‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 150 sur 583 · I. QcKLQUES pniLOsoruES. Tarliculièremeiit les stoïciens · texte numérisé non relu

I. QcKLQUES pniLOsoruES. Tarliculièremeiit les stoïciens

i. Oemeureii csib. De quelle manière... ? Bossuet Ta dit (oui à l'heure : eu le contemplant et en l'aimant.

3. A USE cuosE s.s.-<siBLE. « Mangcz de tous les fruits des arbres du Paradis; mais ue mangez point du fruit de l'arbre de la science d" bien et du mai.

Car en même temps que vous en mangerez, vous mourrez. • Gen., ii, (6, 17.

4 11 s'écoute ldi-mème. C'est la cause I rincipale de la Chute, le grand écueil de la Tentation première et de toutes les tentations. Tout ce qui suit n'est que le développement de cette forte parole.

pouvaient assurer leur félicité en se donnant volontairement à leur Créateur. Mais tout ce qui est tiré du néant est défectueux *. Une partie de ces anges se laissa séduire à l'amour-propre ^ Malheur à la créature qui se plaît en elle-même, et non pas en Dieu ' ! elle perd en un moment tous ses dons. Étrange effet du péché 1 ces esprits lumineux devinrent esprits de ténèbres : ils n'eurent plus de lumières qui ne se tournassent en ruses malicieuses. Une maligne envie prit en eux la place de la charité ; leur grandeur naturelle ne fut plus qu'orgueil ; leur félicité fut changée en la triste consolation de se faire des compagnons dans leur misère; et leurs bienheureux exercices *, au misérable emploi de tenter les hommes. Le plus parfait de tous, qui avait aussi été le plus superbe, se trouva le plus malfaisant, comme le plus malheureux. L'homme, que Dieu avait mis un peu au-dessous des angps '% en l'unissant à un corps, devint à un esprit si parfait un objet de jalousie : il voulut l'entraîner dans sa rébellion, pour ensuite l'envelopper dans sa perte". Les créatures spirituelles avaient, comme Dieu même, des moyens sensibles pour communiquer avec l'homme, qui leur était semblable dans sa partie principale. Les mauvais esprits, dont Dieu voulait se servir pour éprouver la fidélité du genre humain, n'avaient pas perdu le moyen d'entretenir ce commerce avec notre nature, non plus qu'un certain empire qui leur avait été donné d'abord sur la créature corporelle. Le démon usa de ce pouvoir contre nos premiers parents. Dieu permit

1. Est défectueux. A du défaut, est sujet à faillir. « Tout ce qui est tiré du néant, dit ailleurs Bossuet, peut succomber au péché. » Traité de la concupiscence, 0. XXIV.

2. SÉDUIRE A l'amour-propre. Par l'amour-proprc. La grammaire du xvii« siècle, et en particulier celle de Bossuet, donnent fréquemment ce rôle à la préposition à. — " Mes frères, éveillez-vous et ne vous laissez ^pas séduii'e à Satan. » S. sur les Démons, 2= p. — • Se laisser flatter à une douce espérance. » S. sur rutilité des souffrances, 2' p. — Molière a dit de mcniei Femmes savantes, v, 2 :

Et ne vous laissez pas séduire à vos boules.

3. Malgré lui-même, et si attentif qu'il soit à faire son œuvre de docteur et d'historien, Bossuet a tout à coup de ces mouvements d'orateur en chaire.

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