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Je l'ai déja constaté, en une autre occasion, dans une reunion semblable. Notre pays est le plus religieux du monde, et c'est au catholicisme dont il porte si fortement l'empreinte dans ses annales, sur son territoire, dans ses institutions, dans ses mœurs. qu'il doit la conservation de sa nationalité, l'honneur moral de son nom, et l'éclat que jettent sur lui ses magnifiques établissements d'éducation et de charité, Aussi quelle n'a pas été sa dévotion envers la Vicrgæe Sainte ? Elle à été implantée sur cette terre par les premiers missionnaires qui v ont apporte la foi, par les Jésuites surtout qui honorent d'un culte tout spécial Ja mère de celui dont ils ont l'honneur de porter Ie nom. Elle a été développée, du moins dans la partie du pays soumise à l'action de leur zèle et de leur piété, par les fils de M. Ofier, si pénétrés de la tendre dévotion de leur Pere pour Marie, et de son empressement à propager son culte. Nos communautés de femmes, fondées par des saintes, des vertus desquelles elles font encore respirer le parfum. n'ont subsisté dans la sainteté de leur état, et dans l'influence salutaire de leurs œuvres, que par leur union avec la Vierge des Vierges, sans le culte de laquelle il ne saurait exister de religieuse ; et de leurs sanctnaires où les fètes de Marie sont si belles, de leurs personnes en qui quelque chose de Ia modestie ct des autres vertus de la Vierge Sainte apparait et attire les cœurs à elle, de leurs paroles portant aux autres Îcs sentiments dont elles sont pénétrées, de l'éducation donnée dans les institutions enseignantes aux jeunes personnes qui deviennent ces mères chrétiennes, dont l'influence est si puissante et si saiutuire : de ces canaux divers d'une méme source s'est répandue, en se déve: loppant chaque jour plus largement. ane vive piété envers.}a Mère de Dieu. Les Pontifes de l'Eglise du Canada n'ont cessé d'entretenir ce sentiment parun zèle pour la gloire de Marie dont l'expression se retrouve dans nombre de leurs lettres pastorales. Quel collége n'a sa Congrégation de la Sainte Vierge, des fètes joyeuses et solennelles en son honneur, et un enseignement qui, redisant sa grandeur et sa bonté, produit où entretient à son égard une dévotion dont la vie entière ressent la douce et saneti. fiante efficacité !
Aussi de tout temps on notre pays la piété envers Mario a
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exhanlé s63 suaves parfims et proluit des fruits de salut. Elle seit manifestée pi toutes ces Eglises consacrées à la Reine du Ciel sou: divers titres, depais Rx cath'drale de Québée, dédiée à sa Convenion [mmaculie, e° No:re-Dame de Montréal à son Saint Nom. jisqu'aux chapelle: le: plas humbles, mais honorées d'rére places sois l'invocation de l'un de se; glorieux privilèges. Quelle foule se presse dus les temples à ses soleunites ! Quelle est là paroisse où elle ne voit pas de nombreux fidèles venir chaque jour aux pieds de ses autels, ou devant son image dans le: familles, lui rendre un hommage de gloritication et de confiance pendant le mois qui lui est consat ve ! Par quelles démonstrations d’une foi vive e: d’une sainte alléwreise a été accueillie pwtout la proclamation du dowme de la Concep'ion immaculee ? Qui ne se rappelle ces Triduun célébiés avec tant de pompe, ces iluminations des cités et des bourgade, ces processions si solennelles, ces hymnes ei ces cantiques qui attestaient en tout lieu la piété canadienne envers Marie ?
Le culte de la Sainte Vierge est le siwne de la vivacité dela foi chezune nation. Aussi, notre payssi distingué par cette dévotion brille-t-il d'un vif éclat par la pureté de sa for.
Hn'y a actuellement parmi nous aucun journal irréligieux ; certaines feuilles qui ont, je nedis pas affiché pleinement l'impiété, mais fait des tentatives pour aaiblir le respect et la soumission à l'Eglise n'ont pa vivre longtemps au milieu de cette atmosphère de foi catholique dans laquelle respire notre population. Si récemment,dans un procès célèbre, quelques voix ont fait entendre un hideux accent de haine contre le sacerdoce et les institutions religieuses, elles ont été étoufées par le cride l’indignation genérale qui s'est élevée contre elles Quand lEncyclique Quantd cur.i a condamne les erreurs renfermées dans le fameux Syllabus, elle a trouvé chez tous les catholiques une soumission entière ; nulle parole ne s'est élévée de leur part en opposition à celle du
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