Is., LU, 20. B. ! 0 Saiut Grégoire confirme en Espagne
3. Se cû.-HERTinoRT de leurs pécoés. \ les Wisigollis convertis île l'ari.iiiiïir.e. — Se retireront de leurs péchés. Ou a P. 154.
« meut, non-seulement dans ta bouche, mais encore dans « la bouche de tes enfants, et des enfants de tes enfants, (( maintenant et à jamais, dit le Seigneur K n
Il nous fait donc voir clairement qu'après la conversion des Gentils, le Sauveur que Sion avait méconnu, et que les enfants de Jacob avaient rejeté, se tournera vers eux, effacera leurs péchés, et leur rendra l'intelligence des prophéties qu'ils auront perdue durant un long temps, pour passer ^ successivement et de main en main ' dans toute la postérité, et n'être plus oubliée jusques à la fin du monde, et autant de temps qu'il plaira à Dieu le faire durer après ce merveilleux événement.
Ainsi les Juifs reviendront un jour, et ils reviendront pour ne s'égarer jamais ; mais ils ne reviendront qu'après que l'Orient et l'Occident, c'est-à-dire tout l'univers, auront été remplis de la crainte et de la connaissance de Dieu.
Le Saint-Esprit fait voir à saint Paul que ce bienheureux retour des Juifs sera l'effet de l'amour que Dieu a eu pour leurs pères. C'est nourquoi il achève ainsi son raisonnement : Quant à l'Évangile, dit-il *, que nous vous prêchons maintenant, les Juifs sont ennemis pour l'amour de vous : si Dieu les a réprouvé», c'a été, ô Gentils, pour vous appeler ; mais quant à l'élection par laquelle ils étaient choisis dès le temps de l'alliance jurée avec Abraham, « ils lui demeurent toujours chers, « à cause de leurs pères ; car les dons et la vocation de « Dieu sont sans repentance. Et comme vous ne croyiez « point autrefois, et que vous avez maintenant obtenu « miséricorde à cause de l'incrédulité des Juifs, » Dieu ayant voulu vous choisir pour les remplacer ; « ainsi
1, ls.,Lix, 20, 21. B. I tion consacrée, au sens métaphorique,
2. fouR PASSER... ET n'btrb PLUS pouf exprimer Une tradition noTi ïnter- ODBLIÉB. CoDsiruction elliptique, dont on rompue : elle est donc à sa place dans a déjà vu plus haut, p. 3uO, un exem- cette phrase, même avec un sujet pie: «On tuait leurs enfants et leurs aussi abstrait que l'est celui du verbe femmes, pour ks aller servir dans {l'intelligence des prophéiies].
l'autre monde. » 4. Rom., ii, 28, etc. B.
i. Passer db main e.-» mais. — Locu-
« les Juifs n'ont point cru que Dieu vous ait voulu faire « miséricorde, afin qu'un jour ils la reçoivent : car Dieu « a tout renfermé dans l'incrcdulité, pour faire miséri- « corde à tous, » et afin que tous connussent le besoin qu'ils ont de sa grâce, a 0 profondeur des trésors de la « sagesse et de la science de Dieu ! que ses jugements « sont incompréhensibles, et que ses voies sont impé- « nétrables! Car qui a connu les desseins de Dieu, ou « qui est entré dans ses conseils ? Qui lui a donné le pre- « mier, pour en tirer récompense, puisque c'est de lui, « et par lui, et en lui que sont toutes choses? La gloire « lui en soit rendue durant tous les siècles ! »
Voilà ce que dit saint Paul sur l'élection des Juifs, sur leur chute, sur leur retour, et enfin sur la conversion des Gentils, qui sont appelés pour tenir leur place, et pour les ramener à la fin des siècles à la bénédiction promise à leurs pères, c'est-à-dire au Christ qu'ils ont renié. Ce grand apôtre nous fait voir la grâce qui passe de peuple en peuple S pour tenir tous les peuples dans la crainte de la perdre ; et nous en montre la force invincible; en ce qu'après avoir converti les idolâtres, elle se réserve pour dernier ouvrage de convaincre l'endurcissement et la perfidie judaïque*.
Par ce profond conseil de Dieu, les Juifs subsistent encore au miUeu des nations, où ils sont dispersés et captifs ; mais ils subsistent avec le caractère de leur réprobation, déchus visiblement par leur infidélité des promesses faites à leurs pères, bannis de la terre promise, n'ayant même aucune terre à cultiver, esclaves partout où ils sont ^, sans honneur, sans liberté, sans aucano figure de peuple.
1. Qui passb db peuple en peuple. — rr'istntatit ailleurs la même idée sous une autre et non moins vive image, Biisuet montre la lumière de la foi dé- 1 .^cée, transportée, selon la menace de I \;)ôtre [movebo candelabrum tnum),en II. rche vers d'autres cieux : «Malheur, Dialheur à qui la perdi mais la lumière ti !on train, et le soleil achève sa Ijurse. » S. sur Tunité de l'Eglise, 1" p.