‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 409 sur 583 · Des mouvements. Des événement!, des cbangeinenti · texte numérisé non relu

Des mouvements. Des événement!, des cbangeinenti

et enfin d'un caractère si marqué; ces Épîtres, dis-jc, reçues par les Églises auxquelles elles étaient adressées, et de là communiquées aux autres Églises, suffiraient pour convaincre les esprits bien faits que tout est sincère * et original dans les Écritures que les apôtres nous ont laissées.

Aussi se soutiennent- elles les unes les autres avec une force invincible. Les Actes des Apôtres ne font que continuer l'Evangile ; leurs Epîtres le supposent nécessairement : mais afin que tout soit d'accord, et les Actes, et les Epîtres, et les Evangiles réclament' partout les anciens livres des Juifs'. Saint Paul et les autres apôtres ne cessent d'alléguer ce que Moïse a dit, ce qu'il a écrit *, ce que les prophètes ont dit et écrit après Moïse. Jésus- Christ appelle en témoignage la loi de Moïse, les prophètes, et les Psaumes ^, comme des témoins qui déposent tous de la même vérité. S'il veut expliquer ses mystères, il commence par Moïse et par les pirophètes^; et quand il dit aux Juifs que Moïse a écrit de lui '', il pose pour fondement ce qu'il y avait de plus constant parmi eux, et les ramène à la source môme de leurs traditions.

Voyons néanmoins ce qu'on oppose à une autorité si reconnue, et au consentement de tant de siècles : car, puisque de nos jours on a bien osé publier en toute sorte de langues des Uvres contre l'Écriture, il ne faut point dissimuler ce qu'on dit pour décrier ses antiquités. Que dit-on donc pour autoriser la supposition du Pentateuque, et que peut-on objecter à une tradition de trois mille ans, soutenue par sa propre force et par la suite des choses? Rien de suivi, rien de positif, rien d'important ; des chicanes sur des nombres, sur des lieux, ou

t. SmcÈuE. Pur, non altéré.

2. RÉCLAMENT. Les d'ivcrs livres de l'Écriture se personuilicnt par cette vive expression : ce sont comme autant de témoins qui s'appellent et s'appuient les uns les autres. Figure analogue à celle-ci, qu'on a pu remarquer un peu plus haut : « Que dirai-je du témoi-

gnage admirable que tous les temps du peuple de Dieu se donnent les uns aux autres ? . P. 409.

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