LD
CRT ne.
D = Le
en =
on en os DT et ais
so & Yo
in
ef TRS NY ARE
RE
ms
ne —.
“controns pas la même libéralité dhez
la population anglaise. Partout ‘où elle est enmajorité, elle nous ferme la porte-des honneurs et des emplois.
Elle nous exclut partout où elle est assez puissante pour le faire. Dès le premier parlement du Bas-Canada, les Anglais, bien que dans rune insi ænifiante minorité, s’efforcent de pros* crire l’usage de la langue française, ‘et de ce jour commencent entre des deux races les mêmes luttes que celles dont nous sommes aujourd’hui les témoins. L’on nous dit que les temps sont changés: c’est vrai; maissiileurs tentatives d’oppression sont moins hardies, si elles se cachent
Une discussion très vive et très animée s’éleva des deux partis opposées, et cette demande si raisonnable fut <onsidérée com.
me une espèce de revolte contre la mêétropole. L’on taxa les membres français d’insubordination ; l’on sembla méconnaitre les motifs qui les faisaient agir, l’on chercha de inôme à lesintimider ; mais cefut en vain les arguments inébranlables sur lesquels s’ap puyaient les députés Canadiens, leurs paroles pleines de dignité comme leur éloquen- <e, finirent par triompher des attaques de leurs fanatiques adversaires”?
Ainsi, l'élément français demande la rédaction des procédés de la cham bre dans sa langue, mais on voit l'elément anglais s’y opposer de toutes ses forces. On regardait cela comme
sous des dehors mieux faits pour nous | une révolte contre la métrosole ? C’est tromper, c’est seulement parce que | à n’y;pas croire. Voilà une assemnous sommes plus nombreux aujour' | blée législative presque exclusivement d’hui que nous ne létiens alors, et ! française, et dès la première séance, que l’on craint d'avantage le voisina- ! les quelques députés anglais qui la ge de l'union américaine, où plus | composent, après avoir voulu impo
que jamais il serait facile à notre population de trouver un remède énergique aux maux dont elle aurait à se plaindre.
Tentative id’erclusion de ‘la langue
française
Mais voyons maintenant, M. le Président, ce qui se passa à l’ouver.
‘ture de ia première chambre d’assemblée : je cite un auteur qui a toujours appuyé le parti de l'hon. procureurgénéral Est :—
“ Le parlement s’ouvrit le 17 décembre dans le palais épiscopal occupé parle gouvernement depuis la conquête. Il fallut choisir ua président, et #. J. Panet fut pro posé. C'est alors que l’on vit les membres anglais renouveler leurs tentatives pour obtenir la suprématie et mépriser les intérêts de ceux par qui ils avaient été élus.
Sans la moindre délicatesse en: dépit de leur miaorité ils proposèrent en opposition à M. Panet. MM. Grant Megill et Jordan, L'élection de M. Panet fut emportée par ‘une minorité de 28 contre 18 ; deux cana- ‘diens ayant vote contre lui. La haine que le parti anglais portait au nom canadien, se mavifesta davantage l’orsqu’une proposition
fut faite pour rédiger les procédés dela
‘chambre dans les deux langues,
“er à la très grande majorité un président de leur origine, refnsent ensuite, au neuf dixièmes de la population du pays le droit inprescriptible dé sa langue-comme langue officielle. Mais iis-comptaient sans île fermeté inébranlable dont les anciens Canadiens ont donné si souvant la preuve dans la défense de leurs droits, et je ne saurais donner aux ‘hon. députés de cette chambre une plus haute opimon des sentiments élévés de ces grands patriotes des anciens jours qu’en citant les remarques faites par un des députés, M. pg Lotbinière, pendant cette discussion :
‘ Ja seconde raison, qai est d'assimiler et d’attacher plus promptement les Canadiens à la mère patrie, devrait faire passer par dessus toutes espèces de éonsidérations, si nous n’étions pas certains de la fi. délité du peuple de cette province ; mais rendons justice à sa conduite de tous les temps, et surtout rappelons-nous l’année 1775, Ces canadiens qui ne parlent que français, ont montré leur attachement à leur souverain de la manière la moins équi voque’ Ils ont aidé à défendre cette pro’ vince. ‘Cette ville, ces murailles, cette chambre même où j'ai l'honneur de
lé d
très animée bes, et cette sidérée com.
rela métrofrançais d’inconnaitre les l'on chercha cefut en vain lesquels s’ap s, leurs paroleur éloquenattaques de
is demande
s de la cham
on voit l’eer de toutes ela comme
020le 1 C’est une assemh lusive ment ière séance, glais qui la soulu impo
rité un préfusent ensuia population iptible dé sa icielle. Mais fermeté iné- 18 Canadiens preuve dans ite, et je ne . députés de haute opiévés de ces nciens jours es faites par s Lotbinière, n :
i est d'assimitement les Cavrait faire pass de éonsidérartains de la fi.
province ; mais site de tous les ns’nous l’année e parlent que attachement à » la moins équi andre cette pro’ murailles, cette l'honneur de
frire entendre mu voix, ont été en partie sauvées par leur zèle et par leur courage.
