‹ Discours prononcéChapitre 8 sur 19 · ES · texte numérisé non relu

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depuis cette époque jusqu'à la con- ‘quête du Canada par les anglais: Il y adansce fait ia corroboration du principe quifveut que la nation la plus forte opprime la plus faible, à moins que des circonstances spéciales pro‘ tëgent l’une contre l'autre. Il y 4 ici le preuve que l'égalité sectionelle ga rantie par le système de gouverne:

menique nous pos: édons, a pu seule permettre en Can: du aux différentes nationalités de vivre paisiblement l’une près de l’autre et de travailler avec succès à la prosrérité commune:

Ecoutez ! écoutez ! Mais la lutte com’ mencée en 4613 entre la France et l’Angletetre devint plus meurtrière ’aprèe un siècle et demi d'occupation; ‘elle se répandit sur toute la frontière ‘de la Nonvelle France. A l’instigation de la race rivale, les tribues snuva:

ges se ruèrent sur tous les établisse:

ments français du pays; une guer re acharnée re poursuivit s&ns relâche dans le but seni de chasser lex Fran çais de ce continent. Nous savons au:

aujourd’hui quel a eté le résultat de celte lutte. On nous dit que nous n'a” vons pas à nous plaindre da système de gouvernzment que nous avons aujourd’hut, c’est vrai mais si nous avons ce gouvernement,c'eat parce que depuis la conquête les débris de

la nation française restés au pays ont

vaillainmement lutié pour l'obtenir.

Sans la révolution américaine, nous aurians eu aussi notre large part de souffrance et d’humiliations comme celles qne l’on a fa!i subir aux Aca:

diens. Le traitement que lAugleterre leur a fait subir est un exemple de ce qui aurait pu nous ariiver, sans notre nombre et plus tard sans notre vaisi.

nage ds la république américaine.

Déporlation des Aradiens Il existait en Acadie un neÿ'an de Fran gais qui vivaient paisibler et isure"x,

tion.anglaise sans munnurer :t co’ pendant, parce qu'ils. étaïsnt iaibles et qu’il n’aveient-plus le bras de la

un “agen emmener mue 0 eue seen moe sm eenes ue tee me

France pour les protéger, on lesa vus déportés, commes des nègres eur la côte d'Afrique, par la philantropiqne Angleterre. C’est là un fait historique important qu'il ne faut j;as oublier, at dont.il est bon de mettre lea détails sous los yeux de notre population, au moment on l'élément anglais pour.

suit avec une tenacité ‘ligne d’une cause plus noble, nne pulitique agres.

sive et envahiesante, cuchée sous le projet de confédération qui nous est soumis,

L'hon. député de Lanark Sud (M.

Morris } nous disait, l’autre jour, que nous devions remercier l’Angleterre et lui être très reconnuissants du sysiè’ me de gouvern-ment que nous avions reçu d'elle, Mais à qui le doit‘on, ce système? Est:ce à la libéralité de l’Angleterre ? N'avons nous pas obtenu nos droits politiques qu’eu moment

où elle nepouvait plus sûremeat nous les refuser ? Non! M. le Président, nous ne devons de reconnaissance et de remercîments qu'à nos compatrio* tes qui, de tout temps out vaillamment combattu pour les obtenir‘ Quand nos voyous des colonies fran.

gaiser qui gémissent encore aujour d’hui sous le régime colonial anglais et qui se plaignent à l’Europe des traitements qu'on l:ur fait subir, nous devons conclure que nous ne devons rien à l’Anyleterre, mais au contraire que nous devons tout à ceux qui, après un siècle de luttes, nous ont obstenu'les réformes gouvernemen:

tales dont nous jouiesons. Afin que notre populaticn sache à quoi s’en tenir sur cette libéralité qu'on nous vante si souvent, permettez: moi. !!

le Président, de citer ici quelques pa’ gés de l’histoire du peuple acadien.

“ La guerre de 1774 commença ses in»

fortunes ; celle de sept ans consomma sa ruine totale. Depuis quelque temps, les

‘ : : DE ‘agrts anglais agisiaient avec la plus gran et.qui. s'étaient soumis à la u:rioue € 8 4 P graue

de rigueur ; les tribunaux par des violations flagrantes de la loi, par des dénis systémati: ques de justice, ,etaient devenus pour les pauvres habitants'un objet à la fois de : ver-

ee Que + mhedane ne mate

\lesa vus es eur la antropique historique oublier, at ea détails lation, au lais pour.

ue d’une ue agres.

> sous Île nous es!

Sud (M.

jour, que gleterre et du sysiè’ pus avions piton, ce é de l'An:

s obtenu moment neat nous Président, ssance et vmpatrio:

vaillamobtenir* nies fran.

e aujour jal anglais l’Europe fait subir, pous ne mais au ut À ceux es, nous ernemen’ Afin que quoi s’en où nous mai M ques pa° acadien.

