1ion du par hoisi comrueur refuel dit à.la:

élire ‘un e conduite, d’aseeme.

n/ M.le cette épo:

assemblée nt pae de:

responsa:

ion. Sur fut résolu evait être ment du Pau avait reait pas 1, comme formalité t été re rneur ne Dix, et le dissout. parle-

es ot 6 mm

pomme, La

ment n’exista qu’une journée, parce } nement peut compter que nous sauqueson président, dans son indépen. | rons être ausei fermes dans la défen-

dance, n’était pas homme à se plier aux exigeances d’un pouvoir mal conseillé. En'vérité, sice sont 1à les li.

bertés que nous devons au système colonial, je n’ai pas besoin d’insister sur leur valeur dérisoire. [Le peuple :omprit la position qu'on voulait lui faire et prit les moyens de repousser ces nouvelles tentatives d'agression.

L’agitation ne fit que s’accroître ; des

assemblées publiques se firent dans|

les villes et les campagnes, les dis.

cours se ressentirent du trouble où étaient plongés les esprits ; on alla même jusqu’à sévir contre la presse ; et pour la seconde fois fut arrété M Wäller, l’éditeur du Spectateur, de Montréal. Des adresses, couvertes de plus de 80,000 signatures, furent envoyées en Angleterre e‘ portées par MM. Neilson, Cuvillieret D. B. Vi:

ger. M. Gale port1 aclle du parti oligarchique. Une grande assemblée

‘des comptés de Verchères, Chambly,

Rouville et St. Hyacinthe, se tint à St. Charles, où l’on protesta Energiquement contre l’ordre de choses exitant, et on alla jusqu’à dire que l’on devait ‘s’attendre aux conséquences qui pourraient résulter d’une viola.

tion aussi manifeste des droits les plus sacrés du peuple canadien.

Si, M. le président, le peuple da Ba:-Canada dut à cette époque traverser l’océan pour faire entendre sa voix et obtenir justice du gouvernementbritannique ; s’il fallut que nos chefs allassent déposer au nvisd du trône de Sa Majesté la protestation de 80,000 Canadiens Français qui aux mauvais joursde notre histoire, avaient su sacrifier leurs vies pour maintenir la souveraineté britannique sur ce continent ; aujourd'hui encore, au moment où on veut nous imposer une nouvelle constitution, que nous n’avons jamais demandée et que le peuple du Bas:Canada condamne énergiquement, le même moyen de pro:

testation nous est laissé, et le gouver:

se de nos droits et de nos libertés no:

litiques que l’ont été les depatés d'u:

ne autre époque. Notre protestation, s’ilsest possible, sera plus énergique encore contre le projet de couté:

dération qu’on veut'uous imposer,

La chambre s’assembla en 1831, et le gouverneur, dans le cours de la session, lui transmit la réponsefde l’Angleterre relative” ment à la question des subsides. Le gouvernement impérial abandonnait aux députés le «contrôle sur le revenu, à l’exception du re venu casuel et territorial, consistant dans les biens des jésuites, les postes du roi. les droits du quint, les lods et ventes, les terres et bois, ete., pour une liste civile de £19, 000 votée pour la vie du roi. "?

En 1831, on accordait ainsi la vo* tation par item d’une partie seule:

ment des subsides. Cette restriction ne fut pas acceptée par ceux qui re” présentaient le Deupie dans la cham« bre d’assemblée !

La révolution de 1837 donne au l'ana:

da la votation des subsides et le gou:

vernement responsable.

Un pareil état de choses ne pouvait se prolonger sans amener une collis sion, et les événernents de 1837 vinrent justifier les -appréhensions de ceux qui n'avaient cessé d’avertir le gouvernement qu’il était impossible que le peuple souffrit plus longtemps une aussi affreuse négation de ses droits, et qu’il y avait danger imminent de lasser sa patience. Les évè.

nements se succédèrent, et le ciergé de cette époque comme aujourd’hui fut opposé à toute démonstration éner gique. Monseigneur Lartigue, ‘de Montréal, nubliait un mandement dans lequel il disait : ‘ Qui oserait dire que dans ce pays la totalité des citoyens veut la destruction de son gouvernement.”

