Tant DE reliciou. Y. p. 404- | 218, 462, et seq. B
SUR L'HISTOIRE UiNlVERSELLE, 407
ont aux lois, aux coutumes, aux histoires d'un certain temps, par le style même qui porte imprimé le caractère de? âges et des auteurs particuliers ; plus que tout cela, par la foi publique, et par une tradition constante. Toutes CCS choses concourent à établir ' les livres divins, à en distinguer les temps, à en marquer les auteurs ; et plus il y a eu de rehgion à les conserver dans leur entier, plus la tradition qui nous les conserve est incontestable ^
Aussi a-t elle toujours été reconnue, non-seulement par les orthodoxes, mais encore par les hérétiques, et même par les infidèles. Moïse a toujours passé dans tout l'Orient, et ensuite dans tout l'univers, pour le législateur des Juifs, et pour l'auteur des livres qu'ils lui attribuent. Les Samaritains, qui les ont reçus des dix tribus séparées, les ont conservés aussi religieusement que les Juifs; leur tradition et leur histoire est constante, et il ne faut que repasser sur quelques endroits de la première partie pour en voir toute la suite '.
Deux peuples si opposés n'ont pas pris l'un de l'autre ces livres divins; tous les -deux les ont reçus de leur origine commune, dès les temps de Salomon et de David. Les anciens caractères hébreux, que les Samaritains retiennent * encore, montrent assez qu'ils n'ont pas suivi Esdras, qui les a changés. Ainsi le Pentateuque des Samaritains et celui des Juifs sont deux originaux complets, indépendants l'un de l'autre. La parfaite conformité qu'on y voit dans la substance du texte justifie la bonne foi des deux peuples. Ce sont des témoins fidèles qui conviennent^ sans s'être entendus, ou, pour mieux dire, qui conviennent malgré leurs inimitiés, et que la seule tradition immémoriale de part et d'autre a unis dans la même pensée.
1 . A ÉTABLIR. — A mettre en crédit et proph., lib. I, cap. 20, n. 39, etc. ;
les livres divins, à en établir l'autorilé 2. Iren., Arfu. hœres., lib. III, cl, 2, p. 173, etc. ;Tertull., Adv. Marc, lib. Iv, c. 1, 4, 5; Aug.,i'e icMit. ered., cap. iiijXvn, n. 5,3b; ton». VIII, col. 48, 68; Cont. Faiistum Manichœum, lib. X.X11, cap. 79; XXVIII, 4 ; XXXU, XXXUI; ibid.,coI. 409, 439, et seq.; Co)i<. adv. leg.
ibid., col. 570. B.
3. Voy. ci-dessus, l" Part., Epoques VII, VUI, IX, an du monde, 3L'UU, et de Rome, 218, 305, 60 i, 624, etc. B.