‹ Discours prononcésChapitre 29 sur 36 · odilo* nvunOT. II y a longtemps que cela est vrai · texte numérisé non relu

odilo* nvunOT. II y a longtemps que cela est vrai

31. i æ jimsistriî. Savez-vous, messieurs, ce qui arrivera si le cabinet succombe? C’est que vous n’aurez pas i sa place, sur ces bancs, un pouvoir vainqueur. Vous aurez deus pouvoirs, un pouvoir protecteur et un pouvoir protégé. (Très^ bien! très-bien !)

Vous aurez un puuvoir protégé cherchant sa force, mendiant son pain, tantôt à droite, tantôt a gauche. (Ou riL.)

3ï. i»o*Airi£* hawquis* Et qu’es t-ec que vous (biles, vous ?

m, i»iï mmiStrb. Messieurs, cette situation ne serait pas tout a fait nouvelle; nous Pavons entrevue plus d’uns lois; mais je demande si c’est de lé qu’on attend <le la force et de

la dignité pour le pouvoir et pour la chambre* (Approbation au centre,)

Ohï je comprends parfaitement que Imposition, la grande, la vraie opposition (Hilarité), qui ne croit pas pouvoir arriver aujourd'hui aux a flaires convenablement et honorablement pour elle-même, accepte la situation dont il s agit ; elle a, apres tout, et faute de mieux, quelques profits à y faire? de petits profits (Nouvelle hilarité)? mais enfin on s'm contente*

Vous avez vu que déjà, dans le débat de l’adresse, tout le monde a agile la question de savoir si l’on changerait, oui ou non, la politique du cabinet actuel. Si on la change, apparemment c’est au profit de quelqu’un. Les uns ont dit qu’on ne la changerait pas ; les autres ont dit qu’on la changerait. Tenez pour certain qu’on la changerait un peu. On là changerait plus qu’on ne le dit aux conservateurs ; on la changerait

moins qu’on ne le promet à l’opposition. (Mouvements divers.)

Je te répète dûne ; que f opposition accepte cette situation- ÎlI* je le trouve tout, simple? elle est dans son droit et elle a raison. Mais que des hommes préoccupés surtout de la force, de la dignité, de lMïkacilr, de la stabilité du Gouvernement, que le parti conservateur pût accepter une telle situation , je ne le comprendrais pas. C’est cependant là tout l’avenir qu on nous offre en ce moment.

Messieurs, le cabinet est convaincu que la politique qu’il a soutenue est bonne au dedans, bonne au dehors; le cabinet est convaincu qu’elle L*sl aussi honorable qu’utile, honorable au dedans, honorable au dehors. Depuis quatre ans, la chambre, sur T ensemble el le fond de la politique, la chambre l’a pensé comme nous*

de n enï rerai dans aucun détail* Je ne veux pas recommencer sur chaque pays, sur chaque fait, les discussions dont on

a occupé la chambra : aï les ne valent rien. Sachez bien qu’il n’y a rien de plus mauvais, de moins patriotique, que de venir débattre sans cesse ici ïa question de savoir si, sur tel point ou sur tel aulre, nous avons ou nous n’avons pas de l'influence, Quand on en parle, l'influence s’évanouit ; il faut l'acquérir ; ci quand on la possède, il faut s'en taire* Le succès d’abord, et puis le maintien du succès est à ce prix. Je supprime donc toute discussion de ce genre, oiseuse en soi, mauvaise pour le pays. (Mouvement d’approbation au centre.)

Nous sommes convaincus de plus que ce qui se passe en ce moment, T agi ta lion qui s’est emparée des esprits dans cette chambre, et jusqu’à un certain point, quoique beaucoup moindre, au dehors de celte chambre, nous sommes convaincus, dis-je, que c’est ïà un Élit artificiel, factice, passager, Nous en sommes profondément convaincus* ( Â u cèh t re . Vous a vez rai son . ) Nous som mes co n va i n c us q ue, lorsque ta chambre eL le pays examineront mûrement, après la première impression et les premiers débats, ce qui a été fait depuis quatre ans, depuis un an, ils en jugeront comme le cabinet lui-même en a jugé. Et bien, c’est là la question sur laquelle vous avez à prononcer en ce moment. La rumeur qu’on a élevée, les conséquences qu’on en a tirées sur la valeur de la politique du cabinet et sur sa situation dans la chambre, cela est-il un fait permanent, réel, ou bien est- ce un fait factice et transitoire? C’est ce que vous allez décider* Si vous décidez contre l'opinion du cabinet, le cabinet cédera les affaires à d’autres. Mais alors même nous ne changerons pas d'opinon. Vous savez que cela ne se peut pas, (Réclamations à gauche.) L’opinion de personne ici, ni de nous, ni de vous, ne dépend des voles de la chambre* Quel que soit le vote que la chambre va rendre, nous garderons noire opinion. Seulement, si ce vote nous est contraire, nous dirons ; Qu’une nouvelle expérience se fasse ; que la

France voie «more une fois ce (,„e peut lui valoir, pour sa tlignilê comme pour sa sécurité, pour SUIl influence au dciiors comme pour sa prospérité au dedans, une politique incertaine protégée par l’opposition. (Vive approbation au cciilri\ — Agitation prolongée.)