Sans doute, M. le Président, persvane ne le voulait, mais la minorité da cette époque, comme la minorité d'aujourd'hui, se plaignait des injus:

on

tices dont elle souffrait, et elle avait contre elle le clergé. La minorité d’alors combattuit pour les libertés politiques du peuple comme elle le fait aujourd’hui, et avait contre elle toutcs les autorités établies, Il y a dans ce ‘rapprochement un fait dont nous de:

vons prendre note.

Aujourd’hui, le gouvernement nous Jette à toul instant cette insulte a ja figure: “ Vous ne représentez rien ici; l’apinion publique est contre vous.” Eh bien! M, le Président, J’aimerais ‘beaucoun savoir de l’hon.

procureur.général du Bas:Canada si lai et son'hon. collègue, le :premier ministre, avaient pour eux la majorité du peuple et le clergé bas-canadien, alors qu’en 1887 ils protestaient énergiquement contre les injustices faitos à leurs compatriotes. Non ! M.

le Président, à cette époque ils faisaient partie de la petite phalange qui alla.jusqu'à lever l’étendard de la révolie dans les plaines de St. Dénis et de St. ‘Charles. Les temps sont bien chengéa, r’estsce pas? Aujourd'hui, ces mêines hommes, les révolutionnaires d’autrefois, tont l’impossible pou: refuser au peuple le droit de se prononcer pour ou contre les changements conetitutionnels qu’on veut lui imposer. ‘Un pareil outii de leur passé est réellement déplorable.

M. le Président, je ne désire pas, pour de graves raisons, insister sur ce qui s'est passé en 1837. En 1838, restait à faire le procès de ceux qui se trouvaient impliqués dans les troubles.

Lord Durham se trouva dans une situation embarrassante, car il est toujours difficile pour un gouvernement de faire des procès politiques; souvent il y perd sa force et sa popularité.

Pour obvier aux difficultés du moment, le gouverneur résolut d’adopter une grande inesure. Le jour du couronnement de la reine Victoria, il pro clama une amnistie générai, et accor-

Il est asez important, M. le Prési.

dent, le savoir quels étuient les vingt quatre hardis révoiutionnaires contre lesquels le gouvernement britannique sévissait aussi sévèrement, et contre lesquels le clergé-s'était #i fortement prononcé ; ces hammes étaient MM.

Wolfred Nelson, R. S. M, Rouuhette, Bonaventu:e Viger, Siméon Marches.

sault, H, A: Gauvin, 'T. H. ‘Godin, Rd. Des Rivières, 1. H. Messon, Louis J. Papineau, ©. H. Côte, Ju.

lion Gagnon, Robert Nelson, E.B,.

O. Callagham, Ed. Et. Rodier, T. S.

Brown, Ludger Duvernay, Et. Charlier, Ptre, G. Et. Cartier, J. Ryan, file, Le. Perrault, P. L. Demaray, J.

F. Davignon et Le. Gauthier.” Ainsi, M. le Président, parmi ces hommes sanguinaires, je trouve l’hon. Procureur°Général du Bas‘Canada (M.

Cartier.) (Ecoutez ! écoutez !

