‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 484 sur 583 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Les Perses, les Grecs et Alexandre.

Cambyse, fils de Cyrus, fut celui qui corrompit les mœurs des Perses *. Son père, si bien élevé parmi les soins de la guerre, n'en prit pas assez ^ de donner au successeur d'un si grand empire une éducation semblable à la sienne ; et, par * le sort ordinaire des choses humaines, trop de grandeur nuisit à la vertu. Darius, fils d'Hystaspe, qui d'une vie privée fut élevé sur le trône, apporta de meilleures dispositions à la souveraine

l.Xen,, Cyrop., lib. V. B. — C'est un beau modèle de politique et de magnanimité que Bossuet présente aux princes en ce peu de mots dans la personue de Cyrus. Il en prend tous les traits dans la Cyropédie, sans se demander si le Cyrus de Xénophon est bien le Cvrusde l'histoire. V. sur cette question, p. 59, u. l.

2. Plil.,Deleg.,m, B.— Bos uet, en [larlant ainsi d'après Platon, n'entend pas faire un seul homme respousable de la corruption de tout un peuple. 11

attribue seulement à ce triste monarque une bonne paît dans le dérèglement des mœurs perses, dont la vraie cause (le luxe développé par la conquête) est iudiquée plus bas.

3. Parmi les soi>s.... n'es prit pas ASSEZ... — Que dire du double rôle que le mot soins, ou du moins l'idée qu'il représente, joue, à l'aide du pronom en, dans cette phrase ? L'irrégularité est peut-être ici tiop forte pour que la concision du tour puisse la faire excuser.

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