‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 417 sur 583 · lUçi's. V. p. liC et · texte numérisé non relu

lUçi's. V. p. liC et

ne disent pas un mot qui n'ait avec elle de secrets rapports. Jérémie nous mène au temps du roi Josias, sous lequel il a commencé à prophétiser. La loi de Moïse était donc alors aussi connue et aussi célèbre que les écrits de ce prophète , que tout le peuple lisait de ses yeux, et que ses prédications , que chacun écoutait de ses oreilles. En effet, en quoi est-ce que la piété de ce prince est recommandable dans l'histoire sainte, si ce n'est pour avoir détruit dès son enfance tous les temples et tous les autels que celte loi défendait, pour avoir célé- . bré avec un soin particulier les fêtes qu'elle commandait, par exemple, celle de Pâque, avec toutes les observances qu'on trouve encore écrites de mot à mol * dans la loi*; enfin, pour avoir tremblé avec tout son peuple à la vue des transgressions qu'eux et leurs pères avaient commises contre cette loi, et contre Dieu qui en était l'auteur'? Mais il n'en faut pas demeurer là. Ézéchias, son aïeul, avait célébré une Pâque aussi solennelle, et avec les mêmes cérémonies, et avec la même attention à suivre la loi de Moïse. Isaïe ne cessait delà prêcher avec les autres prophètes, non-seulement sous le règne d'Ézéchias, mais encore durant un long temps sous les règnes de ses prédécesseurs. Ce fut en vertu de cette loi qu'Ozias, le bisaïeul d'Ézéchias, étant devenu lépreux, fut non-seulement chassé du temple, mais encore séparé du peuple avec toutes les précautions que cette loi avait prescrites *. Un exemple si mémorable en la personne d'un roi, et d'un si grand roi, marque la loi trop présente et trop connue^ de tout le peuple pour ne venir pas de plus haut. Il n'est pas moins aisé de remonter par Amasias, par Josaphat, par Asa, par Abia, par Roboam, à Salomon père

1. Db MOT A MOT. Avec le de, qui la précède ici, et qu'elle a perdu, cette locution adverbiale était plus logique et plus complète.

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