Combinaison nécessaire entré la doctrine^ la force
et l'organe de Vopinion publique.
. l'elle est, en aperçu, la théorie positive de l'opinion publique. Dans ses trois éléments nécessaires» la doctrine, la force, et l'organe, elle se trouve ainsi rattachée profondément à l'ensemble de la réorganisation spirituelle ; ou plutôt, elle ne constitue que l'appréciation la plus usuelle de ce sujet fondamental. Toutes ses parties essenlielles offrent entre elles une intime solidarité naturelle. Si les principes positifs ne peuvent compter beaucoup que sur l'appui des prolétaires, ceux-ci, à leur tour, ne sauraient désormais sympathiser habituellement avec aucune autre doctrine. Il en est de même quant aux organes philosophiques, dont le peuple peut seul établir et maintenir Tindépendance nécessaire. Nos lettrés repoussent instinctivement la division des deux puissances, qui poserait des bornes systématiques à leur vaine ambition actuelle. Celte séparation est aussi redoutée par nos riches, qui craindraient de voir ainsi surgir une autorité morale capable d'imposer à leur égoîsme un frein irrésistible. Les prolétaires seuls peuvent aujourd'hui la comprendre et l'aimer, d'après leur aptitude plus prononcée à l'esprit d'ensemble jet an sentiment social. Mieux préservés, surtout en France, des sophismes métaphysiques et des prestiges aristocratiques, leur esprit et leur cœur accueilleront aisément les maximes du positivisme sur cette condition fondamentale de notre vraie régénération.
Celte théorie de l'opinion indique nettement où en est i\\^\h l'organisation de ce grand régulateur moderne^ et ce