‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 99 sur 583 · Étoxkéb. Troublée, atterrée. Cf · texte numérisé non relu

Étoxkéb. Troublée, atterrée. Cf

Carus fut tué d'un coup Je ton-

récit de Vopiscus ont éveillé chez quelques historiens modernes le soupçon d'un crime.

3. Fut pbèt à. perdrb. C.-à-d., faillit perdre, fut sur le point de perdre. Ce sens de prêt à, prêt de, a été longtemps en usage. T. la remarque déjà faite, p. 92, n. 3.

Un grand destin ccmmence , on grand destia s*a. (chète

nern- au milieu du violent orage qui ] L'Empir* «l prêt à choir, et la France s'iU.,

assaillit l'armée romaine sur les bords Co»5eillb, Atiiia. I, 2

du T>ç;re. Certaines circonstances du

fut défait du plus violent et du plus perdu * de tous les hommes.

Dioclétien gouverna avec vigueur, mais avec une insupportable vanité *. Pour résister à tant d'ennemis, qui s'élevaient de tous côtés au dedans et au dehors, il nomma Maximien empereur avec lui (28(3), et sut néanmoins se conserver l'autorité principale. Chaque empereur fit un césar. Constantius Ghlorus et Galérius furent élevés à ce haut rang (292). Les quatre princes soutinrent à peine ' le fardeau de tant de guerres. Dioclétien fuit Rome qu'il trouvait trop Ubre*, et s'établit à Nicomédie, où il se fit adorer, à la modo des Orientaux. Cependant les Perses, vaincus par Galérius, abandonnèrent aux Romains de grandes provinces et des royaumes entiers. Après de si grands succès, Galérius ne veut plus être sujet, et dédaigne le nom de césar. 11 commence par intimider Maximien. Une longue maladie avait fait baisser l'esprit ^ de Dioclétien, et Galérius, quoique son gendre, le força de quitter l'empire ^ Il fallut que Maximien suivît son exemple.

Ainsi l'empire vint entre les mains de Constantius Chlorus et de Galérius (305); et deux nouveaux césars. Sévère et Maximin, furent créés en leur place par les

1. Du PLUS PERDo. Perdu, sans complé- i pereurs. — La vanité blessée eut moins

mont, se dit tous les jours des person- | de part que la politique dans la préfé-

nes tout à fait di;criées pour les mœurs, renée donnée par Dioclétien au séjour

ou dont la fortune est désespérée). Au | deNicomédie. — L'appareil monarchique

<-upcrbtif, ce mot peut être considéré co 1 me un de ces latinismes expressifs dont notre auteur est rempli. « Omnium mortaliuni prolligatissimus ac perdiiissimus, » dit i.iceron de Verres, III, 26. l. Une insupportable vanité. Bossuet,

dont il s'y entoura, faisait parlie du nouveau système de gouveruemcut inauguré par ce prince.

5. Avait fait baissbh l'esprit. Bossuet a déjà dit, avec la même franchi.îe d'expression, en parlant de Salomon in-

c^u'on verra plus loin Irès-impartial à Sdèle et déctiu : « Son esprit bai se ; ré;;ard de Julien l'.-ipostat, ne Test pas , son cœur s'affaiblit, etc. « Vl« Ep autant pour D oclélien. En appréciant le 6. Euseb., ffist. eccL, lib. VIII, cap. caractère de celui-ci, il s'en rapporte j )3; Orat. Const. ad sanct. cœt. 25; trop à ceriains historiens et apologistes ; Lact.,Z)e mort, peraec, c. 17, 18. B. cliréiicns contemporains (Eusèbe, Lac- L'abdication de Dioclétien a été ditmcc), juijes prévenus de cet empereur, | versement interprétée. D'autres témoi-

ci auxquels, il est vrai, l'impartialité à son égard était difficile.

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