‹ Discours Sur L'ensemble Du PositivismeChapitre 56 sur 225 · UO DISCOCRS SUR L ENSEMBLE · texte numérisé non relu

UO DISCOCRS SUR L ENSEMBLE

ture journalière, même dès la première enfance. C'est là qu'on trouve, d'ordinaire, les meilleurs modèles du véritable attachement, jusque chez ceux qu'une dépendance continue, trop souvent dégradée par nos mœurs aristocratiques, semble condamner à une moindre étévatioa morale. Une vénération sincère, pure de toute servîUté, s'y développe naïvement envers les supériorités quelconques, sans être neutralisée par l'orgueil doctoral, ni troublée par la rivalité temporelle. Les impulsions généreuses y sont toujours entretenues par d'activés sympathies, involontairement résultées d'une expérience personnelle des maux inhérents à rhumanitc. Partout ailleurs, le sentiment social ne saurait trouver autant d'excitation spontanée, du moins quant à la solidarité actuelle, qui s'y présente à chacun comme sa principale ressource, sans altérer pourtant une énergique individualité. Si l'instinct de la continuité humaine n'y est point encore assez développé, cela tient surtout au défaut de cultuce. systématique, seule efScace à cet égard. Il serait déi mais superflu de prouver qu'aucune autre classe ne o porte des exemples aussi fréquents ni aussi décisifs d'Sj franche et modeste abnégation, en chaque vra public. EnSn, il importe de noter, à ce sujet, que, près l'absence totale d'éducation régulière, toutes i hautes qualités morales doivent être regardées coni propres au prolélarial, depuis que l'émancipation rij cale des esprits populaires interdit de rapporter i résultats à l'influence théologique. Quoique ce typi méconnu ne soit encore essentiellement réalisable ij Paris, sa manifestation initiale dans le foyer occide^ doit annoncer assez à tous les vrais observateurs J tière extension finale d'un caractère aussi conforme à indications de la saine théorie de l'homme, surtout quai le positivisme aura pu systématiser convenablement j tendances spontanées.

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