On les a vus se joixdre aux fidèles sujets
de sa majesté et repousser les attaques que | seule différence
des gens qui parlaient bien bon anglais fai.
saient sur cette ville. Ce n’est donc pas, M le Président: l’uniformité du langage qui rend les peuples plus fidèles ni plus unis entre eux. Pour nous en convamcre, voyons la:
France en ce noment, et jetons les yeux sur tous les royaumes de l’Europe.
“Nom. jele répète encore, ce n'est point l’uniformité du langage qui maintient
“et assure la fidélité d’un deuple ;c’est la
cerlitude de sua bonheur actuel ,et le nôtre ‘nest parfaitement convaincu Hsait qv’il ést «Ous un gouvernement juste e‘ libéral ; il sait enfia qu'il ne pourrait que perdre beaucoup dans un changementou une ré, volution, et il sera toujours prêt à s’y op.
poser avec vigueur et courage M. DUFRESNE (de Moncalm)— M, le PRESIDENT, si l’hon: député de Ri:
chelieu veut bien me permettre, de l’interrompre un instant, je lui poserai une simple question, Je’voudrais sa:
voir de l’ho. député quelle est la diffé:
rence entre un député qui lit son discours, et celui qui lit: l’histoire du.
Canada devant cette chambre?
M. rErRnauzr—Je répondrai à Fhon. député de Montcalm que le discours que nous a lu l’hon.
député de Montmorency, l’autre soir, était écrit depuis ‘la pre:
mière jusqu’à la dernière ligne Il nous a lu. non‘seulement les. pa. sages de l’histoire ou lescitaticns {qu’il fai:
sait des discours des autres menbres de cette chambre, mais encore ses propres remarques sur ces extraits.
Mai, je ne lis ici que des citations d'auteurs qui sont autant de pièces justificatives sur les quelles. j’appuie mon argumentation. Si je ne les lisais pas, on pourrait croire que je ne fais qu'evprimer mes opinions propres, tandis qu’elles: sont celles d’un ami du guuvernement actuel. Bien que je pértage entièrement toutes les idées et toutes les opinions que je cite, cependant je ne veux pas me les approprier comme miennes, mais j'en yeux
| propose.
laisser tout le mérite et la responsabilité à leur auteur.
M. Duragexe de (Muntcalm)—La que je puisse décou-:
vrir entre l’hon. député de Montmorency et l’hon, député de Richrlien,, c’est que le premier lisait son œuvrepropre, et que l’autre se rend coupable:
de plagiat. (Ecoutez! et rires.)
M. Perrauzr—Tout le monde sait’ M. le Président, que l'hon. député-:
de Montcalin n’a pas à craindre la même accusation, pour l’excellente:
raîson que ses écrits où ses discours:
nese trouvent nulle part. Au mo-ment de l'interruption bien iuoffensivedu député de Montcalm, je citais M.!
le Président un passage du diecours| de M. D: Eotbinière, au sujet de!
‘| Popposition faite à la pablication en:
[français des procédés do:la chambre:
d’assemblée en 1791, pour démontrer l'esprit d'enclusivisme de l'élément anglais, ès le commengement de notre système parlementaire, malgré’ sa minorité insignifiante à cette épo-:
que.
Mais cette tentative hardie échoua,.
et l’amendement proposé pour pros’ crire la langue française fat repoussé par les deux tiers de l’assemblée.
Définitivement il fut résolu que les procédés de la chambre seraient dans les deux: langues, et que l’anglais ov le français seraient le texte des actes législatifs, selon que ceux‘ci auraient:
rapport aux lois anglaises ou françai ser.
On voit done Popposition à l’él6ment f'ançais se manifester dès le commencement de notre système pâr" lementaire en ce pays, par le refüs de:
la langue française comme langue of ficielle. Mais grâce à notre résistant ce opiniâtie, l’usage de cette langue a toujours été ur de nos privilée ges, privilége qui a été maintenu dans toute son intégrité jusque dans.
le projet de confédération qu’on nous:
Sans le courage et l’énergiedes hommes de ces temps d’épreuve,, l'élément français aurait perdu. de: