‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 35 sur 583 · Jérémie, xxv, il, 12; ixix, 10. B · texte numérisé non relu

Jérémie, xxv, il, 12; ixix, 10. B

5. La meilleure partie, i Nabuzardan, général de Tarméc, transporta à Babylone tout lu peuple... et laissa seulement les plus pauvres du pays pour labourer les vignes et pour cultiver les champs. » Bois, 1. IV, c. 25.

et Daniel. On compte aussi parmi eux les trois jeunes hommes que Nabuchodonosor ne put forcer à adorer sa statue, ni les consumer * par les flammes.

La Grèce était florissante, et ses sept sages se rendaient illustres. Quelque temps devant la dernière désolation de Jérusalem, Solon, l'un de ces sept sages, donnait des lois aux Athéniens (594), et établissait la liberté sur la justice ^ : les Phocéens d'Ionie menaient à Marseille leur première colonie.

Tarquin l'Ancien, roi de Rome, après avoir subjugué une partie de la Toscane, et orné la ville de Rome par des ouvrages magnifiques, acheva son règne (S78). De son temps, les Gaulois, conduits par Rellovèse, occupèrent dans l'Itahe tous les environs du Pô (566), pendant que Scgovèse, son frêne, mena bien avant dans la Germanie un autre essaim ' de la nation. Servius Tullius, successeur de Tarquin, établit le cens, ou le dénombrement des citoyens distribués en certaines classes, par où * cette grande ville se trouva réglée comme une famille particulière *.

Nabuchodonosor embellissait Babylone, qui s'était

I. Xi LES consoMER. Irrégularité de phrase, dont on trouve d'assez noml)reux exemples dans les premiers écrits rie Bossuet, et qu'il se permettait encore quelquefois dans son âge mûr. » Ce qui répugne à notre raison, s'accorde nécessairement à une raison plus haute, que nous devons adorer, et non tenter vainement de la comprendre. » S. sur le culte dû à. Dieu. — « C'étaient là les forts de l'Eglise, dont aucune tentation ne pouvait ébranler la foi, ni les arracher de runité. » HUt. des Variations, 1. I. On retrouve au fond, dans cette espèce d'anacoluthe, le souvenir d'une certaine forme de phrase latine. « De cxcrcitu Alexandri no^em pedites, ccntum viginti equiles cecidere, quos rex impense, ad ceterorum exemplum, humatos, statuis equestribus donavit, cognatisque eorum immunitates dédit. »

Justiu. XI, 6.

i. La licerté sur la justice. Grand éloge, mais qui n'a rien d'excessif, pour qui connaît le plan et l'esprit des lois de Solon.

I 3. Un autre essaim. Mot original, image soudaine et juste. Ce peuple de guerriers aventureux, à Tétroit dans ses

I demeures (Tite-Live, V, 34), est impli-

i citement comparé à une ruche, qui envoie de côté et d'autre des essaims.

Montesquieu s'est servi avec bonheur du même mot, en disant : n Dans cette longue suite d'incursions les peuples baroares, ou plutôt les essaims sortis d'eux, détruisaient ou étaient détruits.» Grand. etDfkad-, c. xx.

4. Par on, employé ainsi, en manière de locution conjonctive, fait une liaison aisée et rapide, dont la langue du ivii" siècle se servait volontiers pour unir deux membres de phrase, comme ici, ou même deux phrases distinctes.

« Dieu, reculant toujours le temps destiné à la colère, fait connaître assez clairement qu'il veut donner du loisir à la pénitence. Par où il montre, mes Frères, qu'il ne refuse rien aux pécheurs de ce qui leur est nécessaire... » S. sur la pénitence.

I 5. Cette comparaison est empruntée

enrichie des dépouilles de Jérusalem et de l'Orient. Elle n'en jouit pas longtemps. Ce roi, qui l'avait ornée avec tant de magnificence, vit en mourant la perte prochaine de cette superbe ville *. Son fils Évilmérodac, que ses débauches rendaient odieux, ne dura guère, et fut tué par Nériglissor, son beau-frère, qui usurpa le royaume (560).

Pisistrate usurpa aussi dans Athènes l'autorité souveraine, qu'il sut conserver trente ans durant parmi beaucoup de vicissitudes, et qu'il laissa même à ses enfants.

Nérighssor ne put souffrir la puissance des Mèdes, qui s'agrandissaient en Orient, et leur déclara la guerre. Pendant qu'Astyage, fils de Cyaxare I, se préparait à la résistance, il mourut, et laissa cette guerre à soutenir à Cyaxare II, son fils, appelé par Daniel Darius le Mède. Celui-ci nomma pour général de son armée Cyrus, fils de Mandane, sa sœur, et de Cambyse, roi de Perse, sujet à ^ l'empire des Mèdes. La réputation de Cyrus, qui s'était signalé en diverses guerres sous Astyage, son grand-père, réunit la plupart des rois d'Orient sous les étendards de Cyaxare. Il prit dans sa ville capitale Crésus, roi de Lydie (548), et jouit de ses richesses immenses : il dompta les autres alliés des rois de Babylone, et étendit sa domination non-seulement sur la Syrie, mais encore bien avant dans l'Asie Mineure. Enfin, il marcha contre Babylone : il la prit (338), et la soumit à Cyaxare, son oncle, qui, n'étant pas moins touché de sa fidélité que de ses exploits, lui donna sa fille unique et son héritière en mariage '.

à Florus ; mais l'expression de Bossuet est plus naturelle et plus simple. «Sumnia regis (TuUii) solertia ita est ordinata respublica, ut omnia paliimonii, dignitatis, œtalis, aitium oflicioruinque discrimina in tabulas refeneutur ; ac sic maxima civitas minimœ domus diligen- Cia contineretur . C. vi.

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