Ça ses in»

)nsOMMa sa lemps, les plus gran violations systémati:

pour les is de :tere

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ne

reur et de hiine, Le moindre employé vou-| êté sssemblés pour entendre ln decision laitque sa volonté fût obéie. ‘ Si vous : nale du roi à leur égard. Il leur déclare: ne fournisses pas de bois à mes troupes, dir ! que quoique ce fût pour lui un devoir bien

sait uu capiraine Murray, je démolirui vos maisons pour en faire du feu.” « Si vous ne 7oulez pas prèter le serment de fédélité

pénible à remplir, il devait, en obeissance * ses ordres, les informer “que leurs terres e% lente bestianx de toutes sortes étaient «on:

ajoutait le gouverneur Hopson, je vais faire | fixqués au profit de lu courunne avec tous

pointer mes canons sur vos villages. ” |

Rien re peuvait engager ces hommes hono*

rables à faire un acte qui répugimait à leur.

les autres effets, excepté leur linge, et qu’i's allaient être eux'même déport: s how de la province.” Aucun motif ne fut dos

conscience, et que, dans l'opinion dé bien! né de œette décision, et il n’en pouvait être

des gens, l’Angleterre n’avait pas même le droit d'exiger. ‘ Les Acadiens, observe N!.

Haiburton, n'étaient par des sujets britan:

niques, puisqu’ils n'avaient point prêté le

donné aucun. En pleine civilisation et eu temps de calme politique et religieux wwe pa reille spoliation n'était point qualifiable et devait, comme l'usucier, dissimuler son for

serment de-fidékité, et ils ne pouvaient être | fait par le silence, Un corps de troupés, qui

conséquemment regardés eomme des rebel:

les ; ils ne devaient pas être non plus cousi: déiés comme prisonoiers de guerre, ni en:

envoyés en L'rance, purnque depuis près d’un demi-siécle on leur laissait leurs posses sions à la simple condition de demeurer neu:

tres.” Mais beaucoup d’intrignnts et d’a:

venturies voyaient leurs belles fermes avec envie ; quels beaux héritages / et, par con° séquent, qnel appat. Il ne lui fut pas difficile de trouver des raisons politiques pour jus’ tifier l'expulsion des Acadiens. La très gran: de majorité n’avait fait aucun acte pour por: ter atteinte à la neutralité ; mais, dans la grande catastrophe qui se préparait, l’innocent devait être enveloppé avec le coupable Pas un habitant n'avait mérité grâce. Leur sort fut décidé dans le conseil du gouverneur Lawrence, auquel assistèrent les amiraux Boscawen et \ osryn, dont les flottes croi.

saient sur les côtes. Il fut résolu de disperser dans les colonies anglaises ce qui restait de ce peuble infortuné ; et, afin que personne ne put échapper, le secret Ie plus profond fut ordonné jusqu’au moment fixé pour lenlèrement, qui devait avair lieu le même jour et à la même heure sur tousles points de PAcadie à la foi. On décida aussi, pour rendre le succès plus complet, de réunir les habitants dans les principales localités. Des proclamations, dressées avec une perfide habileté, ls invitérent à s’assembler dans certains endroits Sous les peines les plus rigoureuses. Quatre eent dix-huit chefs de famille, se fiant sur Imfoi britanvique, se réunirent ainsi le: 5 \septambre dans Péglise

de Grand:Pré. Le colonel Winslow s’y

rendit avce un grand appareil. Là il leur-montra la-commission qu’il te” naît du gonverneur, ct leur dit qu’ils avañent

s'était tcnw eaché jusquelà, sortit de sa retraite et cerna l'église : les Habitants, sur pris et sans armes,ne fiteut auchne résist tance. Les soldats rastemblèrent les fem:

mes et les enfants ;: 1023:hommes, femmes.

et enfants, se trouvèrent réunis au Grand:

Pré seulement, Leurs bestianx consistaient en 1269 bœuf, 1557 vaches, 6007 veau*, 498:cheveaux, 3690 moutons, 4197 cochons.

Quelques Acadiens s'étant échappés dans les bois, on dévasta leays pour les empécher de subsister, Dans les: Mines l’on brûle 276 granges, 155 autres petite bâtiments, onze moulins et uue église, Ceux qui avaient rendus les plus grands services au gonver nement,comme le vieux notaire LeBlanc, qui mourut à Philadelphia, de chegrin et de misère en cherchant ses fils dispersés dans les provinces anglaises, ne furent pas irieux traités que ceux qui avaient favorisé les:

{ français. On ne fit aucune distinction, Il fut permis aux hommes de lune comme de:

l’autre catégorie, et c’est le.seul :adoycissement qu’on leur permit arant de s’embar:

quer, de: visiter, dix par. dix, leurs faxilles, et dé éontempler pour la dernière fois ces:

champs naguères si calmes et si heureux qui les avaient vus naître et qu’ils ve devaient plus revoir, Le 10 fut fixé pour l’enibar* quément. Une résignation calme avait suc’ cédé'à leur premier désespoir. Maïs lors:

qu’il faillait dire ua dernier adieu à leur’ pays pour aller vivre dispersés au, milieu d’une population étrangère de langue, de:

coutume, de mœurs et de religion, le cou* rage abondonna ces malheureux, qui se li vrérent à la plus profonde douleur, En vio::

lation de la promesse qui leur ayait été fai tejet, par un rafinement de barbarie saus exemple, les mémés familles furent séparéés.

