‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 434 sur 583 · Apoc, XVII, XVIII. B · texte numérisé non relu

Apoc, XVII, XVIII. B

6. r.HiNTB SI RUINE. Et que fait autre chose Bossuet lui-même ? Relisez cette phrase, où il évoque la vieille Rome dans tout l'appareil insolent de sa puissance et de sou orgueil, et célèbre la grande chute de la cité coupable avec la sainte et poétique ivresse des prophètes applaudissant à la destruction de Babylone ou de Tyr. Cf. p. 250, 251.

7. Piller, saccagée, détruite. Est-ce assez insister sur la ruine de la Babylone nourelle? Non : l'expiation est

pardonne qu'aux chrétiens. Une autre Rome toute cbré> tienne sort des cendres de la première ; et c'est seulement après l'inondation des Barbares* que s'achève entièrement la victoire de Jésus-Christ sur les dieux romains, qu'on voit non-seulement détruits, mais encore oubliés. C'est ainsi que les empires du monde ont servi à la religion et à la conservation du peuple de Dieu : c'est pourquoi ce môme Dieu, qui a fait prédire à ses prophètes les divers états de son peuple, leur a fait prédire aussi la succession des empires ^ Vous avez vu les endroits où Nabuchodonosor a été marqué comme celui qui devait venir pour punir les peuples superbes, et surtout le peuple juif, ingrat envers son auteur. Vous avez entendu nommer Cyrus deux cents ans avant sa naissance, comme celui qui devait rétablir le peuple de Dieu et punir l'orgueil de Babylone. La ruine de Ninive n'a pas été prédite moins clairement. Daniel, dans ses admirables visions, a fait passer en un instant devant vos yeux l'empire de Babylone, celui des Mèdes et des Perses, celui d'Alexandre et des Grecs. Les blasphèmes et les cruautés d'un Antiochus l'Illustre y ont été prophétisés, aussi bien que les victoires miraculeuses du peuple de Dieu sur un si violent persécuteur. On y voit ces fameux empires tomber les uns après les autres ; et le nouvel emprtre que Jésus-Christ devait établir y est marqué si expressément par ses propres caractères, qu'il n'y a pas moyen de le méconnaître. C'est l'empire des saints du Très-Haut, c'est l'empire du Fils de l'homme : empire qui doit subsister au milieu de la ruine de tous les autres, et auquel seul l'éternité est promise ^.

incomplète encore, la victoire de Dieu n'est pas finie. Ce terrible approfondissement de la vengeance divine nj s'arrête que devant une Rome nouvelle, lorsqu'on voit enlin les dieux 7-omains non-seulement détruits, mais OUBLIÉS. — V. les raêuies idées, les mêmes tableaux repris par Bos>iiet dans son Explication de l'Apocalypse, considérations générales du cti. m.

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