C'est le canonroyatde l'astronome historien, Ptolémée
10. Des Syriens. Si l'auteur a voulu dire, les annales des auteurs syriens, OD ne voit pas comment cette dénomi-
de Damas, je ferais un trop long discours. Josèphe et Eusèbe de Ccsarée nous ont conservé les précieux fragments de tous ces auteurs*, et d'une infinité d'autres qu'on avait entiers de leurs temps, dont le témoignage confirme ce que nous dit l'Écriture sainte touchant les antiquités orientales, et en particulier touchant les histoires assyriennes.
Pour ce qui est de la monarchie des Mèdes, que la plupart des historiens profanes mettent la seconde dans le dénombrement des grands empires, comme séparée de celle des Perses, il est certain que l'Écriture les unit toujours ensemble; et vous voyez. Monseigneur, qu'outre l'autorité des Livres saints, le seul ordre des faits montre que c'est à cela qu'il s'en faut tenir.
Les Mèdes avant Cyrus, quoique puissants et considérables, étaient effacés par la grandeur des rois de Babylone. Mais Cyrus ayant conquis leur royaume par les forces réunies des Mèdes et des Perses, dont il est ensuite devenu le mai Ire par une succession légitime, comme nous l'avons remarqué après Xénophon, il paraît que le grand empire dont il a été le fondateur a dû prendre son nom des deux nations : de sorte que celui des Mèdes et celui des Perses ne sont que la même chose ^, quoique la gloire de Cyrus y ait fait prévaloir le nom des Perses.
On peut encore penser qu'avant la guerre de Babylone, les rois des Mèdes, ayant étendu leurs conquêtes du côté des colonies grecques de l'Asie Mineure, ont été par ce moyen célèbres parmi les Grecs, qui leur ont attribué l'empire de la grande Asie, parce qu'ils ne connaissaient qu'eux de tous les rois d'Orient. Cependant ^ les rois de
nation s'applique au célètre Bérosc, qui paraît avoir été Ciialdéen, etàl'histofiea Abydénus, dont la patrie est inconnue.
1. Joseph., An<.,lib. IX,c. ult.,etlib. X, c. 11 ; et lib. I cont. Apion. — Euseb., Prcep. euang., lib. IX. B.
2. Rien n'empêche de faire ce rapprochement, quelle que soit celle des deux Tcrsious de l'histoirede Cyrus que
l'on adopte. En elTut, si les Perses, commandés par Cyrus, ont détrôné Astyage et conquis la SÏédie, leur triomphe a été celui d'une province de la monarchie mède, plus guerrière que le reste de l'empire, et probablement habitée par ime branche particulière de la même race.