N'a pas ekcore épuisé
Oui, le nom de Jacob réveillanl sa tendresse, Il se rappellera son antique promesse.
Il n'a potnl épuisé pour eux tout son trésor : L'arbre longtemps séché doit refleurir encor, L. Racine, Religon, cU. IV.
6. Conserver dans leur hline, est un mot trouva, ua mot particulier et original, comme la s tiialion et la destiuéa^ même qu'il expiiiue.
altcnle de ce qu'il veut faire encore des malheureux restes d'un peuple autrefois si favorisé. Cependant leur endurcissement sert au salut des Gentils, et leur donne cet avantage de trouver en des mains non suspectes les Écritures qui ont prédit Jésus-Christ et ses mystères K Nous voyons entre autres choses, dans ces Écritures ^, et l'aveuglement et les malheurs des Juifs qui les conservent si soigneusement. Ainsi, nous profitons de leur disgrâce : leur infidélité fait un des fondements de notre foi* ; ils nous apprennent à craindre Dieu, et nous sont un spectacle éternel des jugements qu'il exerce sur ses enfants ingrats, afln que nous apprenions à ne nous point glorifier des grâces faites à nos pères.
Un mystère si merveilleux, et si utile à l'instruction du genre humain, mérite bien d'être considéré. Mais nous n'avons pas besoin des discours humains pour l'entendre : le Saint-Esprit a pris soin de nous l'expliquer par la bouche de saint Paul ; et je vous prie d'écouter ce que cet apôtre en a écrit aux Romains \
Après avoir parlé du petit nombre de Juifs qui avait reçu l'Évangile, et de l'aveuglement des autres, il entre dans une profonde considération de ce que doit devenir un peuple honoré de tant de grâces, et nous découvre tout ensemble le profit que nous tirons de leur chute, et les fruits que produira un jour leur conversion : « Les Juifs sont-ils donc tombés, dit- il % pour ne se re- « lever jamais? à Dieu ne plaise 1 Mais leur chute a donné « occasion au salut des Gentils, afin que le salut des « Gentils leur causât une -émulation >> qui les fît rentrer en eux-mêmes. « Que si leur chute a été la richesse des « Gentils, » qui se sont convertis en si grand nombre,
1. C'est celte considération que Pascal a résumée par ces paroles célèbres : » L'est Tisililement uu peuple fait po'ur servir de témoin au Me-sie. Il porte les livres, les aime, et ne les enteud point, etc. • Pensées, éd. Havet, t. I, p. 211.
2. (s., VI, LU, Lin, lxt; Uan., ix; Matth., xiii; Joau., xii; Act., xxTiii; Rom., XI. B.