En admiratioît de. V. plus haut, p
4. Entre autres parties du De dvitati Dei de saint Augustin, qui peuvent être rapprochées de ce qu'on vient de lire dans notre auteur, v. le chapitre intitulé : Quod judicio et potestaie Deiveri omnium regum atque regnorum ordù nata sunt tempera. YV, xxiiii.
SUR L'HISTOlRfc; UNIVI'RSELLE.
pour sa gloire dans toutes les occasions qu'il leur en présente *.
Mais cette suite des empires, même à la considérer plus humainement, a de grandes utilités, principalement pour les princes, puisque l'arrogance, compagne ordinaire d'une condition si éminente ^ est si fortement rabattue par ce spectacle. Car si les hommes apprennent à se modérer en voyant mourir les rois, combien plus seront-ils frappés en voyant mourir les royaumes ' mêmes ; et où peut-on recevoir une plus belle leçon de la vanité des grandeurs humaines ?
Ainsi, quand vous voyez passer comme en un instant devant vos yeux, je ne dis pas les rois et les empereurs, mais ces grands empires qui ont fait trembler tout l'univers ; quand vous voyez les Assyriens anciens et nouveaux, les Mèdes, les Perses, les Grecs, les Romains, se présenter devant vous successivement, et tomber, pour ainsi dire, les uns sur les autres : ce fracas effroyable vous fait sentir qu'il n'y a rien de solide parmi les hommes, et que l'inconstance et l'agitation est le propre partage des choses humaines *.