EXTKAÏT DU HOMTElift LMVEîï ïa • du rÉvrici* l*Sfô.

Imprimer!* PÀNCKOUCtCE > ruv îles Poitevins, G.

('ll.tnRItE DES DEPIITEs

Session de 1 8-4 i-1 H45.

PftOKOROü

PAR M. GUIZOT

«Win DBS AFFAIRES ETRANGERES,

’SlîH J. ES n TE ItPBf ESTIONS

*KU*m>* * LA SÉ80CIATIO!* o’t* M«W( poSD» BS1-AGKW,

Sïaucif du 34 tévror iBU'i,

Messieurs,

11 (lc bkm» devoir Rappeler Ionie l*altenliun de îa chambre sur h gravité de la décision msiantanée, soudaine, qu’on lui demande en ee moment (t), (Bruit. J

|,M. Garnier-Pagès dit quelques mois de sa place,)

w- fclt Je prie Al. Garnier Pagès de ne pas

m'interrompre*

demande à la chambre, par une décision soudaine sur une question qui vient à peine dWe soulevée, de mettre te gouvernement espagnol actuel hors la loi commune des gouvernements étrangers à la bourse de Paris. Voilà le fait.

(1) IM, ti.'ïrniftr Pagès.

Une voix à gauche. C’est un gouverne ment de pillards, de brigands ! (Violents murmures.)

ti. *#ü .le ne puis pas. je ne veux pas laisser

passer, pour un gouvernemcni ami, avec lequel nous sommes en relations régulières, de telles quali lira tiens.

Ti omuiTi niBiior. On ne relève pas ces mots-là quand ils ne sont pas dits pour la chambre . (Agitation.)

n. IjK niii8TBE. Vous êtes non -seulement en relations régulières H amicales avec le gouvernement dont il s’agit; mais nous avons a agir auprès de Lui, dans l1 intérêt des créanciers français aussi bien que dans TintéréL de nos relations politiques générales; et, par une décision semblable, vous compromettriez à la fois el nos relations politiques avec TEst*agne et les intérêts financiers des créanciers français, fl est impossible que La chambre p renne soudainement une décision aussi grave, qui aurait, je le répète, des conséquences déplorables, Sans doute, il est du devoir du Gouvernement français de (aire, auprès du gouvernement espagnol, toutes les démarches, tous les efforts nécessaires pour qu'il paye ses dettes, non-seulement les dettes dont on vmi| parle en ce moment, mais les dettes antérieures, et il y a tout lieu de croire que le gouvernement espagnol actuel est, en effet, dans cette sincère intention. {Rires à gauche.) Comment donc!

Un metnbre à gauêhç* Il a déjà lait banquernute trois fois!

n. Lt vfi^iHTUK. Vous ne me demanderez pas de venir débattre ici la conduite de tous les gouvernements qui se sont succédé en Espagne depuis vingt ans Mais il est arrivr souvent qu’après avoir subi ces Irislcs épreuves, et vous Savez cela par votre propre exemple, les États arrivent à reconnaître la nécessité de Tordre, de la probité dans les finances; il est alors du devoir de leurs alliés, de leurs voisins, rtc les aider dans celle noble entreprise, (Très- bien 1)

Messieurs, ru ms lie pouvons admettre tj^tiDf résolution. $nu daine;, sur une question qui vient do s'élever tout à coup, empèohek- Guüvefnanent français de iairc, auprès du gouvernement espagnol, tous ses efforts pour l'aider à sortir du désordre financier dans lequel il a vécu longtemps. Vous créeriez ainsi à l'Espagne de nouveau* obstacles, au lieu de lui apporter quelque appui.

II. mæ pu^iimüvt. Il est proposé d'ajourner la suite de cette discussion sans indication du jour, sauf à la remettre à Tordre du jour sur Ea demande d'un membre.

IHmimrs membres. À samedi !

n. iiE pr^iiigit de suis d'abord obligé de mettre au* voix ta proposition de M. Bûodel, qui est la [dus large.

( I /aj ou m dm en l es t ad o pi é .

Une longue agitation succède h ce voie.)

EXTRAIT UU MONITEUR UNIVERSEL Ûu SS récrier 1R45.

CHAMBRE DES PAIRS

Shssion DK 1844—184$

PAR M. GUIZOT

M1MSTI8 DES AFFAIRES ETRANGERES

***** la discussion sur lus PONDS srcrkts

spauce il u 5 mars 1845.

« I1ATI Hlti: UKJi PAIRS

Session de I8f i-1845.

prononcé

PAR M. GUIZOT

MAISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

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