Troisième et dp- >'• y flevient complète
^,j^/ une oppressive législa-
Cetle devise r J/^,//e désormais à l'obligation
l'ascendant p .'^(anl l'ignoble mur élevé par
ouvre direc* .-'^''i /appréciation privée des hom-
déjà cam' -■ ^y'\joiiten déliuisanl le double hud-
fondai '.-■■"". "^iaue ou métaphysique, qui seul em-
nanl ,.-CU- ''^fhui '" ^^aie liberté d'enseignement.
re' ,*-;.,(!/'''' j^niie fondamentale, le pouvoir central
/"* ,féi '■'^"gias inspirer de sérieuses inquiétudes de
' «""^on sa prépondérance nécessaire sur le pou-
ffïï^^ I .iCÇU^T^) sans danger, l'intensité qu'exige
,^(V" '..i-iii le maintien de l'ordre matériel au milieu de
^"■^""..hie mentale et morale. C'est pourquoi l'assemblée
réduite à environ deux cents membres, i
j-verait d'autres attributions que le vote annuel de t-nipôt proposé par le comité gouvernant, et l'apprécia- . jj des comptes antérieurs. Toutes les mesures poUtî- -jues. faut législatives qu'executives, appartiendraient jiu pouvoir central, assujetti seulement à les soumettre (J'avance à la libre discussion des journaux, des réunions populaires, et des penseurs isolés, sans que cette universelle consultation lui imposât jamais aucune entrave. Ayant ainsi garanti la tendance toujours progressive du comité directeur, il reste à le composer de façon à y assurer un caractère toujours pratique, indispensable à sa destination transitoire. C'est ce qu'indique aussi la théorie positive, en choisissant, parmi les prolétaires, les seuls hommes d'État qui puissent aujourd'hui succéder dignement à ceux de la Convention. Le pouvoir central serait donc conféré à trois gouverneurs populaires, qui réuniraient toutes les attributions ministérielles aux fonctions royales, en dirigeant, l'un le dedans, l'autre le dehors, et le troisième les finances. Ils convoqueraient et dissoudraient, sous leur responsabilité mo-
'assemblée locale, où, sans aucune prescription telle , prévaudraient bientôt les chefs industriels,
ir un office gratuit, toujours conforme à leurs occupations journalières. Dans les mutations personnelles propres à cette transition, ce petit nombre de directeurs maintiendrait assez la continuité, en permettant de représenter distinctement la phase antérieure, la tendance prochaine, et la situation présente.
Quoique nécessairement révolutionnaire, ce gouvernement provisoire se rapproche autant que possible de rétat normal. La suprématie purement temporelle qui le caractérise, n'oflFre de vraiment exceptionnel que le choix de ses organes, ainsi émanés d'une classe régulièrement étrangère au pouvoir pratique, finalement réservé à ses chefs industriels. Mais la nécessité de cette unique anomalie ressort tellement de la question actuelle que son application, d'ailleurs très circonscrite, ne saurait susciter aucune dégénération réelle des mœurs populaires. Puisqu'il s'agit surtout de moraliser la vie active, il faut bien accorder la prépondérance politique à l'élément pratique le mieux accessible, d'esprit et de cœur, à l'influence morale. Son ascendant politique, en laissant un libre essor à ses chefs civils, préparera leur avènement normal, ^n leur faisant sentir le besoin d'une intime régénération, privée et publique, sans laquelle ils resteraient indignes de leur suprématie finale. En même temps , l'influence consultative se trouve ainsi introduite régulièrement dans le gouvernement moderne. Purement spontanée d'abord, elle y deviendra de plus en plus systématique, à mesure que s'accomplira la libre rénovation philosophique sur laquelle reposera le régime définitif.
Cette nouvelle politique provisoire est d'autant plus conforme à sa destination que, quoique inspirée par l'urgence de la situation française, elle convient aussi à
toutes les populations assez avancées pour que la grande crise s'y soit déjà caractérisée. Ainsi, dès son début, la seconde partie de la révolution se montre ouvertement occidentale, tandis que la première devait être seulement nationale. La nature prolétaire du nouveau pouvoir central indiquera partout un tel caractère, puisque cette suprématie révolutionnaire appartiendra à la classe la mieux affranchie de toute antipathie locale, et la plus disposée, d'esprit comme de cœur, à l'union universelle. Même quand ce régime se bornerait à la France pendant quelques années, il aura bientôt régénéré, dans tout l'Occident, l'ancienne diplomatie.
Tels sont les avantages essentiels qu'une fondation systématique doit procurer au second gouvernement révolutionnaire, tandis que le premier ne put émaner que d'une appréciation empirique, rectifiée par l'instinct progressif de la Convention.
On trouvera déjà, sur ce sujet, des indications plus complètes dans le Rapport spécial que publia, en août 1848, la Société Positiviste (1).