‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 100 sur 583 · Trop libre. C.-à-d.,trop libre d'hu · texte numérisé non relu

Trop libre. C.-à-d.,trop libre d'hu

meur, et trop familière à l'égard des em acte libre et volontaire

gnagei que ceux dont s'autorise ici Bossuet, permettent de supposer que cette résolution, conseillée par le dégoût du pouvoir et le découragement, fut uo

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empereurs qui se déposaient. Les Gaules, l'Espagne et la Grande-Bretagne furent heureuses, mais trop peu de temps, sous Gonstantius Ghlorus. Ennemi des exactions, et accusé par là de ruiner le fisc, il montra qu'il avait des trésors immenses dans la bonne volonté de ses sujets. Le reste de l'empire souffrait beaucoup sous tant d'empereurs et tant de césars : les officiers se multipliaient avec les princes; les dépenses et les exactions étaient infinies.

Le jeune Constantin, fils de Gonstantius Ghlorus, se rendait illustre ^ ; mais il se trouvait entre les mains de Galérius. Tous les jours cet empereur, jaloux de sa gloire, l'exposait à de nouveaux périls. Il lui fallait combattre les bêtes farouches par une espèce de jeu * : mais Galérius n'était pas moins à craindre qu'elles '. Constantin, échappé de ses mains, trouva son père expirant. En ce temps, Maxence, fils de Maximien et gendre de Galérius, se fit empereur à Rome, malgré son beaupère (306); et les divisions intestines se joignirent aux autres maux de l'État. L'image de Constantin, qui venait de succéder à son père, portée à Rome, selon la coutume, y fut rejetée par les ordres de Maxence. La réception des images était la forme ordinaire de reconnaître * les nouveaux princes. On se prépare à la guerre de tous côtés. Le césar Sévère, que Galérius envoya contre Maxence, le fit trembler dans Rome (307) '. Pour se donner de l'appui dans sa frayeur, il rappela son père Maximien. Le vieillard ambitieux quitta sa retraite, où

1. Lad., De mort, persec, c. 24. B. ' coule de la brutalité cruelle de cet cm-

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