Sujet a. — Soumis à, dépendant de
Répond exactement au latiu subjectus.
— « L'Arménie et la Cappadoce lui furent sujettes (à Sésostris). » Ilie partie,
c. III.
3. Bossuet, pour l'histoire de Cyrus, s'est attaché à suivre Xénophon, dont le récit ofl're de remarquables ditféreiices >i\ec celui d'Hérodote, et avec ce que l'on connaît de celui de Ctésias. 11 explique lui-même un peu plus loin les raisons de sa préférence pour Xénophon.
SUR I/HISTOIRE UNIVEUSELLE. 57
Dans le règne' de Cyaxare (537), Daniel, déjà honoré, sous les règnes précédents, de plusieurs célestes visions, oii il vit passer devant lui en figures si manifestes tant de rois et tant d'empires, apprit, par une nouvelle révélation, ces septante fameuses semaines, où les temps du Christ et la destinée du peuple juif sont expliqués. C'étaient dc^ semaines d'années, si bien qu'elles contenaient quatre cent quatre-vingt-dix ans ; et cette manière de compter était ordinaire aux Juifs, qui observaient la septième année aussi bien que le septième jour avec un repos religieux. Quelque temps après cette vision, Cyaxare mourut, aussi bien que Cambyse, père de Cyrus; et ce grand homme, qui leur succéda (536), joignit le royaume de Perse, obscur jusqu'alors, au royaume des Mèdes, si fort augmenté par ses conquêtes. Ainsi il fut maître paisible de tout l'Orient, et fonda le plus grand empire qui eût été dans le monde. Mais ce qu'il faut le plus remarquer pour la suite de nos époques, c'est que ce grand conquérant, dès la première année de son règne, donna son décret pour rétablir le temple de Dieu en Jérusalem, et les Juifs dans la Judée .
Il faut un peu s'arrêter en cet endroit, qui est le plus embrouillé de toute la chronologie ancienne, par la difficulté de concilier l'histoire profane avec l'histoire sainte. Vous aurez sans doute. Monseigneur, déjà remarqué que ce que je raconte de Cyrus est fort différent de ce que vous en avez lu dans Justin * ; qu'il ne parle point du second royaume des Assyriens, ni de ces fameux rois d'Assyrie et de Babylone, si célèbres dans l'histoire sainte ; et qu'enfin mon récit ne s'accorde guère avec ce que nous raconte cet auteur des trois premières monarchies, de celle des Assyriens, finie en la personne de Sardanapale, de celle des Mèdes, finie en la personne d'Astyage, grand-père de Cyrus, et de celle des