‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 104 sur 583 · Lçi PARUT. Lui apparut. Si visa est · texte numérisé non relu

Lçi PARUT. Lui apparut. Si visa est

2. Étaléb. C.-à-d., montrée hautement, en pompe, avec ostcutatioa, Ostentata. « Constantin, ce triomphant empereur, daus le temps marqué par la Providence, éléoera l'étendard de la

croix au-dessus des aigles romaines... La croix sera son unique trophée, parce qu'il publiera hautement qu'elle lui a donné toutes ses victoires. • 5. sur la vertu de la Croix, l" point. 3. RÉPRiKts. Axr^tifi. Ilepressi.

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qucs, qui représentaient toute l'Église, condamnèrent le prêtre Arius, ennemi de la divinité du Fils de Dieu, et dressèrent le Sj^mbole où la consubstantialité du Père et du Fils est établie (3:25). Les prêtres de l'Église romaine, envoyés par le pape saint Silvestre, précédèrent tous les évêques dans cette assemblée ; et un ancien auteur grec* ompte parmi les légats du saint-siége le célèbre Osius, évêque de Cordoue, qui présida au concile. Constantin y prit sa séance ^ et en reçut les décisions comme un oracle du ciel. Les ariens cachèrent leurs erreurs, et rentrèrent dans ses bonnes grâces en dissimulant.

Pendant que sa valeur maintenait l'empire dans une souveraine tranquillité, le repos de sa famille fut troublé par les artifices de Fauste, sa femme. Crispe, fils de Constantin, mais d'un autre mariage, accusé par cette marâtre de l'avoir voulu corrompre, trouva son père inflexible. Sa mort fut bientôt vengée. Fauste, convaincue, fut suffoquée dans le bain. Mais Constantin, déshonoré par la malice ^ de sa femme, reçut en même temps beaucoup d'honneur par la piété de sa mère. Elle découvrit, dans les ruines de l'ancienne Jérusalem, la vraie croix, féconde en miracles. Le saint sépulcre fut aussi trouvé. La nouvelle ville de Jérusalem, qu'Adrien avait fait bâtir; la grotte où était né le Sauveur du monde, et tous les saints lieux, furent ornés de temples superbes par Hélène et par Constantin. Quatre ans après, l'empereur rebâtit Byzance, qu'il appela Constantinople, et en fit le second siège de l'empire (330).

L'Église, paisible sous Constantin, fut cruellement afiligée * en Perse. Une infinité de martyrs signalèrent leur foi (336). L'empereur tâcha en vain d'apaiser Sapor, et de l'attirer au christianisme. La protection de Con-

1. Gel. Cyzic, Ilist. Conc. Nie, ' premiers siècles de TÉglise, les empelib. II, cap 6, 27 ; Conc. Lab., t. II, reurs chrétiens avaient place au Concile col. 158, 2Î7. B. 1 pour y protéger la Ibertédes suffrages,

i. Y PRIT SA SKA^cB. Ces mots mar- j et recueillir les décrets de l'Eglise, à queut Tenercice d'un droit. On dit, Les i l'exécution desquels ils prêtaient leur magistrats de cette cour, nouvellement , appui.

nommés, n'ont pas encore pris séance, 3. La malice. V. p. 25, n. 4. n'ont pas encore été installés. Dans les | 4. Affligée. V. p. 101, n. 3.

ns

slanlin ne donna aux chrétiens persécutés qu'une favorable retraite. Ce prince, béni de toute l'Église, mourut plein de joie et d'espérance ', après avoir partagé l'empire entre ses trois fils, Constantin, Constance et Constant (337). Leur concorde futbientôt troublée. Constantin périt dans la guerre qu'il eut avec son frère Constant pour les limites de leur empire (;U0). Constance et Constant ne furent guère plus unis. Constant soutint la foi de Nicée, que Constance combattait. Alors l'Église admira les longues souffrances de saint Athanase, patriarche d'Alexandrie et défenseur du concile de Nicée. Chassé de son siège par Constance, il fut rétabli canoniquement ^ par le pape saint Jules I, dont Constant appuya le décret '. Ce bon prince ne dura guère *. Le lyran Magnence le tua par trahison : mais tôt après % vaincu par Constance, il se tua lui-môme (;]53;.

