CHAPITRE XX
La dcsconto du Saint-Esprit : l'établissement de l'Église : les jugements de Dieu sur les Juifs et les Gentils.
Pour répandre dans tous les lieux et dans tous les siècles de si hautes vérités, et pour y mettre en vigueur, au milieu de la corruption, des pratiques si épurées, il fallait une vertu plus qu'humaine. C'est pourquoi Jésus- Christ promet d'envoyer le Saint-Esprit pour fortifier ses apôtres, et animer * éternellement le corps de l'Église.
Cette force du Saint-Esprit, pour se déclarer davantage, devait paraître dans l'infirmité ^. Je vous enverrai, dit Jésus-Christ à ses apôtres ^, ce que mon Père a promis , c'est-à-dire le Saint-Esprit : en attendant, tenez- vous en repos dans Jérusalem; n'entreprenez rien jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la force d'en haut .
Pour se conformer à cet ordre, ils demeurent enfermés quarante jours : le Saint-Esprit descend au temps arrêté; les langues de feu tombées sur les disciples de Jésus-Christ marquent l'efficace de leur parole *; la prédication commence ; les apôtres rendent témoignage à Jésus-Christ ; ils sont prêts à tout souffrir pour soutenir qu'ils l'ont vu ressuscité. Les miracles suivent leurs pa-
1. AxiHEn. C'est ici donner le mou- | hole. — Sont le si:;ne de l'empire, de vement et la vie, donner l'ànie. V. plus la puissance ri5servée à leur parole. —
haiit divers exemples de la force parti- . Comme tous les écrivains religii-ui du culière de ce mot, qu'un trop long usa^e xviie siècle, Bossuct affectionne ce mot n'avait pas encore énervée. P. 70 et 75. e/'^cnce, aujourd'hui abandonné, i Pour 2. Daks l'imfirmité. Kn écrivant ceci, vous entretenir avec efficace de cette Taulcur a dans l'esprit les paroles de : doctrine, etc. • S. sur la nécessité des saint Paul : Infirnia mundi elegit Deus, I souffrances. — « Je ne sais si j'enfanterai
ut coiifiiiid'U forlia. l Cor., i, 27 ; et Cumin firmor, lune poleiis swn. UCor , III, 10; et: Virtus in infirmitate perficilur. Il r.or., m, 9.