Loin de moi la pensée de Jai re° procher sa conduite à cette époque, je l’ai toujours regardée comme celle d’un patriote et d’un ami sincère de son:pays. D’ailleurs, cette hon. dé:

puté nous a déclaré, dans plusieurs occasions, qu’il ne regrettäit pas les luttes qu'il avait autrefois sontenues pour revendiquer les libertés politi:

ques de son pays, et je comprends parfaitement qu'il persiste dans ces sentiments, car il est aujourd’hui acquis à l’histoire que tous ceux qui ont pris part à ces luttes ont noblement joué leur vie pour prix de leurs convictions, et la minorité d’alors comme ia minorité actuelle ne pouvait attendre que des mécomptes de son opposition au pouvoir. Îl ne m’appartient pas de décider jusqu’à quel point ce mouve:

ment insurrectionnel était motivé par les circonstances dénlorables de cette époque ; mais j'ai l’entière conviction que ceux qui yont présidé étaient mas par un t‘entiment patriotique et un généreux désir d’obtenir pour leurs compatriotes les libertés politiques

da ie pardon aux Canadiers, à l’ex+ | qu’on leur refusait, Ils ont donc am: ception des vingt-quatre, des plus dé: | piement mérité de leur pays pour'les

voués du parti révolutionnaire.

sacrifices qu’il lui ont faite, et le pays

J, le Prési.

it les vingt.

ires contre britannique , et contre fortement aient MM.

Ronuhette, n Marches.

H. ‘Godin, I. Musson, , Côte, Ju.

son, E.B.

dier, T, S. Et. Char.

r,J. Ryan, emaray, J.

er.” Ainsi, 8 hommes on. Procunada (M.

de Jai re:

époque, ze mme celle sincère de hon. dé:

plusicurs ait pas les sontenues tés politi:

prends pars ces senui acquis ui ont pris nent joué 8 conviccomme ia t'attendre opposition snt pas de e mouve:

otivé par s de cette onviction é étaient otique et oour leurs politiques donc am:

s pour'les t le pays

; Pétendard de

qe ne te mt ce

‘uw su les reconnaître.

Voyez plutôt, M. le Président, les ‘hommes qui, il y a vingt ans, se trou* vaient dans une minorité révolution:

| naire, bravaient le clergé, étlevaient

la révolte ‘contre la Grande,Bretagne, sont aujourd’hui dans la majorité, appuyés par la puis:

| sante influence de l’Angleterre et du

clergé dont ils ont l’entière confiance.

‘[ls ont leurs petites entrées à Win:

: dsor, plus lucratives, les plus élevées de : notre pays, et sont décorés méme des titres dont Sa Majesté sait récompenser ses plus loyau x sujets. La minor:

occupent les charges les

rité aujourd’hui, pas plus-qu’en 1837,

‘ he‘veut avoir recours au ‘moyens que : dunne la révolution, après avoir épui:

sé ceux que donne la ‘constitution,

; mais elle a l’intime conviction que, ‘dans vingt ans, quand le peuple aura

pu apprécier ce qu’elle ‘fait aujour-

: d’hui pour lui, il éprouvera pour l’op-

. :position qui se dévoue, ‘un sentiment ! de reconnaissance dont |-sera de lui donner son entière confi:

le résultat

ance, après la lui avoir refusé aux

. Jours de l'épreuve.

Oui, M. le Président, Je même

que la minorité en 1827 est la

majorité aujourd’hui, de même la minorité actuelle sera la majorité dans un avenir plus où moins pro:

chain.

Je ‘ne ‘veux pas, M. le Président, suivre ‘jusque sur l'échafaud les victimes de cette époque malheureuse de notre histoire, Elles ont payé de leur tête lear dévouement à la cause de

leur pays, ets'il est besoin de sang!

et de dévouement pour métiter à un

peuple ses droits d’exittence, les leurs

sont là pour dire que le Canada:Fran.

gais a largement et noblement sacrifié ses plus nobles enfants au génie de écoutez !

Mais avant de terminer cette hislori:

que de nos luttes, depuis la conquête jusqu'aux événements malheureux de 1837-38, il est important de consta:

ter qu: c’est à notre résistance hé:

la Liberté ! (Ecoutez !

en mme nnnennee me cernes moe

jroïque dans le parlement ét à main

armée sous le champ d’honneur que nous devons les libertés politiques que nous garantit la constitution &c'u’ elle.

