‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 415 sur 583 · Le caractbbb. La marque, le sceau · texte numérisé non relu

Le caractbbb. La marque, le sceau

Ces religieuses observances n'étaient pas toutes de même antiquité. La circoncision , la défense de manger du sang, le sabbat môme, étaient plus anciens que Moïse et que la loi, comme il paraît par l'Exode ' ; mais le peuple savait toutes ces dates, et Moïse les avait marquées. La circoncision menait à Abraham, à l'origine de la nation, à la promesse de l'alliance ^ La défense de manger du sang menait à Noé et au déluge'; et les révolutions du sabbat *, à la création de l'univers et au septième jour béni de Dieu, où il acheva ce grand ouvrage ^ Ainsi tous les grands événements qui pouvaient servir à l'instruction des fidèles avaient leur mémorial ' parmi les Juifs; et CCS anciennes observances, mêlées avec celles que Moïse avait établies, réunissaient dans le peuple de Dieu toute la religion des siècles passés.

Une partie de ces observances ne paraissent plus à présent dans le peuple juif. Le temple n'est plus, et avec lui devaient cesser les sacrifices, et même le sacerdoce de la loi. On ne connaît plus parmi les Juifs d'enfants d'Aaron, et toutes les familles sont confondues. Mais puisque tout cela était encore en son entier lorsque Jésus-Christ est venu, et que constamment^ il rapportait tout i\ Moïse, il n'en faudrait pas davantage pour demeurer convaincu qu'une chose si établie venait de bien loin, et de l'origine même de la nation.

Qu'ainsi ne soit *, remontons plus haut, et parcourons toutes les dates où l'on nous pourrait arrêter. D'abord on ne peut aller moins loin qu'Esdras. Jésus-Christ a paru dans le second temple , et c'est constamment du temps d'Esdras qu'il a été rebâti. Jésus-Christ n'a cité de livres que ceux que les Juifs avaient mis dans leur

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