A CAHORS
31 juillet 1888.
Mes chers Compatriotes,
En me déléguant la présidence de cette cérémonie, le Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts me chargeait d'une mission dont je dois m'acquitter dès mes premières paroles. Il réservait à ce lycée un honneur qu'il eût voulu lui conférer luimême. Retenu à Paris par un devoir de sa charge, — celui de présider, en Sorbonne, la distribution des prix du concours général, — il a confié ce soin à un de vos compatriotes qui vous reste profondément attaché, à un élève de ce lycée, à celui de ses collaborateurs dont il a dépassé les plus ambitieuses espérances par les marques d'estime affectueuse dont il
l'a comblé. Réalisant un projet conçu depuis le jour où il avait pris la direction de l'Université et définitivement arrêté dans son esprit au milieu de la dernière fête nationale, M. Édouard Lockroy vient d'adresser au Président de la République un rapport dont je dois vous donner lecture.