Je ne veux pas laisser cette aperçu du système colonial de l’Angleterre, en Canada, sans détruire la fausse impression que ce système colonial s’est sensiblement amélivré, giâce «à la libéralité des vues politiques des hommes d'Etat de la Grande-Breta:

gne ; que les luttes que nous avons faites étaient dues aux idées d'une autre époque et, qu’anjournd’hui, toutes les libertés dont nous jouissons s’éten dent à toutes les colonies anglaises, auxquelles le régime colonial actuei garantit les avantages et les bienfaits du gouvernement responsable. Je crois, M. le Présitient, pouvoir détruire facilement ces arguments érronés, et, pour cela,'je n'ai qu’à consulter le régime colonial de l’Angleterre à l’Îla Maurice.

Lerégime colonial de l'Anglcterre à ‘L'Île de France.

Cette coloniel:française, qui n’est pas aussi ancienne que la notre et qui est devenu la conquête de l’Angleter:

re, est tombée sous le joug de la ‘Gran de-Bretagne en‘1810. Depuis sa ‘con quéte, on en a changé le nom en celui d'Ile Maurice. Elle renferme wune population presque toute française, mais malheureusement pour ses draits politiques elle ‘n’a pae, comme nous, l'avantage de demeurer dans le voisinage immédiat d’une grande république comme’celle des Etats Unis, ser:

vant pour ainsi dire de garantie à la protection de ses libertés. L’Ile de France, grâce à son isolement, eet justement dans des circonstances qui nous permettent de juger ceque va:

lent les prétendues libertées, du système colonial, lorsqu'il n’a rien à craindre de la faiblesse des solons ou de l’intervention d’un voisin puissant en faveu: des opprimés.

LA] "se “à OR - —% hs 2. S “ . — mme

à RS mnt met 1" 1 ot ms mnnte

‘magnifiques occasiun, de juger si le | de vos lecteurs et dévoiler à un public in. système colonial, appliqué sous ces | telligent, à des juges impartiaux, les actes circonstances, a ce caracière de libé- | d’un gonvernement qui, depuis 1810, exerce ralité qu’on lui attribue. Eh bion ! | sur nous'le-despotisme le plas absolu, voilé

je regrette de le dire, on ‘voit ici, come | “08 le grand Aie "La ut ine nous l’avons vu ‘en Canada, la | "Monsieur, nous a p À

mêmepolitique agressive et lyranui- caison: ue l'ésouls pass Vaines sont Im ; réclamations ; le ” gouvernement ‘“ se bou- ‘que que eur RAYON OU à combaitre che les oreilles et nous laisse crier.” Ensuipendant tout unsiècle. Le «ÿysième 4e il nous dit que nous n'aurons jamais une colonial a motivé ioi un profond mé: | Administration plus sage, plus paternelle, contentement et je vais énumérer les | pluslibérale.— Que veulez:vous de plus griefs dont on s’y plaint, griefs qui'ne | que la liberté de penser et d'écrire ? ” de: sont que trop fondés mande-til,

‘Quand l’île Mauricea été cédée à | “Ce que nous voulons, c’est que cette l'Angleterre, on a stipulé, comme on | hberté de la presse nous soit uule à quel: l'avait fait pour !e Canada, que la po: | que chose ; c’est Lin le gouvernement écou- {pulation française de l'ile retiendrait te les organes de opinion publique ; c’est l’usage de sa langue, ses institutions | qu'il ne gaspülle pas nos fonds, malgré les

religieuses ainsi que ses lois qui ï protestations de la presse,

Ainsi, M. ‘Le prérident, voilà ï te promesse, je vienne mettre sous les yeux

vaient régie jusque là : trois hbertés “ Cette demande était, en effet, parfaite

, : ment juste, puisque sur les cinq journaux û a es He ee se es . ke publiés dans l'Ile Maurice, quatre étaient nb Lt IN + M. 16 | français ; mais la seule feuille anglaise de

