‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 426 sur 583 · Écrite sur lecr froxt. Le peuple · texte numérisé non relu

Écrite sur lecr froxt. Le peuple

SDR L'HISTOIRE UNIVERSELLE.

gard on voit ce qu'ils ont été, pourquoi ils sont comme on les voit, et à quoi ils sont réservés *.

Ainsi quatre ou cinq faits authentiques, et plus clairs que la lumière du soleil, font voir notre religion aussi ancienne que le monde. Ils montrent, par conséquent, qu'elle n'a point d'autre auteur que celui qui a fondé l'univers, qui, tenant tout en sa main, a pu seul et commencer et conduire un dessein oii tous les siècles sont compris.

11 ne faut donc plus s'étonner, comme on fait ordinairement, de ce que Dieu nous propose à croire tant de choses si dignes de lui, et tout ensemble si impénétrables à l'esprit humain : mais plutôt il faut s'étonner de ce qu'ayant établi la foi sur une autorité si ferme et si manifeste, il reste encore^ dans le monde des aveugles et des incrédules.

Nos passions désordonnées, notre attachement à nos sens et notre orgueil indomptable en sont la cause. Nous aimons mieux tout risquer, que de nous contraindre ; nous aimons mieux croupir dans notre ignorance, que de l'avouer; nous aimons mieux satisfaire une vaine curiosité, et nourrir dans notre esprit indocile la hberlé de penser tout ce qu'il nous plaît, que de ployer ' sous le joug de l'autorité divine.

juif ne pouvait être finalement évoqué, comme preuve vivante, par une expression plua (lardie et plus précise.

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