‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 143 sur 583 · Par sbs dispositions. Il faut en · texte numérisé non relu

Par sbs dispositions. Il faut en

SUR I/HISTOIAE UNIVERSELLE.

jamais pouvoir comprendre que si la matière est d'ellemême, elle n'a pas dû attendre sa perfection d'une main étrangère ; et que si Dieu est infini et parfait, il n'a eu besoin, pour faire tout ce qu'il voulait, que de lui-même et do sa volonté toute-puissante. Mais le Dieu de nos pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu dont Moïse nous a écrit les merveilles *, n'a pas seulement arrangé le monde ; il l'a fait tout entier dans sa matière et dans sa forme -. Avant qu'il eût donné l'être, rien ne l'avait que lui seuP. Il nous est représenté comme celui qui fait tout, et qui fait tout par sa parole, tant à cause qu'il fait tout par raison *, qu'à cause qu'il fait tout sans peine, et que, pour faire de si grands ouvrages, il ne lui en coûte qu'un seul mot, c'est-à-dire qu'il ne lui en coûte que de le vouloir.

Et pour suivre l'histoire de la création, puisque nous l'avons commencée. Moïse nous a enseigné que ce puissant architecte, à qui les choses coûtent si peu, a voulu les faire à plusieurs reprises, et créer l'univers en six jours, pour montrer qu'il n'agit pas avec une nécessité ou par une impétuosité aveugle, comme se le sont imaginé quelques philosophes. Le soleil jette d'un seul coup, sans se retenir, tout ce qu'il a de rayons; mais Dieu, qui agit par intelligence et avec une souveraine liberté, applique* sa vertu où il lui plaît, et autant qu'il lui plaît :

toiiilre p r ce iiiul l'élal premier, certaines propriétés priniorJiales de cette matière non encore furmJe, ordonnée, que supposaieut les pliilosnphes anciens, et surtout l'Iatoii et sou école. Ce mot se retrouve ivec un sens analogue dans le Traité de la connaissance de Uieu et de soi-même : ■ Les op. râlions intellectuelles de l'âme sont si supéri'-ures au corps et si peu comprises dans sei tjvipositions ( ses propriétés, ses attributs). • C. T

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