lbid.,2, 3, 17, 18. B
(( Seigneur , qui devait corriger les peuples , sortirait de « Jérusalem * : » ce qui a fait dire au Sauveur que « le « salut devait venir des Juifs ^. » Et il était convenable que la nouvelle lumière dont les peuples plongés dans l'idolâtrie devaient un jour être éclairés, se répandît par tout l'univers, du lieu où elle avait toujours été. C'était en Jésus-Christ, fils de David et d'Abraham, que toutes les nations devaient être bénies et sanctifiées. Nous l'avons souvent remarqué ; mais nous n'avons pas encore observé la cause pour laquelle ce Jésus souffrant, ce Jésus crucifié et anéanti ', devait être le seul auteur de la conversion des Gentils et le seul vainqueur de l'idolâtrie.
Saint Paul nous a expliqué ce grand mystère au premier chapitre de la première Épître aux Corinthiens ; et il est bon de considérer ce bel endroit dans toute sa suite. ('Le Seigneur, dit-il \ m'a envoyé prêcher l'É- « vangile , non par la sagesse et par le raisonnement « humain, de peur de rendre inutile la croix de Jésus- « Christ; car la prédication du mystère de la croix est (( folie à ceux qui périssent ^, et ne paraît un effet de (( la puissance de Dieu qu'à ceux qui se sauvent, c'cst- « à-dire à nous. En effet, il est écrit ® : Je détruirai la sa- « gesse des sages, et je rejetterai la science des savanls. (( Où sont maintenant les sages? où sont les docteurs? « que sont devenus ceux qui recherchaient les sciences « de ce siècle? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sa- « gesse de ce monde?» Sans doute, puisqu'elle n'a pu tirer les hommes de leur ignorance. Mais voici la raison que saint Paul en donne. C'est que a Dieu voyant que « le monde, avec la sagesse humaine, ne l'avait point re-