Était prononcéb. Dans les conseils d'en Viaut
4. A PEINE encore. Sans examiner ce procès, Bussuet, malgré sa sympathie
pour la victime d'un si étrange supplice, et son respect pour l'autorité de saint Grégoire, laisse voir qu'en impartial bistoiien, il saurait faire ses réser* ves sur le compte de Brunehaut.
6. La vraie croix. Elle fut emportée, avec le butin fait à Jérusalem, par les Perses vainqueurs.
7. La Perse penétréb. Sur cet emploi du yetbe pénétrer, V. p. 61, a. 7.
SUR I/HISTOIUK UNIVERSELLE.
primée, un plus grand mal s'éleva contre l'empire et contre toute la chrétienté. Mahomet s'érigea en pro- • phète parmi les Sarrasins; il fut chassé de la Mecque par les siens. A sa fuite commence la fameuse hégire (622), d'où les mahométans comptent leurs années. Le faux prophète donna ses victoires ' pour toute marque de sa mission. 11 soumit en neuf ans toute l'Arabie, de gré ou de force, et jeta les fondements de l'empire des califes.
A ces maux se joignit l'héré.sie des Monothéiites (629), qui, par une bizarrerie presque inconcevable, en reconnaissant deux nalures en Noire-Seigneur, n'y voulaient reconnaître* qu'une seule volonté. L'homme, selon eux, n'y voulait rien, et il n'y avait en Jésus-Christ que la seule volonté du Verbe. Ces hérétiques cachaient leur venin ' sous des paroles ambiguës : un faux amour de la paix leur fit proposer qu'on ne parlât ni d'une ni de deux volontés. Ils imposèrent * par ces artifices au pape Honorius I, qui entra avec eux dans un dangereux ménagement, et consentit au silence, où le mensonge* et la vérité furent également supprimés. Pour comble de malheur, quelque temps après, l'empereur Héraclius entreprit de décider la question de son autorité, et proposa son Ecthèse, ou Exposition, favorable aux Monothéiites (63'J) : mais les artifices des hérétiques furent enfin découverts. Le pape Jean IV condamna l'Ec-
1. Ses victoibes. Ou seul la portée de cette courte phrase. Des victoires, à la rigueur, ne prouvaient rien, sinon qu'il était le plus fort.
2. N'y voclaiext. ... C'est-à-dire, ne voulaieut reconnaître dans Aotre-Seigneur. Sur les emplois de la particule |ironoin y, dans la langue du xvii» siècle, V. p. 51, n. 2.
3. Lbcr vemx. Leur doctrine empoisonnée, pernicieuse. A force de servir, dans la langue de la controverse relieieuse, cette métaphore s'était comme effacée : autrement il y aurait ici une sorte d'incohérence de langage [des paroles ca'.-hant le venin !).