Cunc. Nie. n, act. YI ; t. VU, Concil. col. 395. B
DlSCOUilS
damna comme idolâtrie tout l'homieur rendu aux images en mémoire des originaux, mais encore on y condamna la sculpture et la peinture comme des arts détestables ^ C'était l'opinion des Sarrasins, dont on disait que Léon avait suivi les conseils quand il renversa les images. Il ne parut pourtant rien contre les reliques. Le concile de Copron5a'ne ' ne défendit pas de les honorer, et il frappa d'anathème ceux qui refusaient d'avoir recours aux prières de la sainte Vierge et des saints ^. Les catholiques, persécutés pour l'honneur qu'ils rendaient aux images, répondaient à l'empereur qu'ils aimaient mieux endurer toute sorte d'extrémités, que de ne pas honorer Jésus-Christ jusque dans son ombre.
Cependant Pépin repassa les Alpes, et châtia rinfidèle Astolphe (755), qui refusait d'exécuter le traité de paix. L'Église romaine ne reçut jamais un plus beau don que celui que lui fît alors ce pieux prince. Il lui donna les villes reconquises sur les Lombards, et se moqua de Gopronyme qui les redemandait, lui qui n'avait pu les défendre. Depuis ce temps, les empereurs furent peu reconnus dans Rome : ils y devinrent méprisables par leur faiblesse, et odieux par leurs erreurs. Pcpin y fut regardé comme protecteur du peuple romain et de l'Église romaine. Cette qualité devint comme héréditaire à sa maison et aux rois de France.
Charlemagne, fils de Pépin, la soutint* avec autant de courage que de piété. Le pape Adrien eut recours à lui contre Didier, roi des Lombards, qui avait pris plusieurs villes, et menaçait toute l'Italie. Charlemagne passa les Alpes (773). Tout fléchit '. Didier fut livré : les
) . Ibid. Defin. Pseuiio-syn. C. P., col. 458, 506. B.
ii. Db Cophonvmb. C'est dire avec le sans-façun le plus méprisant et le plus piquant, que ce concile (qui se prétendait œcuménique) ne tenait son mandat que de l'empereur, et qu'il était sa chose .