‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 134 sur 583 · Conc. Nie, ll,act. vu; t. VII Conc. coL 555. B · texte numérisé non relu

Conc. Nie, ll,act. vu; t. VII Conc. coL 555. B

3. Ces sièges opprimés alors par les inûdèles, étaient ceux d'Antioche, d'Alexandrie et de Jérusalem.

4. Loin db les DÉSAvouBn...r.-à d., loin de désavouer ces légats qui les représentaient au concile, ces trois sièges ont acceptf, etc.

5. De uhouilleb les idées. Di; confondre et d'obscurcir les idées. Ce verbe

revient souvent, en ce sens, chez Bossuet et les contemporains, o Vous devez éviter les anachrouismes qui brouillent l'ordre des affaires. » XH» Epoque. — « A mesure qu'on s'éloignait de l'orif-ine des choses, les hommes brouillaient les idées qu'ils avaient reçues de leurs ancêtres. » II» part., c. II. Cf. p. 127, D. 1.

Là ma donlenr trop forte o brouillé ce> image».

C BK., Pol., I, 3.

fi. Pleines de divinité. Remarquable expression, qui s'explique par d'autres pa^sages de ce livre. • Au milieu de tant d'ignorances, l'homme vint à adorer l'œuvre de ses mains. Il crut pou-

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le môme genre de culte, toutes proportions gardées, qu'ils rendaient eux-mêmes aux reliques, au livre de l'Évangile et à la croix ; et ce concile fut honoré par toute la chrétienté sous le nom de septième concile général. Ainsi nous avons vu * les sept conciles généraux que l'Orient et l'Occident, l'Église grecque et l'Église latine, reçoivent avec une égale révérence. Les empereurs convoquaient ces grandes assemblées par l'autorité souveraine qu'ils avaient sur tous les évêques, ou du moins sur les principaux, d'où dépendaient tous les autres, et qui étaient alors sujets de l'empire. Les voitures publiques leur étaient fournies par l'ordre des princes. Ils assemblaient les conciles en Orient, où ils faisaient leur résidence, et y envoyaient ordinairement des commissaires pour maintenir l'ordre. Les évoques ainsi assemblés portaient avec eux l'autorité du Saint-Esprit et la tradition des Églises. Dès l'origine du christianisme, il y avait trois sièges principaux, qui piécédaient tous les autres : celui de Rome, celui d'Alexandrie et celui d'Antiocho. Le concile de Nicée avait approuvé que l'évoque delà cité sainte eût le même rang *. Le second et le quatrième concile élevèrent le siège de Constantinople, et voulurent qu'il fût le second *. Ainsi il se fît cinq sièges, que dans la suite des temps on appela patriarcaux. La préséance leur était donnée dans le concile. Entre ces sièges, le siège de Rome était toujours regardé comme le premier, et le concile de Nicée régla les autres sur celui-là *. Il y avait aussi des évêques métropolitains qui étaient les chefs des provinces, et qui précédaient les autres évêques. On commença assez tard à les appeler archevêques; mais leur autorité n'en était pas moins re-

voir enfermer l'esprit dioin dans des statues... 0 II" pariie, c. III.

1. Ainsi nocs avons \v. Bossuet s'arrête quelque temps, pour ajoutera l'histoire résumée des premieis siècles de rKglise, d'importantes notions sur l'autorité des conciles, sur la règle de leurs travaux, et sur la primauté de l'Eglise rniuaiue.

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