‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 416 sur 583 · COX-STAMMEXT. V. p. 408, U · texte numérisé non relu

COX-STAMMEXT. V. p. 408, U

8. Qd'ai;i(31 ^e soit. Forme de concrssioa, aujourd'hui surannée, dont la brièveté servait à accélérer le train du raisonnement. — Qu'ainsi ne soit était aussi quelquefois une forme de vœu.

SUR L'HISTOIRE UiNIVERSELLE. 427

Canon ' ; mais, suivant lalradilion constante de la nation, ce Canon a clé clos et comme scellé du temps d'Esdras, sans que jamais les Juifs aient rien ajouté depuis; et c'esl, ce que personne ne révoque en doute. C'est donc ici une double date, une époque*, si vous voulez l'appeler ainsi, bien coUblTlérable pour leur histoire , et en particulier pour celle de leur Écriture. Mais il nous a paru plus clair que le jour qu'il n'était pas possible de s'arrêter \h, puisque h\ même tout est rapporté à une autre source. Moïse est nommé partout comme celui dont les livres, révérés par tout le peuple, par tous les prophètes, par ceux qui vivaient alors, par ceux qui les avaient précédés, faisaient l'unique fondement de la religion judaïque. Ne regardons pas encore ces prophètes comme des hommes inspirés : qu'ils soient seulement, si l'on veut, des hommes qui avaient paru en divers temps et sous divers rois, et que l'on ait écoutés comme les interprètes de la religion; leur seule succession, jointe à celle de ces rois dont 1 histoire est liée avec la leur, nous mène manifestement à la source de Moïse ^ Malachie, Aggée, Zacharie, Esdras, qui regardent la loi de Moïse comme établie de tout temps, louchent les temps de Daniel, où il paraît clairement qu'elle n'était pas moins reconnue. Daniel touche h Jérémie et à Ézéchiel, oii l'on ne voit autre chose que Moïse, l'alliance faite sous lui, les commandements qu'il a laissés, les menaces et les punitions* pour les avoir transgressés^: tous parlent de cette loi comme l'ayant goûtée * dès leur enfance ; et non-seulement ils l'allèguent comme reçue \ mais encore ils ne font aucune action, ils

1. Lb Caxon. y. p. 415, n. 2. ! 5. Dans ce dernier membre de phrase,

2. Vke époque. C.-à-d., un lieu do ' grammaticalement tics-incomplet, l'idée

repos, dans le temps, d'où l'on considère tout ce qui est arriiré avant ou après. V. dans l' Avant-propos la défiuitiuu que l'uutcur a donnée lui-mcmc d<: ce mot.

3. La socbce de Moïse. Manière rapide et familière de désigner par le nom de Jloisc cette grande souica qu'il est luin;ème.

4. Jcr.,ii, I, ctc ; Bar., ii, 2 ; Ezech., M, 12 i xMii, XXII, ixiii, etc.; Mal., iv, 4. B.

est indiquée plutôt que rendue. V. ce qui a été dit, p. 423, de l'origine du ch. xiix«. 11 n'est pas très-sùr que les pages dont il se compose aient reçu de l'auteur la dernière main.

6. Comme l'aïast godtée. C'est à-dire, Comme ayant connu, senti, aimé cette loi dès leur enfance. V. p. 22*, n. 3, plusieurs exemples remarquables de ce \erbe employé dans le même sens.

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