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# dispersées sur différents vaisseaux. Pour Bien plus, c’est nvre les descendants les embarquer, on rangea les prisonniers sur, d’une partie de cexexilés qu'on nous six de frout, les jeunes gens en tête. Ceux: propose aujourd’hui de nousunir, y ciayent refusé de marcher, réclamant l’exé:| A quelques ruois à peine je passais culion de la proixesse d’être embarqués | parmi ces popriniions, rt quand je avec leurs parents, on leur répondit en fai} voyais les magnifiqu « propriétés Jont sant avancer contre eux les soldats la ba, cite RS

Ft : on les avait depoutlés si brutalement Younette ‘rois, Le chemin de la chapelle Los dl RE Re A du Crand-Pré à la rivière (raspareaux avait D EN NONMIERR CARS Er Pan Le un mille de longueur: il était bordé des me rappellaix malgré moi leur na: deux côtés de femmes et d’enfants -qui, VrAnle histoire, et celle vue, je dois | à genoux et fondant en larmes, les encoura-! dire, n’était pas faite poor me faire ae geaient en leur adressant leurs bénédictioas. | Cepter la projet de confédération sans Cette lugubre procession défila lentement! le bien étudier dans tous ses détails: on priaut et en chantant des hymnes, Les! Je le repète, M. le Président, ce sont chefs de famille marchaient après les jeunes | là des faits, qu’il ne fant pas” oublier. gens. Enfis. la procession atieigit le riva- (Rires et chuchottements à droite: ) A ge. Les bommes furent mis sur ües vais: voir la manière dont certains menbren seaux, les femmes ct les enfants sur d’autres, | ja cette chambre accueillent le récit pêle-mêle, sans qu’on prit le moindre soin!

pour leur commodité. Des gouvernements ont commis des actes de cruauté dans un mourement de colère irréfléchie ; mais ils

de ces pages ies p'us sombres de l'His-tocre de la Nouvelle‘France, M. le Président, un croirait vraiment

avaient été provoqués, irrités par des agres: | AU les faits que J° cite n’ont Jan sions et des atiaques répétés; 1n'ya pas| existé et qu ils vont pas leur enseid’exemple dans les temps modernes de. chà:| 8nement pour l'avenir. Au reste cela timent infligé sur un peuple paisible et inof: | ñe m étonne pas de leur part, du mofenaif avec antant de calcul, de barbarie et| ment qu’ils ne peuvent eppronver de sang-froid, que celui dont il est ici ques* | un projet de constitution qui contient tion. une clause par laquelle le gouverne:

64 Tous les autres établissements des Aca°|\ ment impérial pourra même chan diens présentèrent, le même jour et à lamê-| gr notre nom de canadiens pour me heure, le même spectacle de désolation. | nous donner celui qui lui plaira. Les vaisseaux, chargés lle leurs nombreuses! j] fins que les souvenirs de nos victimes, firent voile pour les differentes its ne soient pas bien vivaces

provinces où ils devaient les disperser. ls dns laorébons à l’. ans le que l'amour

les semèrent sur le rivage depuis Boston ; RELN : x jusqu’à la Caroline, sans protection, les aban de leur nationalité ait de bien faibles racines dans leur cœur pour qu’ils

donnant à la charité du ways où ils pou: À vaient se trouver, Pendant de longs jours| Cansentent à perdre, avec le noin du

après leur départ, on vit leurs bestraux sas, Canada, la gloire d’un passé héroïque se.nbler autour des rui:es de leurs habita-, (Ecoutez ! écoutez ! ) Avec la confétions, et les chiens passer les nuits à pleurer | dération, le Canada ne sera plus un par de longs hurlements l’absence de leurs! pays ayant son individualité propre, maîtres. Heureux encrre dans leur dou: | son histoire et ses mœurs distincts, leur, ils ignoraient jusqu’à quel excès l’ava°| mais il Sera un état de la confédéras riceet l’ambition peuvent porter les hom- | tion dontls nom genéral fera dispames: | raître lea noms particuliers des pro-

