RÉTABLI. Corrigé, et rectifié. i 3. Jos., r, 12. B
2. Deut., IV, 2; xii, 32. V. supra. \ 4. Par beharque. En manière de U« Paît,, p. 220, (224). B. ' | nt>te, de gloie.
SUR L'HISTOmE UNIVERSELLE.
Moïse*, comme un fait constant et public dont tout le peuple était témoin : quatre ou cinq remarques de cette nature, faites par Josué ou par Samuel, ou par quelque autre prophète d'une pareille antiquité, parce qu'elles ne regardaient que des faits notoires, et où constamment^ il n'y avait point de diflîcultc, auront naturellement passé dans le texte; et la môme tradition nous les aura apportées avec tout le reste : aussitôt tout sera perdu ^; Esdras sera accusé, quoique le samaritain, où ces remarques se trouvent, nous montre qu'elles ont une antiquité non-seulement au-dessus d'Esdras, mais encore au-dessus du schisme des dix tribus! N'importe, il faut que tout retombe sur Esdras. Si ces remarques venaient de plus haut, le Pentateuque serait encore plus ancien qu'il ne faut, et on ne pourrait assez révérer l'antiquité d'un livre dont les notes mômes auraient un si grand âge. Esdras aura donc tout fait ; Esdras aura oublié qu'il voulait faire parler Moïse, et lui aura fait écrire si grossièrement* comme déjfi arrivé ce qui s'est passé après lui. Tout un ouvrage sera convaincu de supposition par ce seul endroit; l'autorité de tant de siècles et la foi publique ne lui servira ^ plus de rien : comme si, au contraire, on ne voyait pas que ces remarques dont on se prévaut sont une nouvelle preuve de sincérité et de bonne foi, non-seulement dans ceux qui les ont faites, mais encore dans ceux qui les ont transcrites. A-t-on jamais jugé de l'autorité, je ne dis pas d'un livre divin, mais de quelque livre que ce soit, par des raisons si légères? Mais c'est que l'Écriture est un livre ennemi du genre humain; il veut obliger les hommes à soumettre leur esprit à Dieu, et à réprimer leurs passions
l. Esod., XVI, 35. B.
î. Constamment. V. p. 408, n. 2.
3. TooT SEKA PERDU. C.-à-d., le texte entier sera compromis sans retour ; l'authenticité du tout sera ruinée I
4. Si GnossiÈnBMENT. Le si, ainsi placé, répond tout à fait à l'un des usages que les Latiiis faisaient du moladeo.
— Les deux adverbes, jetés de cette manière dans la phrase même où l'auteur présente la conclusion de l'adversaire, ont à eux seuls la valeur d'une objection ou d'une réponse.