‹ Discours prononcés (volume 2)Chapitre 8 sur 10 · MINISTRE DES AFFAIRES RTRABGÊRRS · texte numérisé non relu

MINISTRE DES AFFAIRES RTRABGÊRRS

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(EIKBCICK 1844)*

Séance du 18 juillet 1843*

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■ ***Cc point mis de côté, je viens aux questions qui ont été élevées par les honorables MM ■ de Boissy et Duboucbage* 0 en est deux que j'écarterai tout à fait, l'Espagne et 1 Irlande.

Dans l étal actuel des affaires d’Espagne, il serait contre mon devoir de répondre à aucune question, d entrer dans aucune explication à ce sujet (Très-bien !)j cela pourrait nuire aux intérêts du pays et à ses bonnes relations au dehors. Il y a deux points seulement que je tiens à loucher.

Il est vrai qu'il n'y a en ce moment point d’ambassadeur du Roi à Madrid* Je n'hésite pas a affirmer que les affaires du Roi et du pays en Espagne n'en souffrent point.

Indépendamment du mente personnel, de la prudence, de ractivité qu’a déployés dans sa difficile mission ïe chargé d’affaires qui y réside (i), il y a des moments, et il n'est aucun homme de sens qui ne le sache, où 1 inaction, l'attente tranquille, est le meilleur moyen de succès. Nous avons été, et nous sommes aujourd'hui envers 1 Espagne fidèles a cette politique, qui est aussi loyale que prudente. Nous sommes étrangers à loule action, a toute inlervenlion directe ou indirecte dans les dissentlons intérieures de l’Espagne.

Un a parlé de généraux réfugiés qui s'étaient rendus de ï rance en Espagne * on a parlé de passe-ports donnés, û armes fournies. Il n T y a point eu de passe-ports donnés; les réfugiés qui se sont rendus de France en Espagne étaient libres en Francejils 1 ont quittée sans aucune connivence, sans aucun rapport avec le Gouvernement du Koi.

Des armes l non-seulement il n’en a été fourni aucune, mais, tout récemment, une maison de commerce de Perpignan ayant demandé l'autorisa lion d acheter en France et d importer en Espagne 20,000 fusils, celle autorisation lui a été formellement refusée.

L absence complété de toute intervention directe ou indirecte dans les dissensions intérieures de l'Espagne* est plus que jamais la politique du Gouvernement du Roi : c’esl, je le répète, un acte de loyauté aussi bien que de prudence; tout ce qui se dit, tout ce qui s'imprime àco sujet a Madrid, à Londres, à Paris, est parfaitement faux et calomnieux. ('Très-bien !) Pour peu qu'on ait assisté au spectacle des événements de ce monde, il n’est pds difficile de comprendre comment ce qui se passe cuire la France

(4) If. le fl tir. de tifuriisfiwrg.

et l'Espagne peut se passer sans aucune connivence du Gouvernement du Roi. Il n’y a pas longtemps que nous avons vu un réfugié, le prince Louis Bonaparte, préparer et exécuter en Angleterre le fret d'un bâtiment; son armement, son expédition, un débarquement en France, tout cela à l'insu du gouvernement et du pays au milieu desquels il vivait. De pareils faits, bien plus graves que ceux dont on parle en ce moment, peuvent donc s’accomplir sans que le gou vernement chez lequel ils se produisent ait manqué en rien à la loyauté et au droit international.

Je n'en dirai pas davantage sur l’Espagne.

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