Eh bien /M:le Président, voici! vinces dont elle sera composée. Vodes faits qu’il est important de sel yez les états de l’union Américaine, rappeler, Voici unè colonie française | le. nom, des Etats Unis fait disparaître

située à quelque+ cent lieues du Ca:

nada, qui est déportée en masse et dont les débris sant revenus long:

temps après sur le meme territoire,

celni des Etats particuliers; de même pour le Canada 1e nom de la confédération sera le seul sous lequel nous

serons connus à l’étranger. Pour moi,

ns cdi

scendants l'on nous nair, Fly

passais quand je étés dont utaleiment eanx, |e leur na:

je dois 1 e faire ac ion saDs s détails:

t, ce sont * oublier.

droite: ) À «s menbrer t le récit mbres de eFrance, t vraiment nt jamaix ur enseis reste cela rt, du moeppronver ai contient gouverne" ême chan liens pour ui plaira.

s de nos ) vivaces > l’amour en faibles our qu’ils le noin du é héroïque la conféa plusun té propre, s distincts, confédéras fera dispasdes proosée, Vonéricaine, disparaître de même a confédéquel nous Pour moi,

Se meet à nee ne qe — “nee

j" sais fisr de notre hi-toire et de mon no u de Canadien, et je veux les con s:rver. Je ne suis pas de ceux qui puven! entendre sans intérêts le récit des luttes héroîiques de la race française en Amérique, ainsi que pen le faire l’hon. député de Rouviile (M.

Pouein); pour moi, les confédérations de uatioualité, de famille, de l’angage et de race doivent être lea plus chères d’un peuple, bien qu’elleS paraissent n’avoir aucune importance on aucun intérêt anx yeux de l’hon. dé:

puté. (Ecoutez ! écoutez !

Six heures sonnent et la chambre s'ajourne à 74 h2ures, p. m.

A la repriss de la séance, M. Perrault continue :—

Conquête de la Nouvelle France.

M. le Président, —Au moment où J'interromoais mes remarques à l’ajournement de six heures, j’en étais à montrer l’esprit d’antagonisme et de lutte qui avait régné sur le continent américain jusqu'en 1755. L’hon a vu l’Acadie en proie aux attaques des habitants de la nouvellle- Angleterre et, en dernier lieu, on a vu la popula:

tion dispersé sur les côtes inhospitalières de ce continent, bordées par PAtlantique. La Nouvelle France avait donc perdu la plus grande partie de son territoire en Amérique. La guerre de sep} ans avançait à pas de géant, et tous les.jours l’élément français était restreint dans des limites plus étroites, Après de longnes luttes où des poignées d'hommes comhatti.

rent contre des armées dix fois plus nombreuses, lorsuq'ils étaient sans pain, sans munitions et presque sans espoir, la bataille des plaines d’Abra.

ham viat porter le dernier coup à la puissance frangaise en Amérique L'année suivante, la bataille de Ste, Foye, qui eût lieu le 28 avril 1760, forçait bientôt les Canadiens à capituler, bien qu’ils eussent été vainqueurs dans cette bataille, et que les Anglais eussent été obligés de fuire derrière les murs de Québec.

—— ee sc mt

Dans le traité de capitulation, l’Angleterre garantiseait aux Canadiens- Français le libre exercice de leur cul

te, la conservation de leurs institutions,

usage de leur langue etle maintien de leurs lois. Après cette lutte sur le champ d'honneur, qui attira aux Canadiens-Français le plus magnifique éloge de leur gouverneur, nous allons les voir aux prises dans une nouvelle lutte, lutte politique plus gloriense encore qn* celle qui avait précédé lu ce sion du Canada à l'Angleterre, Mais permettez moi, M. le Président, de citer d’abord l'éloge que faisait des Canadiens le gouverneur Vaudreuil, dans une lettre qu'il écrivait aux mi nistres de Louis XIV ;—‘ Avec ce beau et vaste pays la France perd 70,- 000 âmes, dont l’espèce est d’autant

plus rare que jamais peuple n’a été.

aussi docile, aussi brave et aussi at° taché à son prince.”

Ces qualités qui distinguaient les Canadiens-Français à cette époque existent encore dans le cœur de la population d'aujourd'hui. Aujourd’hui; encore ils sont loyaux, braves et mc:

narchiques, ils aiment les institutions stables, les garanties de paix que don.

ae un grand pouvoir et les luttes qu'ils ont eu à faire sous la domination anglaise ont été la meilleure preuve de lcur loyauté. Quand on étudie l’üis toire de nos luttes depuis la cession di:

Canada, on voit que nos hommes pa.

blics ont toujours été attachés à couronne de l’Angleierre, ju:qu’:

moment où ils ont été forcés par l’a.

bitraire et l’injustice du gouverne.

ment impérial, à recourir aux arme:

pour obtenir que nos droits politiqu::

et nos libertés fussent respectés, €:

eat ainsi qu’eu 1837 nous avons corquis le gouvernement responsable.

