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Insuffisance des dioers partis politiques

Préparant, à son insu, cette issue normale, rappi* rente domination du théologisme fournit au positivisae Tattitude que je souhaitais, il y a dix ans, une luUe devenue directe entre les deux systèmes organiques,» écartant toute intervention critique. Une métaphysiqa toujours inconséquente trouve aujourd'hui sa ruine défnitive dans ce même régime qu'elle désirait pour prévaloir. Quand il faut construire, on sent bientôt la profonde inanité de toutes ces écoles qui se bornent à protester sans cesse contre les institutious théologiqnes, en admettant néanmoins leurs principes fondamentaux. Elles sont même tellement annulées qu'elles ne peuvent plus remplir assez leur ancien ofBce négatif, désormais échu accessoirement au positivisme, seul garant systématique contre la rétrogradation comme contre l'anarchie. Déjà les psychologues proprement dits ont essen-' tiellement succombé avec la royauté constitutionnelle, d'après Tintime affinité de ces deux importations protestantes. Mais leurs rivaux naturels, les idéologues, qui semblaient ainsi reprendre leur ascendant national, n*ont i)u recouvrer Tancien crédit révolutionnaire de leurs doctrines irrévocablement usées. Les plus avancés d'entre eux, indignes héritiers de l'école voltairienne et dantonienne, se sont montrés profondément impropres, de cœur et d'esprit, à diriger la seconde partie de la révolution, qu'ils distinguent à peine de la première. Je les avais d'abord jugés d'après un type trop éminent, purement exceptionnel parmi eux, le noble Armand Carrel, si malheureusement ravi d'avance à notre répn-

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É blique. De vraies convictions républicaines étaient imt possibles chez ceux qui, élevés dans les intrigues parlei mentaires, avaient dirigé ou secondé la longue conspiration, de la presse française pour réhabiliter Bonaparte. I Leur vaine domination n*asu maintenir Tordre matériel qu'en invoquant le parti rétrograde, dont ils sont bientôt , devenus les simples auxiliaires, après avoir honteusement renié leur foi philosophique. Cette monstrueuse alliance laissera toujours un témoignage caractéristique, quoique épisodique» dans une expédition, aussi méprisable qu!odieuse, dont tous les libres coopérateurs recevront bientôt une juste punition temporelle, en attendant la flétrissure historique. Mais des indices décisifs - ont déjà montré la même tendance à l'hypocrisie rétrograde chez l'autre classe de déistes, disciples de Rousseau et imitateurs de Robespierre. Quoique moins discrédités auprès du peuple, comme ayant moins régné, ils ont maintenant perdu toute consistance réelle. Leur sauvage anarchie est directement incompatible avec les dispositions universelles qu!entretiennent toujours l'activité industrielle, l'esprit scientifique, et les goûts esthétiques, propres à l'existence moderne. Ces docteurs en guillotine, dont les vains spphismes avaient systématisé de sangfroid des fureurs exceptionnelles, se sont vus bientôt forcés, pour conserver leur popularité, de sanctionner l'heureuse abolition provisoire de l'échafaud politique. La même nécessité les conduit aujourd'hui à désavouer la seule acception réelle du sanguinaire emblème qui sert à désigner un parti trop vague pour comporter un autre nom. Ils n'ont pas mieux compris les vraies tendances du prolétariat dans leur aveugle préoccupation des droits métaphysiques, que le peuple s'est paisiblement laissé ravir quand l'ordre a paru l'exiger, et où ils persistent nrachinalement à placer la solution républicaine. Aspirant toujours à comprimer au nom du pro-

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grès, ils prennent pour type politique une coarte anomalie, qui ne se reproduira jamais. Seuls partisans réeb de la guerre au milieu d'une paix inaltérable, et bornant la régularisation du travail à détruire la biérarchie industrielle fondée au moyen âge, ces déclamateurs anarchiques sont, à tous égards, profondément repoussa par leur siècle. Quoique les prolétaires accordent encore quelque confiance à des chefs indignes ou incapables, ce crédit rapidement décroissant ne saurait devenir vraiment dangereux, en un temps où Tenthousiasme politi({ue ne s'attachera jamais à des préjugés métaphysiques. L'influence réelle de ce parti anarchique consiste surtout à servir d épouvantait au parti rétrograde pour conserver artificiellement, chez les classes moyennes, une adhésion officielle toujours contraire à leur nature et à leurs habitudes. Si, contre toute vraisemblance, ces vains niveleurs prévalaient légalement, leur règne éphémère aboutirait bientôt à leur irrévocable élimination, en prouvant au peuple leur profonde inaptitude à diriger la régénération occidentale. Ainsi, sous l'impulsion continue d'une lumineuse situation, la raison publique se montre de plus en plus opposée à toute métaphysique, comme elle Tétait déjà à toute théologie. Ce discrédit final de toutes les écoles antérieures prépare donc l'universel ascendant du positivisme, seul aussi conforme aux vraies tendances du dix-neuvième siècle qu'à ses besoins essentiels.

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