Infirmes. Faibles d'intelligence et de cœur
4. Ne vivre que par la foi. C'est dire que la foi seule doit être leur s^mlien et leur aliment ; au contraire des pênerations anléiieures à la loi de grâce, lesquelles n'avaient pour soutien de la vie morale que la crainte des cbàti-
p6rance de les posséder, tous les maux qui pcuvenl exercer leur patience.
Assurément, Monseigneur, on ne peut rien concevoir qui soit plus digne de Dieu, que de s'être premièrement choisi un peuple qui fût un exemple palpable de son éternelle providence ; un peuple dont la bonne ou la mauvaise fortune dépendît de la piété, et dont l'état rendît témoignage à la sagesse et à la justice de celui qui le gouvernait. C'est par où Dieu a commencé, et c'est ce qu'il a fait voir dans le peuple juif. Mais après avoir établi par tant de preuves sensibles ce fondement immuable, que lui seul' conduit à sa volonté tous les événements de la vie présente, il était temps d'élever les hommes à de plus hautes pensées, et d'envoyer Jésus- Christ, à qui il était réservé de découvrir au nouveau peuple, ramassé de ^ tous les peuples du monde, les secrets de la vie future.
Vous pourrez suivre aisément l'histoire de ces deux peuples, et remarquer comme Jésus Christ fait l'union de l'un et de l'autre, puisque, ou attendu ou donné ^, il a été dans tous les temps la consolation et l'espérance des enfants de Dieu.
Voilà donc la religion toujours uniforme, ou plutôt toujours la même dès l'origine du monde : on y a toujours reconnu le même Dieu comme auteur, et le même Christ comme sauveur du genre humain.
Ainsi vous verrez qu'il n'y a rien de plus ancien parmi les hommes que la religion que vous professez, et que ce
mrnts temporels, ou l'espoir des récompenses de même ordre. V. la phrase précédente.