(Ecoutez! écoutez !

Mais, afin de faite voir quel a tou:

Jours été l’esprit d'agression et d’en vahissement de la population anglaise, en Amérique, je vaisfaire l’histo:

rique des luttes que nous avons eu à subir depuis un siècle, pour arrive:

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enfin à la constitution actuelle, que je

sms mes mme

En

? , . n s n’est qu’un nouvel engin monté par

veux conserver, mais que nos minis- nos adversaires naturels pour mieux tres veulent détruire pour y substituer { anéantir l’influence de la «are fran-

le projet de confédération. Nous verrons dans cet historique qne nous ne devons aucune reconnaissance à l’Angleterre pour les réformes politiques que nous n'avons obtenues que grâce au patriotisme inébranlable de nos grands hommes, qui ont vaillament lutté avec intelligence, énergie et persévérance, pour la défense constante de nos droits. On verra aussi que s’ils ont obtenu le système de gouvernement et les libertés politiques pour lesquels ile combattaient, c’est parce que nous avions pour voisins les états de l'Union Américaine, qu’à côté da mal se trouvait le remède. On verra que chaque fois que l’Angleterre a eu besoïn de nuus, pour défendre sa puissance, e:le nous a fait des concessions ; mais qu’une fois le danger passé, le fanatisme colonial a toujours essayé, de reprendre ces concessions et d'ané:

antir l’influence e: les libertés de la race franÇaise en Canada. Chaque page de l’histoire parlementaire de notre pays en offre de nouvelles preu yves.

Mais nous avions alors des hommes qui savaient lutter pour une noble cau:

se et qui ne craignaient pas les dangers de la lutte. J'espère, M. le Président, que nous avons encore de ces hommes sans peuret sans ‘reproche dans le Bas-Canada. J'espère que les ministres actuels sont sincères au moment où: ils abandonnent les garanties de la constitution actuelle. S'ils peuvent arriver à un heureux résultat avec leur projet de confédération, je serai le prémier à les en féliciter et la postérité les remercierà d’avoir eu la hardiesse de proposer un aussi vaste projet. Mais je dois le dire, il y a des hommes aussi intelligents, aussi dévoués aux plus chers imérêts de notre pays, que les hon. membres assis sur les bancs du ministère, qui sont convaincus que re projet, Join d’être un remède aux difficultés actuelles

çaise en Amerique ; influence, pour la conservation de laquelle il nous a:

fallu combattre à chaque pas depuis l’époque de la domination anglaise en Canada. (Ecoutez ! ecoutez !

Lutte politique sous la domination anglaise.

La première latte politique entre l'élément français et l’élément anglais dans + pays, a eu lieu quelques années seulement après que le traité de capitulation eût été signé. Le général qui commandait alors en Cana da établit un systèine de gouverne:

ment militaire. Ce système pouvait avoir sa raison d’être après une guer° re aussi longue et aussi meurtrière qué celle que l'an venait de traverser ;.

élle avait laissé tant d’animosités Jé gitimes dans le cœur des vainqueurs et des vainous ! Toutefois, le-traité de capitulation portait que les Canadiens seraient ‘ sujets du roi, ” el, com:

me tele, ils: avaient droit à un gouver.

nement représentatif, a foi des traités fut ‘donc brisée dès les premiers jours de la domination anglaise en Canadaet,comme j’aurai l'honneur de le démontrer à cette chambre, ce n’était là que le premier anneau de cette longue chaîne d'actes arbitraires que nous avons eu à subir depuis cette époque. Voici, M. le Président, le premier acte agressif que je me per mettrai de citer à l’appni de mon:

avancé : :

‘Le général Murray, suivant ses instructions, forma uu nouveau conseil, accumulant le pouvoir exécutif législatif, et judiciaire, et com posé des lieutenants-gouverneurs de Montréal et des Trois-Rivières, du jngé-en-chef, de l’inspecteur des douuncs et de huit personnes influentes., On ne prit qu'un seul: homme obscur du pays pour faire nombre.”

C'était là le premier acte dont ou

eût à'se plaindre :—

“On'proposa de prendre possession de l’évéché

de Québec avec se8 propriétés et de les donner à l’évêque de Londres, de n’acçorder aux catholiques qu'une tolérance limitée, d'exiger d'eux. le serment de fidelité, et de les déclarer incapa*

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| des traipremiers laise en l'honneur nbre, ce neau de arbitrair depuis résident, je me per de mon:

es instruc- ‘umulant le ire, et com e Montréal ef, de l’insppnes influ-:

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le l'évéché les donner aux cathoiger d'eux.

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“bles, comme catholiques, de posséder des charge- publiques. La justice était administrée par des hommes ignorant les lois du pays et dans une langue inconnue aux Canadiens.”

