Nous PARAÎT. V. p. 2US, n. 1, et p
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que les patriarches, plus autorisé que Moïse, plus élevé que tous les prophètes, nousla montre dans sa plénitude *.
A ce Christ, à cet homme-Dieu, à cet homme qui tient sur la terre, comme parle saint Augustin, la place de la vérité *. et la fait voir personnellement résidente au milieu de nous; à lui, dis-je, était réservé de nous montrer toute vérité, c'est-à-dire celle des mystères, celle des vertus, et celle des récompenses * que Dieu a destinées à ceux qu'il aime.
C'était de telles grandeurs que les Juifs devaient chercher en leur Messie. Il n'y a rien de si grand que de porter en soi-même et de découvrir aux hommes la vérité toute entière *, qui les nourrit ^, qui les dirige, et qui épure leurs yeux jasqu'à les rendre capables de voir Dieu.
Dans le temps que la vérité devait être montrée aux hommes avec cette plénitude, il était aussi ordonné qu'elle serait annoncée par toute la terre, et dans tous les temps. Dieu n'a donné à Moïse qu'un seul peuple, et un temps déterminé : toQS les siècles et tous les peuples du monde sont donnés à Jésus-Christ® : il a ses élus partout, et son Église, répandue dans tout l'univers, ne cessera jamais de les enfanter. « Allez, dit-il '', enseignez
1. Remarquable résumé en image. Cette toute la matière de cet important chahistoire, dans toutes ses parties, et avec pitre.
sa majestueuse unité, est représentée , 4. Todte e>'ti£be. Chez Bossuet toiit, sous cet exact et frappant symbole. ainsi placé, est un adjectif, qui s'accorde
2. Bossuet avait admirablement ex- i toujours avec le mot (adjectif on parlipliqué cette parole de saint Augustin cipe) qui le suit. • Rallumer la charité dans son Panég. de S. Bernard, quand • iouie éteinte. .. » (et non tout éteinte).
il avait dit : t Jésus n'est pas seulement notre maître, mais il est encore l'objet de nos conuai-sances : il n'est pas seulement la lumière qui nous guide à la vérité, mais il est lui-même la vérité dont nous 'ésirons la science.... Certes, ce serait en vain que nous recherche-
IVe s. pour la Passion. Sur ce point de grammaire, les opinions et l'usage variaient encore à la tin du xvu' siècle. 5. Qci LES NOURRIT. Les paroles de vérité sont appelées dans TEvangile 'Yerba vitœ. — • Qui ne sait, dit Bossuet, que nous sommes faits pour nous nourrir
rions d'autres instructions, puisque, par de la vérité? C'est d'elle que doit vivre
le Verbe fait homme, la science elle- rame raisonnable. Si elle quitte cette
mèii'.e nous a parlé, et que la sagesse, viande céleste, elle perd sa substance et
pour nous enseigner, a fait devant nous sa force, elle devient languissante et
ce qu'il fallait faire, et que la vérité même s'est manifestée à nos esprits et s'est rendue sensible à nos yei.x. • 3, Voilà par crdre, en peu de mots,
exténuée, i S. sur la Visitation, te p.
6. I Jésus-Christ pour tous. — Moïse pour un peuple, » a dit Patcul. Y. Pen' secs, éd. Havet, t. II, p. 18,