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Les prolétaires et la guerre

C'est surtout à leur énergique répugnance pour la guerre que l'Occident doit aujourd'hui son admirable tranquillité. Les vains regrets des divers partis rétrogra^ des sur la décadence de l'esprit militaire sont moins expressifs que l'institution indispensable, d'abord française, puis occidentale, du recrutement forcé, qui indique naïvement nos mœurs véritables. Malgré de factices déclamations, il faut bien reconnaître ainsi que, dans nos armées, les ofQciers sont seuls volontaires. Aucune .classe, d'ailleurs, ne participe moins que les prolétaires aux préventions nationales qui, quoique très afifaiblies déjà, divisent encore la grande famille occidentale. Elles sont plus actives chez les classes moyennes surtout il raison des rivalités industrielles qui s'y rattachent. Aux yeux prolétaires, elles s'efifacent partout devant la similitude fondamentale des penchants et des situations. £ette heureuse conformité prendra bientôt une consistance décisive par l'essor universel de la grande question 90ciale que le peuple soulève aujourd'hui pour obtenir ^Itfin.s^: dignç incorporation à l'ordre moderne. Nulle

aberration, militaire ou industrielle, n'empêchera plus un tel intérêt de maintenir, par son uniforme prépondérance, rharmonie générale de l'Occident.

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