1! n’y a pas besoin de faire de longs commentaires sur la manière tout à fait injuste dont on traita ainsi les Canadiens, sur la violation flagrante -des conditions du traité de capitulation de Montréal. Mais on verra bientôt que la crainte d’un danger prochain a pu seule nous obtenir des libertés politiques, car a cette époque l’élément français pouvait maintenir a puissance anglaise en Amérique ;

Les partisans anglais s'assemblèrent à Québec en octobre 1773, pour rédiger une adresse dans le but d'obtenir une chambre d’as semblée.”

Et voici ce que le gouvernement impérial leur répondit par Pintermédaire d’un de ses ministres

“Asto an assembly of protestants only, J see no objection to the establishment of one, but the danger of disobliging the catholics of the province, who are so :much superior in number: ”.(4)

‘Voilà la seule considération qui’a pu empêcher la réalisation de la proposition faite, en 1773, d’étabiir une «Chambre d'assemblée canadienne com posée de protestants ‘seulement, et -pouitant, su? une population de 80, 000 âmes, 500 families seulement étaient alors anglaises et protestantes.

Quelle plus grande injustice pouvait.

on nous faire ? Mais l’élément anglais fit encore d’autres propositions au

gouvernement impérial :

“Six suggestions différentes furent faites relativement à la nouvelle forme du gouvernement que l'on voulait introduire : [© —L'on demandait d'établir une chambre d’'assemblée composée exclusivement de protestants, tel que:l'antendaient les Anglais par la proclamation royale du mois d'octobre 1763. 2° —Une assemblée composée également de catholiques et de protestants. 3° —Une assemblée composée presqu'entièrement de protestants avec un nombre limité de catholiques, 4° —De délé guer au gouverneur et à son conseil un pouvoir suffisant pour lier:la province, en augmentant le nombre des membres qui seraient tous protestants ; ou, 5b®°—Protestants et catholi-

(.) “ Quant à l'établissement d'une assemblée de srotestants seulement, je ne vois aucune objection, si ce n’est le danger de déplaire aux catholiques de la province, qui sont si supérieurs én nombfe.”

ques ; 6° —Ou encore de protestants avec un nombro restreint et limité de catholiques.”

Aiasi, des la première ten ative fai.

te pour donner au Canada français une orginisation politique, nous voyons l’exclusivisme le plus éhonté formér la bâe des propositions suggé.

rées. Ily avait à peine trois mille colons Anglais, contre 75,000 Fran-

ais, et déjà on nous refusait d’être représentés dans le conseil du gouverneur, pour y exposer les besoins du pays et veiller, à la défense de nos droits.

‘® Le baror de l’échiquier (Mazères:) fit un projet. de loi par lequel il suggérait d'élever à trente-un le nombre des membres du conseil, que celui-ci'tût indépendant du gouverneur au lieu d’être sujet à suspension, que le “quorum” fût fxé à dix-sept ; de plus, qu'il n’ eût point le pouvoir d'imposer àc taxes, qu’il'füt crée pour sept ans, et composé que de protestantg—dispositions : calculées pour écarter des affaires.et des emplois l’élément fraaçais et catholique. ?’

Toujours l’exclusion des eathobi.

ques et par couséquent de l'élément frauçais ! Mais qu’arriva.t-il ? Est ce que les français restèrent apathiques en face du danger qui les ménaçait ?

Non! à cette nouvelle, ils siguèrent des pétitions, et ils obtinrent de PAnglelerre la justice qu’on leur refusait IC : —

# Nos malheureux nncêtres, néanmoins, ne restèrent point oisifs devant les menaces et les injustices de leurs adversaires ; la colonie possédait des hommes capables de juger et de prévoir les événements ; des requêtes furent faites, et l'on signa dans le mois de décembre 1773, une pétition qui s’exprimaiten ces termes :

{ Dans l’année 1764, Votro Majesté daigna faire cesser le gouvernement militaire dans cette colonie pour y introduire le gouvernement civil, Et, dès l’époque de ce changement, nous commencèmes à nous apercevoir des inconvénients qui resultaient des lois br° tanniques quinous étaient jusqu'alors inconnues. Nos anciens citoyens, qui avaient reglé sans frais nos difficultés, furent remerciés, Cette milice, qui se faisait une gloire de porter ce beau nom sous votre empire, fut supprimée. On nous accorda à la verité le droit d’être jurés, mais en même temps on nous fit éprouver qu’il y avait des obstacles pour nous à la possession des emplois. On parla d'introduire les lois “d'Angleterre, infiniment sages et utiles pour la mère-patrie, mais qui ne pourraient s'allie” Avce nos coutumes sans renverser . n08 fortunes et detruire entièrement n05 posses»

8i0NB. ee EZLLLRLLLA)

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Daignez, illustre et généreux monatyque,

, de 1774 connu sous le nom ‘‘ d’Acte de Qué»

me et on ot md

dissiper ces craintes en nougaccordant nos an- | bic” Cette loi impériale établissant un con:

ives lois, priviléges et cotumes, avec les ‘luiites du Oanada telles qu'elles étaient ci- “wvant Daignez répandre également vos bontée gur tcus vos sujets sans distinction... et nous accorder en cemmun, avec les autres, los droits et priviléges de citoyens anglais, H1OFS.+.. DOUS 8eron8 toujours prêts à les 81-

seil législatif chargé, avec ie gouverneur, de faire des luis, nous garantissait de nouveau le libre exercice de notre religion, mnintenait nos lois et nos coutumes, et dispensuit les catholiques, pour devenir membres du conseil, de prêter le serment coutre leur religion.”

