IM DISCOURS SUR L*ENS£MBLE
pOHilivisme est donc loin de nier jamais que FenseigneiiR'iit doive être réglé. Mais il établit que cette organisation nVst point encore possible, tant que durera TinterlY'giic spirituel ; et que, quand elle deviendra réalisable, d'après le libre ascendant d* une doctrine universelle, elle appurtirudra exclusivement au nouveau pouvoir intei- Irotiu'l et moral. Jusque-là, l'État doit renoncer à tout hyhtùuir complet d éducation générale, sauf de sages («iirouragements aux branches les plus exposées à être lu^gliK^'es dans les entreprises privées, surtout Tinstruction primaire. Toutefois, il faut maintenir avec soin, en h*s pt^rlVotionnant autant que le permettent nos lumières urlut*lles. les divers établissements publics, fondés ou K^Ht^iiôrôs pur la Convention, pour la haute instruction hpôcialo ; car ils contiennent de précieux germes sponlaïu^n pour la réorganisation ultérieure de l'éducation K«WuMah'. Mais lout ce que la grande assemblée avait tliUruit doit t^tre aujourd'hui supprimé définitivement, ^aiih r\ri*pln' les académies, même scientifiques, dont la fuhn»«to inlIunuT ntentale et morale a tant justifié, difpuii» Wiw rcstauiation, la sage abolition initiale. La |iulit hiii voillanor permanente du gouvernement sur les rlahli^MMiitMitN particuliers doit se rapporter, non à la dtirliiup, mais aux mœurs, honteusement délaissées par la li^Halilt^ actut^llo. Voih\ le seul office général que doive rtiirii'iNrr il col i^K^ird notre régime provisoire. A cela pi^k, il ihtil livror rtWIucation aux libres tentatives des a^MiriatiiuiH particulières, afin de laisser surgir un sysli>iiir dolhiilir, dont la supposition actuelle ne constiliiniail (|irun mensonge oppressif. La principale condi- Ihiii \V\\\w li'llr liberté consiste aujourd'hui à supjidiBer <4 la liilH Imit budget théologique et tout budget méla- |ili.viiit|ue. eu laissant & chacun'^rentretien du cnlle et de riithliiietlon i|u*il prêrère. Celte double suppression doit il •tilleul» H'aeeomplir avec la justice et la générosité qui
conviennent à une véritable régénération, supérieure à toute rivalité haineuse ; il faudra donc indemniser dignement les personnes, ecclésiastiques ou universitaires, ainsi atteintes par une mesure qu'elles n'avaient pu prévoir. Une telle marche facilitera beaucoup cette consé* quence nécessaire d'une situation qui, dans l'absence de toute doctrine librement dominante, interdit, comme rétrograde, la consécration légale d'aucun des systèmes épuisés qui jadis se disputèrent l'ascendant spirituel. Nos mœurs républicaines sont déjà très favorables à ce régime, malgré la tendance des idéologues à succéder aux psychologues pour les bénéfices métaphysiques.