Cette vcix. — Celle parole {uorem
« aimé, dans lequel j'ai mis ma complaisance : écou- (t,tez-le'. »
C'était le même prophète et le même Christ que Moïse avait figuré dans le serpent d'airain qu'il érigea dans le désert. La morsure de l'ancien serpent, qui avait répandu dans tout le genre humain le venin dont nous périssons tous, devait êlre guérie en le regardant^, c'està-dire en croyant en lui, comme il l'exphque lui-môme'. Mais pourquoi rappeler ici le serpent d'airain seulement? Toute la loi de Moïse, tous ses sacrifices, le souverain pontife qu'il établit avec tant de mystérieuses* cérémonies, son entrée dans le sanctuaire, en un mot tous les sacrés rites de la religion judaïque, où tout était purifié par le sang, l'agneau même qu'on immolait à la solennité principale, c'est-à-dire à celle de Pâques, en mémoire de la délivrance du peuple ; tout cela ne signifiait autre chose que le Christ sauveur par son sang de tout le peuple de Dieu.
Jusqu'à ce qu'il fût venu, Moïse devait être lu dans toutes les assemblées comme l'unique législateur. Aussi voyons-nous, jusqu'à sa venue, que le peuple, dans tous les temps et dans toutes les difficultés, ne se fonde que sur Moïse. Comme Rome révérait les lois de Romulus, de Numa, et des douze Tables ; comme Athènes recourait à celles de Solon; comme Lacédémone conservait et respectait celles de Lycurgue^; le peuple hébreu alléguait sans cesse celles de Moïse. Au reste ^, lelégislateur y avait si bien réglé toutes choses, que jamais on n'a eu besoin
i. Matth.,xvii, 5; Marc, ii, 6; Luc, IX, 3o; llPetr., i, 17. B.
2. E:i LE nEGARDA:«T. c'est-à-dire, en se touruant vers le nouveau prophète, vers le Christ, et en croyant en lui.— De tnêrae que les Israélites mordus par les serpents du désert étaient guéris en regardant le serpent d'airain érigé par Moïse.