Voilà ce que nous mérita la guerre

crilier pour la gloire de note prince et le bien de l’indésendance des Etats-Unis.

lo notre patrie.” ; ; : è : s it c’est toujours le sentiment de L Angleterre LE à en. RARES population française en Amér'que . les Canadiens, c’en était Ve tA puissance en Amérique, et c’est alors

ï# a toujours été loyale envers le È ; è souvoir du moment qu’elle en a ob- seulement qu’elle concéda au Cana-

‘nue la protection à laquelle elle da français l'‘Acte de Québec,” qni voit droit. Dans les circonstances | était un acheminement vers de plus ficiles où se trouvrit l’Angleterre, grandes libertés. : demandes des Canadiens, ayant L’hon. procureur-général du Bas- \ceueillies favorablement, servi- | Canada nous a lu, l’autre jour, pluut de bâse à l’acte de 1774, sieurs passages de notre histoire pour nous prouver que les bras des Cana l'invasion américaine de 1775 moli- | diens-Français avaient seuls empê: ve seule le gouvernement en Canada. | ché l’anéantissement de la domination anglaise sur ce continent. Maie En effet, les circonstances ‘aient | il n’a pas tiré toutes les conclusions difficiles. La politique de la mere-pa: |auxquelles il aurait pn arriver des trie avait aliéné ses sujets de la Nou | prémissus qu’il avait posées et des velle- Angleterre, L'idée de taxer les | faits qu’il avait cités; Il aurait dû colonies pour subvenir aux besoins | nous dire si, en face de ces services du trésor impérial avait soulevé une | vaillamment rendus, il est juste que profonde indignation de ce côté de | l’élément anglais, ‘appuyant sur son PAtlentique. Et c'est cette politique | nombre, nous impose anjourd’hui la coioniale, mol conseillée, qui a | représentation bâsée sur la population, fait perdre à l'Angleterre ses co°|dut-il, par cett* mesure agressive, lonies américaines. Instruite par cet- | ébranler notre loyauté pour l’Angiete révolte, l’Angleterre, comprit | terre en créant un système de’gouverqu’elle devait accorder des libertés | nement qui nous répugne et dans lepolitiques plus grandes à ses colons | quel l'élément francais perdra sa jus Frénçais du Canada. Ils ne voulaient | te part d'influence dans l’administra: pas se soustraire à la domination an- |tion des affaires de notre pays. glaise. Ils voulaient au contraire res-| C’est à cette époque qu’une adrester sous son drapeau, car ils crai-|se fut envoyée aux Canadiens par le guaient d'être entrainés dans la répu- congrès américain, lear demandant blique voisine, dont on ne prévoyait | de s’unir à lui dans la révolte contre pas alors la grandeur future. Poueasée ! la métropole : par la crainte de perdre ce qu'il lui} “Saisissez, disait le congrès, saissisez l'ocrestait en Amériqne, l'Angleterre dut | C#ion que !a Providence elle-même vous pré-

A : | seute : sirous agisses de façon à conserver se prêter aux concessions que lui de- | votre liberté, vous serez effectivement libres.”

mandait le Canada, an moment ou la! M, le Président, tout le monde sait guerre de l’indépendunce exigeait le |]: réponse que firentles Canadiens à conrours de l'élément français : cet appel. Des armées envahirent

“Qaand, dit Garneau, on apprébenda la | notre territoire et prirent possession guerre avec les colonies anglaises d'Amérique, | d'une partie du pays. Québec seul

on sut taire les préjugés pour se rendre favo- | A À : rablos les Canadiens en leurs accordant l'acte | lenait encore, grâce à une garnison en

ae tnt ns amd

’Acte de Qué»

issant un con:

gouverneur, de de nouveau le muintenait nog itles catholiu conseil, de igion.”

a la guerre Etats-Unis.

écuutertant fait de sa ‘1 c’est alors \ Lau (’anaaébec,”? qni 18 de plus

1l du Bas:

Jour, plu:

istoire pour des Cana uls empê:

a dominaent, Maie conclusions iriiver deg es et des aurait dû ‘a services 1 juste que ant sur son urd’hui la population, agressive, r l’Anglede 'gouveret dans ledra sa jus dministra:

ays.

