‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 322 sur 583 · Aus;., De civil. Dei, lib. I, cap · texte numérisé non relu

Aus;., De civil. Dei, lib. I, cap

TUi; tom\ vu, col. 8. B.

3. Bossuet se borne à traduire ou à abréger, mais en maître, le remarquable passage de saint Augustin, qu'il vient d'indiquer dans la note précédente.. — Sicut sub uno igné aurum

rutilât, palea fumât; et sub cadem tribula stipulée comminuuntur, frunienta purgantur; nec ideo cuni olco aniurca confunditur, quia codem preii pondère exprimilur : ita una eademque vis irruens bonos probal, purificat. eliquat; malos damnât, vasiat, exterminât. — V.

comment Bossuet a développé ce même textedans le s. sur la Providence, 2e p. 4. Malth., XXIV, 15 ; Marc, un, U. B.

SUR L'HISTOIllIi UNIVERSELLE.

« alors que ceux qui sont dans la Judée s'enfuient dans (( les montagnes. » Saint Luc raconte la même chose en d'autres termes ^ : « Quand vous verrez les armées en- « lourer Jérusalem, sachez que sa désolation est proche : « alors que ceux qui sont dans la Judée se retirent dans « les montagnes. »

Un des évangélistes explique l'autre, et, en conférant ces passages, il nous est aisé d'entendre que cette abomination prédite par Daniel est la même chose que les armées autour de Jérusalem. Les saints Pères l'ont ainsi entendu ^, et la raison nous en convainc.

Le mot d'abomination, dans l'usage de la langue sainte, signifie idole: et qui ne sait que les armées romaines portaient dans leurs enseignes les images de leurs dieux, et de leurs Césars, qui étaient les plus respectés de tous leurs dieux ? Ces enseignes étaient aux soldats ^ un objet de culte ; et parce que les idoles, selon les ordres de Dieu, ne devaient jamais paraître dans la terre sainte, les enseignes romaines en étaient bannies. Aussi voyons-nous, dans les histoires, que tant qu'il a resté aux Romains tant soit peu de considération* pour les Juifs, jamais ils n'ont fait paraître les enseignes romaines dans la Judée. C'est pour cela que Yitellius, quand il passa dans cette province pour porter la guerre en Arabie, fit marcher ses troupes sans enseignes ^ ; car on révérait encore alors la religion judaïque, et on ne voulait point forcer ce peuple à souffrir des choses si contraires à sa loi. Mais au temps de la dernière guerre judaïque, on peut bien croire que les Romains n'épargnèrent pas un peuple qu'ils voulaient

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