‹ Discours Sur L'ensemble Du PositivismeChapitre 44 sur 225 · Devise du positivisme : Ordre et Progrès · texte numérisé non relu

Devise du positivisme : Ordre et Progrès

Tous ces aperçus permettent maintenant d'apprécier comment l'ensemble des caractères qui doivent distinguer cette puissance régénératrice se résume spontanément par sa devise fondamentale, à la fois philosophique et politique {Ordre et Progrès), que je m'honorerai toujours d'avoir créée et proclamée.

D'a,bord, le positivisme peut seul constituer solidement chacune de ces deux grandes notions, conçues en même temps comme scientifiques et comme sociales. Cette aptitude exclusive est évidente quant au progrès, dont aucune autre doctrine ne saurait fournir une définition claire et 'complète. Mais, quoique moins sensible envers l'ordre, elle n'y est pas moins réelle ni moins profonde, d'après les explications propres à la première partie de ce Discours. Nulle philosophie antérieure n'a pu concevoir Tordre autrement que comme immobile ; ce qui repd une telle conception entièrement inapplicable à la politique moderne. Seul apte à toujours écarter l'absolu sans jamais introduire l'arbitraire, l'esprit positif doit donc fournir l'unique notion de l'ordre qui convienne à notre civilisation progressive. Il lui procure un fondement iné))r^nlableen lui doni^ant un caractère objectif, d'après le dogme universel de l'invariabilité des lois naturelles, qui inte;rdit à cet égard toute divagation subjective. Pour la nouvelle philosophie, l'ordre artificiel, dans les phénpinènes sociaux comme dans tous les autres, repose nécessairement sur l'.ordre naturel, résulté partout de l'en* seAM^ des lois réelles.

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