‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 361 sur 583 · Amour... aiuait. — Répétition · texte numérisé non relu

Amour... aiuait. — Répétition

ceux qui précèdent, le préparent {Ce ■ calculée. Saint Augustin a dit ainsi, profond attachement que nous avons à \ dans une analyse célèbre des complainous-mêmes.,. Sortir de soi... Renoncer sances d'un cœur égaré pour lui-même : à tout..,)— Bossuet a terminé par le « J'aimais à aimer... . Conf., III, 1. même mot l'exposé qu'il fait, dans un]

à la joie des sens, plus douce et plus enivrante que le vin *. Jésus-Christ, par le mystère de sa croix, vi-ent imprimer dans les cœurs l'amour des souffrances, au lieu de l'amour des plaisirs. Les idoles qu'on adorait au dehors furent dissipées % parce que celles qu'on adorait au dedans ne subsistaient plus : le cœur purifié, comme dit Jésus-Christ lui-même % est rendu capable de voir Dieu; et l'homme, loin de faire Dieu semblable à soi, tâche plutôt, autant que le peut souffrir son infirmité, à devenir semblable à Dieu *.

Le mystère de Jésus Christ nous a fait voir comment la Divinité pouvait, sans se ravilir % être unie à notre nature, et se revêtir de nos faiblesses. Le Verbe s'est incarné : celui qui avait la forme et la nature de Dieu^ sans perdre ce qu'il était, o pi-is la forme d'esclave^. Inaltérable en lui-même, il s'unit et il s'approprie une nature étrangère. 0 hommes, vous vouliez des dieux qui ne fussent, à dire vrai, que des hommes, et encore des hommes vicieux! c'était un trop grand aveuglement. Mais voici un nouvel objet d'adoration qu'on vous propose : c'est un Dieu et un homme tout ensemble; mais un homme qui n'a rien perdu de ce qu'il était en prenant ce que nous sommes. La Divinité demeure immuable, et, sans pouvoir se dégrader, elle ne peut qu'élever ce qu'elle unit avec elle ^

Mais encore qu'est-ce que Dieu a pris de nous? nos vices et nos péchés? à Dieu ne plaise! il n'a pris de l'homme que ce qu'il y a fait, et il est certain qu'il n'y avait fait ni le péché ni le vice. Il y avait fait la nature; il l'a prise. On peut dire qu'il avait fait la mortalité avec l'infirmité qui l'accompagne , parce qu'encore qu'elle

l.Quelleliberté, et, àlafois,quelleme- ' me, comparé ayec les religions antisure d'expression dans ces exemples 1 Et que de profondeur morale dans celte sévère explication des origines du paganisme et des causes de sa puissance?

Cf. c. m de la même Partie, p. 2l3.

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