Assuré de Diec. Bien sur de Dieu
Un tel nom, donné pour complc^racnt à un tel verbe, forme une alliance de mots aussi forte que neuve.
Z. Aucune équivoque de sens n'est nossible dans celte phrase. Le pronom possessif y a pour antécédent un nom ou un pronom indéfini sous-cutendu, sujet de, assuré [On devait, un légUlaleur devait, pour donner ce fondement à ses lois, être assuré de Dicii),
4. A iDSTiFiB QCE. On ne donnerait plus aujourd'hui une proposition pour complément à, justifier. Âu xtii* siècle
le sens de ce verbe revenait, en beaucoup de cas, à celui de, prouver.
Laissrz-nous, de rolre nom suivis, Justifier parlant que nous sommes vos fils, llacine, Mithr., 111, 1.
5. Qu'elle n'entraînât. — Bossuet parle de Tidolâtrie comme d'un fleuve démesurément accru ou d'une mer débordée. On a vu plus haut : L'idolâtrie inondait tout le genre humain, p. 213.
6. On appelait dime la partie de la récolte réservée aux lévites, parce qu'elle en formait ordinairement le dixième.
tifiée* par la succession de ses pontifes, qui va sans interruption depuis Aaron, le premier de tous.
Mais ce qu'il y avait de plus beau dans cette loi, c'est qu'elle préparait la vole à une loi plus auguste, moins chargée de cérémonies, et plus féconde en vertus ^.
Moïse, pour tenir le peuple dans l'attente de cette loi, leur confirme la venue de ce grand prophète qui devait sortir d'Abraham, d'Isaac, et de Jacob. « Dieu, dit-il*, « vous suscitera, du milieu de voire nation et du nom- « bre de vos frères, un prophète semblable à moi: écou- « tez-le. » Ce prophète semblable à Moïse, législateur comme lui, qui peut-il être, sinon le Messie, dont la doctrine devait un jour régler et sanctifier tout l'univers?
Le Christ devait être le premier qui formerait un peuple nouveau, et à qui il dit aussi '*: « Je vous donne « un nouveau commandement^ ; » et encore : « Si vous « m'aimez, gardez mes commandements^; » et encore plus expressément : « Il a été dit aux anciens : Vous ne (( tuerez pas; et moi je vous dis'' ; » et le reste, de même style et de même force.
Le voilà donc ce nouveau prophète , semblable à Moïse et auteur d'une loi nouvelle, dont Moïse dit aussi, en nous annonçant sa venue : «Écoutez-le*; » et c'est pour accomplir cette promesse, que Dieu, envoyant son Fils, fait lui-môme retentir d'en haut comme un tonnerre cette voix' divine : « Celui-ci est mon Fils bien-
1 . JcsTiFiÉE. Au sens de, \érifiéc, établie, mise en évidence. » La vérité d'un avenir est justifiée par les plus pures lumières de la raison. » Massil- Jon, S. Sur la vérité d'un arenir.
2. Alors même que l'auteur de la Suite de la religion semble le plus occupé des œuvres et de la gloire propre d'un Abraham, d'un Moïse, tout à coup il s'arrête, pour saluer de loin celui dont ils ne sont que les devanciers et les hérauts, le vrai pontife, le vrai législateur, Jésus-Christ. Tout tend au Chiist, dans la première partie de cette religieuse et savante composiliou, tout V mène, comme ensuite tout y ramène.