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ens par le emandant olte contre

saissisez l’oc- 1e vous préà conserver nent libres.”

monde sait anadiens à envahirent possession 1ébec seul arnison en

‘défendait,

‘cier,

partie Canadienne-Française qui la Et, si nous sonimes encore aujourd’hui aorités sous lee plis du drapeau .britanique, c’est aux Cana diens-Frangais qu’on le doit, et ce sont eux que l'Angleterre doit remer- Mais si l’on veut maïntenant nous imposer un système politique | dont le seul but est de nous noyer

‘dans une majorité hostile, nous de-

vons en remercier les Anglais à qui nos pères ont, en 1775, conservé c° ays.

Après la défaite des Américains devant Québec, le congrès ne se dé’ couragea pas; un second manifeste fut

envoyé en Canada, promettant de;

nouveaux renforts ; des hommes émi:

penis vinrent dans le pays : Frank'in, ‘Chase, Carroil, sollicitèrent en vain les Canadiens de se joindre à eux.

Le Dr. Carroll, moiten 1815, évè.

que de Baltimore, fut envoyé auprès du clergé canadien sans plus de suc

cès, et l’on dat enfin renoncer à tout espoir de s’emparer de cette impor.

tante colonie, Ces faits devaient né:

cessairement éclairer l'opinion publi:

que, et l'Angleterre comprit qu'ii vas lait mieux pour elle satisfaire aux

justes demandes du peuple canadien,

afin de pouvoir compter sur lui aux

Jours du danger et s’en servir romme

d’un rempart contre les Etats-Unis.

C’est alors. qu’on nous , accorda une constitution plus libérale; celle de 1791 :—

SCPI, éclairé par les anciennes fautes de l'Angleterre , dans l’administration des Etats. Unis, et par le grand exemple de son pere, Lord

Chatham présenta à Ta chambre des communes

un projet de loi tendant a octroyer au Canada une nouvelle constitution consacrant le principle électif, et divisant la colonie en deux -provinces distinctes, le haut et le Bas-Canada.

Le bill, après quelques amendements, dont l’un fut dé porter la réprésentation de trente à cinquante membres, passa sans division dans les deux Chambres. Le célèbre homme

d'état Burke, en ‘donnant son assentiment au

bill, disait : ‘ Essayer d’unir ds peuples qui diffèrent de langue, &e lois, de mœurs, c'est tres-absurde. (C’est semer des germes de discorde, chose indubitablement fatale à l’établis sement d'un gorvernement. Que leur constitution soit prise dans la nature de l’homme, la

ee np me 1e + nes emmnes

seule base sotide de tout gouvernement.” Le chef non moins célèbre du parti wihg, Fox, opposé à la division des provinces, se pronon: ça pour obtenir un conseil législatif électif en Canada. ‘* Avec une colonie comme celle-là, observait cette ornteur, susceptible de progrès ilest important qu'elle nuit rien à envier à ses voisins, Le Canada doitrester attaché à la Grande-Bretagne far le choix de ses habitants: il sera impossible de le conserver autrement. Mais, pour cela, il faut que les habitants sen: tent que leur situation n'est pas pire que celle des américains.”

Cette constitution de 1791 fut une grande concession fiite au Ba--Cana:

da. Il avait enfin une ch mbre élec.

tive, où le peuple put exprimer ses opinions et porter ses vŒux jusqu’au pied du trône. Aussi vit‘on de suite une génération d’hommes émivents, dont l’histoire conservera ho:

norablement les noms bénis, représenter les intérêts qui leur étaient con- | fiés, avec une habileté étonnante et un succès peu commun,

| Les élections furent fixées pour le mois de juillet, et la réunion des chambres pour le mois de décembre. Sur 50 membres, 16 Le furent élus, malgré l'opposition cons« taute que ces derniers avaient montrée aux | intérêts canadiens-français.

Ainsi dès la première chambre élective, et imalgré tonte |? opposition que le parti français rencantrait de la part du parti anglais, nous voyons seize dépu'és angiais élus en grande partie par tes votes de nos nationaux. Nous

[avons entendu, il y a quelques jours Cans celle chambre, des memr, bies du Haut: Canada” faire l'éloge de notre libéralité et avouer que. ja [A le fanatisme national ou religieux n’étaient venus de noïre part.

Le est vrai; nous sommes essenti:

ellement libéraux et tolérants, et il suffit, pour en avoirla preuve la. plus frappante de compter le nombre des députés de cette chambre qui, bien que de religion et de race différentes des nôtres, représentent cependant des comtés en grande partie ou ex:

clusivement français et catholiques.

C’est là un motif d’orgueil puur nous !

Malheureusement, nous ne sommes pres payés de retour, et nous ne ren’

rer sorti thnerongts

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