Président, nous allons voirmaintenant | ;;71e avait toujours raison contre les quatre si l'Angleterre a respecté ces trois | feuilles françaises. clauses du traité. “ C’est qu’il fasse observer les lois ielies Je tiens en mains une correspon: | qu’elles ont été faites et également pour dance dont ia date n’est pas plus an:|chucun , C’est que, entre autres lois, celle, ‘cienne que le 6 mai 1862; elle est | sur le quarantaine soit fidèlement observée, écrite par un colon français de l’ile | et qu'on ne fasse pas d'exceptions vour les Maurice, et faitun exposé du système | "aires de guerre de £a Majesté, britannicolonial qui régit ses compatriotes, | 412 0! pour ceux qui pers des troupes ; Avant de lire -cette correspondance, | ©est Au'on apporte pus Caltention aux

à dois d’abord di lati communications avec les navires arrivant de Je dois d'aboru dire que la population | hr,je ; c’est qu’on nous mette à l’abri des de cette île est de deux cent mille

; . | épidémies qui viennent décimer notre popuàmes : cette population est adminis- lation ; c’est qu’on empêche le choléra de trée par un conseil exécutif et un

devenir endémique daos le pays, afin de conseil législatif, nommé à vie, de 18 À ne son

server la population française et créole de membres, dont 8 sont des fonction: | Maurice ; c’est que l’on fasse une conqué*

naires publics nommés et payés par | te sur les causes qui ont pu nous donner le le gouvernement de la colonie, les dix | choléra ; c’est qu’on revise les lois insufiautres sont presque tous d’origine an- | santes ; é’est qu’on garde nos réserves chez glaise. Ainsi, lélément ‘français |n0"s, au lieu de les prêter à la métropole dans le conseil législatif de l'île | ou à "d’autres colonies; c'est qu’on res: Maurice est dans la proportion de 1|Pecle ‘notre traité de capitulation ; c’est contre 5 environ, bien que la popula: qu'on ne cherche pas à mtroduire ici des

2 : k . … l‘lois anglaises, quand il est convenu que les U tion soit presqu’entièrement française. codes français seuls doivent nous re ;

‘ M. le rédacteur de l’économiste Fran | c’est qu'on nous rende l’usage de la langue -çais. | française qui nous a té ravi au mépris de “ Vous promettez aux anciennes colonies | la foi jurée ; c’est qu’on ne fasse d’injustices françaises aide et protection dans vos colon: | criantes en faveur des Anglaisetau détrines ; il est donc naturel que, coufiant en cet: } ment des eréoles ; c’est que ces derniers

——————__——— ne

ete

us les yeux à public in.

. les actes 10, exerce solu, voilé Eu effet, le la presse, :s sont les:

(© se bou- 6. Ensvijamais une paternelle, us de plus rire? ” de-

que cette ile à quel:

ment écouque; c’est malgré les

l, parfaite:

q journaux re étaient anglaise de les -quatre

s lois ielies ment pour s loss, celle, t observée, s vour les é britanni- >s troupes ; bntion aux arrivant de l'abri des otre popu’ choléra de fin de con créole de ne conqué* donner le ois iosuffierves chez métropole qu’on res:

on ; c’est re ici des u que les 8 régir ; la langue népris de injustices au détri° s derniers

Se où

soient appelés aux différents emplois, et qu’on ne les donne pas à des protégés incapables ; c’est encore le conseille legislatif ; self government, etc,ete, Voilà ce que nous voulons ;

4 Vous voyez qne nous voulons beaucoup de choses ! Mais n’est-ce pas que: toutes ces choses sont justeséet raisonnables ?

‘# Passons maintenant à l’énumération de quelques unes, et suivant l’ordre chronolo.

gique, commençons par la langue fre aise.

‘ L'acte de capitulation. signé en 1810 par les représentants de la France et de l’An:

gleterre, contenait les clauses suivantes que nous, peuple conquis, nous imposions à nus vainqueurs : ? .

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