Dans la bataille où ses affaires furent ruinées, Valens, évêque arien, secrètement averti par ses amis, assura Constance que l'armée du tyran était en fuite, et lit croire au faible empereur qu'il le savait par révélation. Sur cette fausse révélation. Constance se livre aux ariens. Les évoques orthodoxes sont chassés de leurs sièges ; toute l'Église est remplie de confusion et de trouble; la constance du Pape Libère cède aux ennuis de l'Cxil ; les

1. Plein db loiz et D'tsrÉRiNCK. Se rapporte aux seiiliments de lame chrétienne bien préparée au dernier passage : joie de l'innoceace reconquise ; espéraïKe d'un liouheur éternel.

2. Canoxiqde.iîbst. Par l'an'orité des canons, de ces lois de l'Église, que l'emperetir Constant avait violées en chassant Athanase de son siège.

3. Socr., Hist eccl , lib. Il, c. IS; Sozom., lib. 111, c. 8. D.

4 Ne dura GnÈRB. Foin.c de langage familière à Bossuet, dans ce récit abrégé qui ne laisse place, pour certains personnages, qu'a la plus courte mention.

■ SonGls Evilniérodac, que ses débauches rendaient odieux, ne dura guère. »

VII» Epoque. " Ce rebelle snulTrit un pareil traitement de Tibère, nommé .\bsimare qui, lui-même, ne dura guère. •

Xl« Epoque. « L'empereur .^.nastase n dura guère. • Ibid., etc.

5. Tôt après. Celle locution adverbiale, aujourd'hui surannée, était coniniunémcul employée par les écrivains du xvn= siècle, chez lesquels elle contribue souvent d'une manière heureuse à la vivacité de la phrase : <■ Cimstantin marche contre Maience, et le taille en pièces, ce qui le rend mai're de Rome, et loi après, de tout le monde, n Comm. sur l'Apoc. c. II. » Si on se laisse entraîner au cours d'une rivière, ou ne sent rien, si ce n"cst peut-être un mouvement assez doux d'abord, où vous êiiis porté sans peine, et vous ne sentez bien le mal qu'il vous fait que iot après, quand vous vous noyez, i Max, et rèfl, sur la comédie, VUI.

tourments font succomber le vieil Osius, autrefois le soutien de l'Église (357). Le concile de Rimini, si ferme d'abord, flécbit h la un par surprise ' et par violence (359), rien ne se fait dans les formes ; l'autorité de l'empereur est la seule loi : mais les ariens, qui font tout par là, ne peuvent s'accorder entre eux, et changent tous les jours leur symbole; la foi de Nicée subsiste'; saint Alhanase et saint Hilaire, évoque de Poitiers, ses principaux défenseurs, se rendent célèbres par toute la terre.

Pendait que l'empereur Constance, occupé des affaires del'arianisme, faisait négligemment celles de l'empire, les Perses remportèrent de grands avantages. Les Allemands et les Francs tentèrent ' de toutes parts l'entrée des Gaules : Julien, parent de l'empereur, les arrêta et les battit (357-359). L'empereur lui-même défit les Sarmates, et marcha contre les Perses. Là paraît la révolte de Julien contre l'empereur, son apostasie, la mort de Constance (361), le règne de Julien, son gouvernement équitable, et le nouveau genre de persécution qu'il fit souffrir à l'Église. Il en entretint les divisions ; il exclut les chrétiens non-seulement des honneurs, mais des études ; et, en imitant la sainte discipline de l'Église, il crut tourner contre elle ses propres armes. Les supplices furent ménagés *, et ordonnés sous d'autres prétextes que celui de la religion. Les chrétiens demeurèrent fidèles à leur empereur : mais la gloire, qu'il cherchait trop ^ le fit périr ; il fut tué dans la Perse (363), où il

1 . Par sdrphise. Trompé par rinnoccace apparente des eiprcâsioas que les ariens substituaient à certains termes essentiels du Smbole. Par violence, contraint par les ordres et les menaces de l'empeieur.

f. ScBsisTE. Se soutient, demeure ferme, imriiuabie; stat, constat. Ce sens éuergiqiie du verbe subsister, conforme à son origine latine, se retrouve encore aujourd'tiui dans un certain nombre d'expressions françaises. — Mais subtislance ne pourrait plus êlre employé comme il l'a été par Bossuet da:i"s la phrase suivante : « L>îS persécutions s'étaient ralenties de temjis en temps, et les païens attribuaient à ce

relâchement la subsistance de l'Kglisc. » Comm.sur l'Apec, c. xi. La durée ferme, la solidité persistante de l'Église.

3. Tenter est employé ici absolument comme le verbe latin" dans la concise locution , tenture aditum loci.

Qua tenlet ratione aditus, et ^B tia claua«i Lxculiat Teucios.

ViBG., ^n., IX, «1.

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